Culture et Loisirs
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 16/09/2026 à 00:19
Depuis toujours
Réponses
1556
Oui
88%
Non
8%
Ne sais pas
4%
La question de l'impact des réseaux sociaux sur la jeunesse occupe une place centrale dans les débats de société, alimentés par des préoccupations croissantes autour de la santé mentale des adolescents, des comportements à risque et de la régulation des plateformes numériques. Elle touche à des enjeux structurels : la place du numérique dans la construction identitaire des jeunes, le rôle des pouvoirs publics et la responsabilité des entreprises technologiques. Les résultats recueillis par Politês dessinent un consensus particulièrement net : 88 % des répondants français estiment que les réseaux sociaux ont un impact négatif sur la jeunesse, contre seulement 8 % qui répondent par la négative. La part des indécis reste marginale, à 4 %. Cette adhésion très large transcende la plupart des clivages habituels et constitue un accord rare sur un sujet souvent perçu comme diviseur. Premier enseignement : un écart de genre notable. Si les hommes sont déjà largement convaincus de l'impact négatif des réseaux sociaux (82 %), les femmes le sont davantage encore, à hauteur de 92 %. Cet écart de dix points pourrait suggérer que les femmes se sentent, ou perçoivent leur entourage comme étant, plus directement exposées aux effets négatifs de ces plateformes, notamment en matière de comparaison sociale et d'image de soi. Deuxième enseignement : une nuance générationnelle mérite d'être soulignée. Les 15-17 ans, c'est-à-dire les premiers concernés, adhèrent à cette perception à 74 %, un chiffre en retrait par rapport aux autres tranches d'âge. À titre de comparaison, les 25-34 ans sont à 86 % et les 50-64 ans à 88 %. On observe ainsi une tendance à une adhésion croissante avec l'âge. Cela pourrait indiquer que les jeunes eux-mêmes ont une lecture plus nuancée ou plus distanciée de leur propre usage des réseaux, là où les générations plus âgées pourraient davantage projeter une inquiétude extérieure. Troisième enseignement : un écart selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- expriment un accord à 93 %, contre 85 % pour les CSP+. Cette différence, bien que modeste, pourrait aller dans le sens d'une perception plus anxieuse du numérique dans les milieux moins favorisés, où les ressources pour encadrer ou accompagner les usages des jeunes seraient perçues comme plus limitées. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les alertes se multiplient. Plusieurs études scientifiques ont établi des associations entre le temps passé sur les réseaux sociaux et certains risques pour la santé mentale des adolescents, notamment en matière d'anxiété, de baisse d'estime de soi ou de cyberharcèlement. En France, plusieurs tentatives législatives ont cherché à encadrer l'accès des mineurs aux plateformes, avec des résultats mitigés sur le plan juridique. Au niveau européen, le Digital Services Act, entré en vigueur progressivement depuis 2023, impose de nouvelles obligations aux grandes plateformes numériques. Le sentiment largement partagé au sein de la population française pourrait être lu comme le reflet d'une prise de conscience progressive, sans qu'il soit possible d'en déduire pour autant une demande uniforme d'action publique. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur fiabilité globale. Le segment des personnes non binaires n'a pas été commenté en raison d'un effectif insuffisant pour garantir la robustesse statistique des résultats. En définitive, la perception négative des réseaux sociaux sur la jeunesse apparaît comme l'une des rares convictions partagées très largement par les Français, toutes générations et catégories socioprofessionnelles confondues. Ce qui demeure ouvert, en revanche, c'est la question de ce que cette conviction produit concrètement : entre vigilance parentale, demande de régulation ou acceptation résignée, les réponses attendues à ce constat sont probablement aussi diverses que les profils de ceux qui le partagent.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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