Société

Publié le

16/10/2025

Ressentez-vous le besoin d'aider les autres ?

Résultats ajustés

du 17/07/2026 à 20:01

Depuis toujours

Réponses

1055

Oui

76%

Non

20%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

La solidarité et l'entraide occupent une place centrale dans les représentations collectives françaises, nourries par une longue tradition associative et des débats récurrents sur le rôle respectif de l'individu, de la société civile et de la puissance publique dans la prise en charge du bien commun. Interroger les répondants sur Politês sur leur besoin personnel d'aider les autres permet d'approcher cette disposition à l'engagement, au-delà des discours institutionnels. Les résultats indiquent une orientation majoritaire et assez nette : trois quarts des répondants (76%) déclarent ressentir ce besoin, contre 20% qui ne le ressentent pas. Le taux de non-réponse reste marginal, à 4%. On est ici davantage face à une tendance consensuelle que polarisée, même si une minorité substantielle — environ un répondant sur cinq — se situe clairement en dehors de cette disposition. Premier enseignement : un écart de genre perceptible. Les femmes expriment ce besoin dans une proportion plus élevée (81%) que les hommes (70%), soit un écart d'une dizaine de points. Cette différence, bien que non négligeable, ne constitue pas une rupture. Elle pourrait suggérer que le rapport à l'aide d'autrui reste inégalement distribué selon le genre, ce qui irait dans le sens de représentations sociales encore différenciées autour du soin et de l'attention portée à l'autre. Deuxième enseignement : une variation générationnelle modérée. Les 50-64 ans se distinguent légèrement avec 83% de réponses positives, tandis que les 18-24 ans et les 25-34 ans affichent des niveaux légèrement inférieurs à la moyenne (respectivement 76% et 71%). Si l'écart reste contenu, on peut émettre l'hypothèse que l'accumulation d'expériences de vie et la proximité avec des situations de vulnérabilité, plus fréquentes à mesure que l'on avance en âge, renforceraient ce sentiment d'engagement envers autrui. Troisième enseignement : un clivage socioprofessionnel à noter. Les CSP+ déclarent ce besoin à hauteur de 80%, contre 71% pour les CSP-. Cet écart de neuf points est susceptible d'être lu de plusieurs façons : les catégories socioprofessionnelles supérieures disposeraient peut-être de ressources, de temps ou d'un réseau permettant de mieux envisager et concrétiser cet engagement. Pour les catégories moins favorisées, la distance entre le ressenti et sa traduction possible pourrait peser sur la formulation même de la réponse. Ce résultat peut être mis en perspective avec les travaux menés sur l'entraide, qui soulignent que le besoin d'aider les autres serait un instinct humain profondément ancré, dont les formes varient selon les contextes sociaux et économiques. Il est par ailleurs documenté que l'engagement solidaire tend à s'intensifier dans les périodes de difficultés collectives, ce qui pourrait rendre ces chiffres d'autant plus significatifs dans un contexte social marqué par des incertitudes persistantes. Les résultats ont été redressés pour être représentatifs de la population française, ce qui renforce la robustesse de la lecture globale. Sur certains sous-groupes régionaux, les effectifs restent limités et invitent à la prudence dans toute extrapolation. Au final, la grande majorité des répondants exprime un besoin d'aider les autres, témoignant d'une disposition à la solidarité largement partagée. Reste ouverte la question de savoir dans quelle mesure ce ressenti se traduit en actes concrets, et quelles conditions — individuelles ou collectives — pourraient favoriser ou freiner ce passage à l'engagement.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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