Société

Publié le

16/10/2025

Ressentez-vous le besoin d'aider les autres ?

Résultats ajustés

du 09/09/2026 à 21:19

Depuis toujours

Réponses

1077

Oui

77%

Non

19%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

Le besoin d'aider les autres est une question qui touche à la fois à la psychologie individuelle et aux fondements de la cohésion sociale. Derrière une formulation apparemment simple se jouent des enjeux complexes : la nature de l'altruisme, le rapport à autrui, et la manière dont les individus se positionnent au sein de la collectivité. Les résultats sont nets : une large majorité des répondants sur Politês déclare ressentir le besoin d'aider les autres. Ils sont 77 % à répondre oui, contre 19 % qui disent non et 4 % sans opinion. Ce niveau d'adhésion dessine un tableau majoritairement consensuel, même si une minorité significative se démarque. Premier enseignement : un écart notable selon le genre. Les femmes sont 81 % à déclarer ressentir ce besoin, contre 71 % des hommes, soit dix points d'écart. Cela pourrait suggérer que le rapport à l'aide et à la solidarité ne se distribue pas de manière homogène selon le genre, une tendance qui pourrait aller dans le sens de représentations sociales différenciées du soin et de la sollicitude. Deuxième enseignement : un effet d'âge se dessine, avec un pic chez les 50-64 ans, qui sont 83 % à répondre positivement. À l'inverse, les 25-34 ans affichent le taux le plus bas parmi les adultes, à 71 %. On pourrait y lire une possible corrélation avec les étapes de vie : les tranches d'âge intermédiaires et plus avancées, souvent davantage ancrées dans des réseaux familiaux, professionnels ou associatifs, pourraient se sentir plus naturellement en position d'aider. Troisième enseignement : les disparités socio-professionnelles sont également présentes. Les CSP+ déclarent ce besoin à hauteur de 81 %, contre 71 % pour les CSP-. Cet écart mérite d'être noté avec prudence : il pourrait refléter des différences dans la perception de ses propres ressources disponibles pour aider, mais aussi des cadres de socialisation distincts. Enfin, on relève des variations régionales notables. Le Sud-Ouest se distingue avec 85 % de réponses positives, tandis que le Sud-Est affiche le taux le plus faible à 66 %. Ces écarts géographiques restent difficiles à interpréter sans données complémentaires, mais ils invitent à ne pas homogénéiser la perception de la solidarité sur le territoire. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. La France dispose d'une longue tradition institutionnelle de solidarité, depuis la création de la Sécurité sociale jusqu'au développement de l'économie sociale et solidaire. Par ailleurs, la psychologie sociale rappelle que le besoin d'aider peut recouvrir des motivations très diverses, de l'altruisme pur au besoin de reconnaissance sociale. La forte proportion de Français déclarant ce besoin ne renseigne donc pas directement sur les formes concrètes que prend cet engagement au quotidien. Ces résultats sont redressés pour être représentatifs de la population française. Les segments régionaux présentent des effectifs plus limités qui invitent à une lecture nuancée. Ce que ce sondage révèle, au fond, c'est moins une simple bonne volonté unanime qu'une disposition à l'aide profondément ancrée, mais traversée par des lignes de différenciation réelles selon le genre, l'âge, la catégorie socio-professionnelle et la région. La question qui reste ouverte est celle du passage du ressenti à l'acte : dans quelles conditions ce besoin déclaré se traduit-il en engagement effectif ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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