Politique
Publié le
07/06/2025
Résultats ajustés
du 28/06/2026 à 13:40
Depuis toujours
Réponses
692
Oui
25%
Non
75%
La question du rétablissement de la peine de mort en France revient périodiquement dans le débat public, souvent portée par des préoccupations sécuritaires et, plus précisément ici, par la problématique de la récidive. En formulant cette mesure comme la « seule solution » possible, la question invite les répondants à se prononcer sur une option radicale et absolue, dans un pays où l'abolition est inscrite dans la Constitution depuis 2007. Les résultats sont nets : trois quarts des répondants (76 %) rejettent l'idée que le rétablissement de la peine de mort constituerait la seule solution pour supprimer la récidive. Un quart seulement (24 %) y adhère. On est donc face à un rejet clair et majoritaire de cette proposition, sans que l'unanimité soit totale. Parmi les enseignements qui se dégagent de ces résultats, la variable de l'âge apparaît comme l'une des plus structurantes. Les tranches les plus jeunes — 18-24 ans (83 % de Non) et 25-34 ans (80 % de Non) — rejettent très largement cette proposition. À l'inverse, les 50-64 ans et les 65 ans et plus affichent des taux d'adhésion nettement plus élevés, respectivement 29 % et 35 %. Cet écart générationnel marqué pourrait refléter des sensibilités différentes à la question pénale, possiblement associées à des expériences historiques ou à des représentations distinctes de la justice et de la sécurité. La catégorie socioprofessionnelle dessine également un clivage notable. Les CSP+ rejettent la proposition à 82 %, tandis que 27 % des CSP- y adhèrent et que les inactifs atteignent 35 % d'opinions favorables. Ces écarts pourraient s'expliquer, au moins en partie, par une sensibilité plus marquée aux questions d'insécurité perçue ou d'efficacité du système pénal chez certaines catégories. Ces données méritent toutefois d'être interprétées avec prudence, en l'absence d'éléments permettant d'établir un lien de causalité. Ce résultat s'inscrit dans une évolution de long terme de l'opinion française sur le sujet. Si une majorité de Français se montre aujourd'hui opposée à l'idée que la peine de mort constituerait la seule réponse à la récidive, la formulation même de la question — posant cette mesure comme option exclusive et absolue — pourrait avoir accentué ce rejet. Il est en effet possible que certains répondants, tout en étant ouverts à un débat sur la peine capitale, récusent l'idée qu'elle serait la « seule » solution disponible. Par ailleurs, les obstacles juridiques et constitutionnels à tout rétablissement, notamment les engagements internationaux de la France, constituent un cadre dont les répondants pourraient avoir eu conscience au moment de répondre. Les résultats présentés ici, collectés via la plateforme Politês, sont redressés pour refléter au mieux la population française dans sa diversité. Au fond, ce sondage met en lumière un rejet majoritaire d'une conception absolutiste de la réponse pénale à la récidive. La question qui se profile en arrière-plan est celle des alternatives : quelles solutions les Français jugent-ils crédibles pour prévenir la récidive, si ce n'est pas la peine capitale ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8116
chinaskih
a demandé
Réponses
7139
Victormlrt
a demandé
Réponses
6027