Culture et Loisirs
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 26/09/2026 à 03:58
Depuis toujours
Réponses
1762
Oui
43%
Non
55%
Ne sais pas
2%
La couture et le tricot sont des savoir-faire qui traversent les générations. Derrière cette question en apparence anodine se dessine un enjeu plus profond : celui de la transmission des compétences manuelles et de leur place dans les modes de vie contemporains. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une majorité déclare ne pas savoir coudre ou tricoter : 55 % répondent « non », contre 43 % qui affirment maîtriser au moins l'une de ces deux compétences. La part d'indécis reste marginale, à 2 %. Le résultat est donc assez tranché, sans être pour autant écrasant. Premier enseignement, et le plus marquant : l'écart entre les femmes et les hommes est particulièrement prononcé. 57 % des femmes déclarent savoir coudre ou tricoter, contre 27 % des hommes. Cet écart de trente points pourrait suggérer que ces savoir-faire restent fortement associés, dans les pratiques effectives, à une transmission genrée. Qu'il s'agisse d'un héritage culturel ou d'une réalité d'apprentissage différenciée selon le genre, ce résultat invite à s'interroger sur les conditions dans lesquelles ces compétences sont encore transmises aujourd'hui. Deuxième enseignement : une tendance générationnelle se dessine clairement. Les répondants de 50 à 64 ans sont les plus nombreux à déclarer ces compétences, à 54 %, tandis que les 15-17 ans et les 18-24 ans se situent respectivement à 28 % et 27 %. Cet écart entre les générations les plus jeunes et les plus âgées pourrait aller dans le sens d'un affaiblissement de la transmission de ces savoir-faire au fil du temps, même si d'autres facteurs — comme l'âge auquel on apprend ces pratiques — peuvent également intervenir. Troisième enseignement : les variations selon la catégorie socioprofessionnelle sont plus modestes mais présentes. Les CSP+ déclarent légèrement plus souvent maîtriser ces compétences (45 %) que les CSP- (38 %), ce qui pourrait refléter un accès différencié aux formations ou aux loisirs créatifs, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où les pratiques manuelles connaissent un regain d'intérêt notable. Le mouvement du « slow living » et l'engouement pour le DIY ont contribué à revaloriser la couture et le tricot, notamment via les réseaux sociaux et les ressourceries textiles proposant ateliers et matériaux. Des structures comme les Chambres de Métiers et de l'Artisanat participent également à la reconnaissance et à la transmission de ces savoir-faire dans un cadre plus institutionnel. Ce renouveau d'intérêt ne semble toutefois pas encore s'être traduit, selon les données collectées par Politês, par une diffusion plus large de ces compétences au sein des nouvelles générations. Les résultats présentés ici ont fait l'objet d'un redressement statistique visant à corriger les biais d'échantillonnage et à mieux refléter la population française. En définitive, si ces savoir-faire restent présents dans la population française, leur distribution apparaît inégale selon le genre et l'âge. La question qui se pose en creux est celle de la transmission : dans un contexte où ces pratiques suscitent un intérêt renouvelé, les conditions d'apprentissage évoluent-elles pour permettre une diffusion plus large et plus équilibrée de ces compétences ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours