Culture et Loisirs
Publié le
20/10/2025
du 30/10/2026 à 16:45
Depuis toujours
Réponses
1257
Oui
43%
Non
55%
Ne sais pas
2%
La couture et le tricot font partie de ces compétences manuelles dont la transmission a profondément évolué au fil des décennies. Longtemps enseignées à l'école, aujourd'hui plutôt transmises dans la sphère familiale ou associative, ces pratiques soulèvent une question simple mais révélatrice : combien de Français maîtrisent encore l'une ou l'autre ? Selon les résultats recueillis auprès de 1 360 répondants sur Politês, une majorité relative déclare ne savoir ni coudre ni tricoter : 55 % répondent non, contre 43 % qui affirment maîtriser l'une ou l'autre de ces pratiques. La part des indécis reste marginale, à 2 %. Ces chiffres suggèrent une diffusion partielle, mais loin d'être négligeable, de ces savoir-faire au sein de la population française. Le premier enseignement est parmi les plus nets : un écart marqué apparaît selon le genre. Les femmes déclarent savoir coudre ou tricoter à 57 %, contre 28 % des hommes. Cet écart de près de 30 points pourrait refléter le fait que la transmission de ces compétences a longtemps été genrée, les pratiques manuelles textiles ayant historiquement été davantage associées à l'éducation féminine. Le deuxième enseignement porte sur l'âge. Les répondants de 50 à 64 ans sont les plus nombreux à déclarer ces compétences, avec 54 % de réponses positives. À l'inverse, les 18-24 ans et les 15-17 ans affichent les taux les plus faibles, respectivement 27 % et 28 %. Les 25-34 ans et les 35-49 ans se situent dans une position intermédiaire, à 32 % et 37 %. Cette progression avec l'âge pourrait tenir à la fois à l'expérience accumulée au fil du temps et à une moindre transmission de ces savoir-faire aux générations les plus récentes, que ce soit dans le cadre scolaire ou familial. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les inactifs se distinguent avec 52 % de réponses positives, devant les CSP+ à 44 % et les CSP- à 34 %. Ce résultat peut être mis en lien avec la composition de cette catégorie, qui regroupe notamment les retraités, dont la tranche d'âge est corrélée à une plus forte maîtrise de ces pratiques. Ces résultats méritent d'être replacés dans un contexte plus large. Le regain d'intérêt pour le tricot et la couture observé ces dernières années, notamment chez les jeunes, sous l'influence de préoccupations écologiques et d'une appétence pour le fait main, ne semble pas encore se traduire par une diffusion plus large de ces compétences dans les tranches d'âge les plus jeunes. Cela invite à distinguer l'intérêt déclaré pour ces pratiques de leur maîtrise effective. En définitive, coudre et tricoter restent des savoir-faire inégalement répartis au sein de la population française, avec des marqueurs de genre et de génération bien identifiables. La question qui demeure ouverte est celle de la trajectoire de ces compétences : s'effaceront-elles davantage avec le renouvellement des générations, ou le renouveau des pratiques manuelles viendra-t-il progressivement combler cet écart ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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