Culture et Loisirs

Publié le

20/10/2025

Sais-tu coudres ou tricoter ?

Résultats ajustés

du 09/09/2026 à 09:31

Depuis toujours

Réponses

1755

Oui

43%

Non

55%

Ne sais pas

2%

Synthèse des résultats

Coudre ou tricoter : des gestes du quotidien qui traversent les générations, mais ne s'y transmettent pas nécessairement de la même manière. Derrière cette question en apparence anodine se dessine un indicateur de la diffusion des savoir-faire manuels dans la société française, à l'heure où ces pratiques connaissent un regain d'intérêt. Dans l'ensemble, une majorité des répondants sur Politês déclare ne pas maîtriser ces compétences : 55 % indiquent ne savoir ni coudre ni tricoter, contre 43 % qui affirment le contraire. La part d'indécis reste marginale, à 2 %. Le résultat apparaît ainsi relativement partagé, sans adhésion écrasante dans un sens comme dans l'autre. Premier enseignement : l'écart entre femmes et hommes est l'un des plus marqués sur cette question. Les femmes sont 57 % à déclarer savoir coudre ou tricoter, tandis que ce chiffre s'établit à 27 % chez les hommes. Cet écart de trente points pourrait suggérer que ces savoir-faire demeurent encore fortement associés à une transmission genrée, héritée de pratiques domestiques historiquement portées par les femmes. Deuxième enseignement : la dimension générationnelle est également notable. Chez les 15-17 ans et les 18-24 ans, la proportion de personnes déclarant savoir coudre ou tricoter s'établit à respectivement 28 % et 27 %. Elle progresse graduellement avec l'âge, pour atteindre 53 % chez les 50-64 ans. Cet écart générationnel pourrait indiquer que ces compétences se sont moins transmises aux générations les plus jeunes, ou que leur acquisition reste souvent liée à l'expérience accumulée au fil du temps. Troisième enseignement, plus nuancé : les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) déclarent un peu plus fréquemment maîtriser ces savoir-faire (45 %) que les CSP- (38 %), sans que l'écart soit particulièrement prononcé. Ce résultat ne permet pas de conclure à une corrélation forte, mais il pourrait aller dans le sens d'un accès différencié aux formations, ateliers ou ressources liés à ces pratiques. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où les savoir-faire manuels, longtemps perçus comme des compétences domestiques ordinaires, font l'objet d'un regain d'attention. Les mouvements DIY et slow living ont contribué à revaloriser ces pratiques, y compris auprès des jeunes générations, via les réseaux sociaux et des espaces tels que les ressourceries textiles ou les ateliers de couture. Cet engouement, bien que réel, ne semble pas encore se traduire par une diffusion massive de ces compétences, notamment chez les moins de 35 ans. Les données présentées ici sont redressées afin de mieux refléter la structure de la population française. Au final, coudre ou tricoter reste une compétence partagée par moins d'un Français sur deux, avec des disparités marquées selon le genre et l'âge. La question qui se pose en creux est celle de la transmission : ces savoir-faire trouveront-ils un second souffle auprès des générations montantes, portés par les nouvelles formes d'apprentissage et la valorisation du faire soi-même ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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