Culture et Loisirs
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 23/07/2026 à 22:08
Depuis toujours
Réponses
1744
Oui
43%
Non
55%
Ne sais pas
2%
La couture et le tricot sont des savoir-faire traditionnels qui, bien que longtemps associés à la sphère domestique, se trouvent aujourd'hui au croisement de plusieurs dynamiques : transmission intergénérationnelle, renouveau des activités manuelles et questionnement sur la place des métiers de la main dans la société française. Interroger les Français sur leur maîtrise de ces compétences permet de mesurer l'étendue réelle de cet héritage pratique. Dans l'ensemble, une majorité de répondants déclare ne pas savoir coudre ni tricoter. Ils sont 55 % à répondre non, contre 43 % qui affirment maîtriser au moins l'une de ces deux compétences. La part d'indécis reste marginale, à 2 %. Si les proportions sont relativement proches, la tendance dominante est celle d'une compétence qui n'est pas partagée par la majorité. Le premier enseignement est sans doute le plus saillant : l'écart selon le genre est considérable. Les femmes sont 57 % à déclarer savoir coudre ou tricoter, contre 28 % des hommes. Cet écart de près de 30 points pourrait suggérer que ces savoir-faire restent largement associés, dans les représentations comme dans la pratique déclarée, à une transmission genrée, héritée d'une époque où ces activités relevaient principalement de la sphère domestique féminine. Le deuxième enseignement porte sur l'âge. On observe une progression nette avec l'avancée en âge : 27 % des 15-24 ans déclarent ces compétences, contre 54 % des 50-64 ans. Les 35-49 ans se situent à un niveau intermédiaire, à 38 %. On peut émettre l'hypothèse que cette progression reflète un affaiblissement progressif de la transmission au fil des générations, les plus jeunes ayant moins souvent été initiés à ces pratiques, que ce soit en famille ou à l'école. On note également une légère variation selon la catégorie socioprofessionnelle : les CSP+ déclarent savoir coudre ou tricoter à 45 %, légèrement au-dessus des CSP- (38 %) et des inactifs (44 %). Ces écarts restent modérés et invitent à la prudence dans leur interprétation. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. Des initiatives telles que les ateliers de tricot et de couture en milieu associatif, ou encore le mouvement DIY (do it yourself), témoignent d'un regain d'intérêt pour ces pratiques. Pourtant, les données recueillies par les Français sur Politês suggèrent que cet enthousiasme, réel dans certaines franges de la population, n'aurait pas encore inversé une tendance de fond : le recul progressif de la maîtrise effective de ces savoir-faire dans la population générale, particulièrement parmi les plus jeunes. Ces résultats sont issus d'un échantillon redressé de 1 744 répondants, ce qui confère une bonne robustesse aux résultats globaux et aux principaux segments commentés. Au fond, ce que révèlent ces chiffres, c'est moins l'état d'un loisir que la trace d'une transmission. La couture et le tricot apparaissent comme des compétences encore vivaces chez les générations plus âgées et chez les femmes, mais dont la diffusion dans l'ensemble de la population reste incomplète. La question demeure ouverte : le renouveau observable des pratiques manuelles parviendra-t-il, à terme, à élargir ce cercle ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours