Politique

Publié le

20/10/2025

Selon vous, certains médias participent à la montée de l’extrême droite en France ? (Cnews, Frontières, Valeurs Actuelles… )

Résultats bruts

du 15/07/2026 à 19:38

Depuis toujours

Réponses

4037

Oui

77%

Non

17%

Sans opinion

6%

Synthèse des résultats

La question du rôle des médias dans la montée de l'extrême droite figure parmi les sujets les plus discutés du paysage politique français. Elle touche à des enjeux fondamentaux : liberté éditoriale, pluralisme de l'information, et responsabilité des acteurs médiatiques dans la formation de l'opinion publique. En ciblant explicitement des titres comme CNews, Valeurs Actuelles ou Frontières, la question invite les répondants à se positionner sur un lien perçu entre ligne éditoriale et influence politique. Les résultats recueillis sur Politês sont nets : 77 % des répondants estiment que certains médias participent à la montée de l'extrême droite en France, contre 17 % qui le réfutent et 6 % sans opinion. L'adhésion à cette perception est donc majoritaire et peu contestée, le désaccord restant minoritaire quel que soit le prisme d'analyse. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Les tranches d'âge allant de 15 à 49 ans affichent des taux d'adhésion proches ou supérieurs à 79 %. Ce résultat évolue sensiblement chez les 50-64 ans, où le « Oui » s'établit à 65 %, et plus encore chez les 65 ans et plus, où il tombe à 44 % tandis que le « Non » devient majoritaire à 51 %. Ces écarts pourraient suggérer que la perception d'une influence médiatique sur l'extrême droite est nettement plus répandue parmi les générations plus jeunes, peut-être davantage familiarisées avec les débats contemporains sur les biais médiatiques et les réseaux sociaux. Deuxième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ (79 %) et les inactifs (79 %) convergent vers un niveau d'adhésion proche de la moyenne nationale, tandis que les CSP- affichent un taux légèrement inférieur (72 %) et un niveau de refus plus élevé (20 %). Sans en tirer de conclusions définitives, ce léger écart pourrait être lu comme le reflet de rapports différenciés à l'offre médiatique selon les milieux sociaux. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de débats actifs sur la régulation des médias en France. L'Arcom, autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, est chargée de veiller au pluralisme politique dans les médias — une mission dont la portée et l'efficacité font elles-mêmes l'objet de controverses. Des organisations comme Reporters sans Frontières ont formulé des critiques à l'encontre de certaines chaînes, tandis que l'Arcom a pu valider leur conformité sur d'autres points. Ces évaluations divergentes illustrent la difficulté à objectiver la notion d'influence médiatique, ce qui confère une certaine signification au fait que cette perception soit aussi largement partagée parmi les répondants. Il convient de noter que les résultats présentés ici sont des données brutes, sans redressement de l'échantillon. La surreprésentation de certaines tranches d'âge, notamment les 18-34 ans, invite à interpréter ces chiffres avec prudence, en particulier pour les segments les moins représentés. Au-delà des chiffres, ces résultats traduisent une perception largement ancrée selon laquelle certains médias ne seraient pas neutres dans leur couverture des forces politiques d'extrême droite. Il resterait à déterminer dans quelle mesure cette perception repose sur une exposition directe à ces médias, ou sur les discussions qui circulent à leur sujet dans l'espace public.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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