Société
Publié le
12/10/2025
Résultats ajustés
du 10/07/2026 à 12:37
Depuis toujours
Réponses
973
Oui
18%
Non
69%
Ne sais pas
13%
La question de l'existence d'un dieu créateur et de son rôle dans la destinée du monde touche à l'une des interrogations les plus fondamentales de la condition humaine. En France, elle s'inscrit dans un cadre particulier, celui d'une République laïque héritée de la loi de 1905, qui garantit la liberté de conscience tout en organisant la neutralité de l'État vis-à-vis des croyances. Interroger les Français sur ce sujet, c'est sonder à la fois leurs convictions intimes et leur rapport à cette tradition de séparation entre le religieux et le politique. Les résultats recueillis par Politês dessinent un tableau relativement tranché. Une nette majorité de répondants répond négativement à cette question : 69 % estiment qu'un tel dieu n'existe pas, contre 18 % qui y adhèrent. Les indécis représentent 13 % des répondants, une part non négligeable qui témoigne que la question, si elle ne divise pas au sens strict, laisse une portion de la population dans une forme d'incertitude ou de suspension du jugement. Premier enseignement, l'écart entre hommes et femmes mérite attention. Les femmes expriment une croyance légèrement plus élevée (20 %) que les hommes (16 %), et affichent également un taux d'indécision plus important (16 % contre 10 %). Ces écarts pourraient suggérer un rapport différencié à la croyance selon le genre, les femmes semblant davantage ouvertes à la possibilité d'un dieu créateur, ou plus hésitantes à l'exclure catégoriquement. Deuxième enseignement, on observe une variation notable selon l'âge. Les 25-34 ans et les 35-49 ans constituent les tranches les plus réfractaires à l'idée d'un dieu créateur, avec respectivement 78 % et 79 % de réponses négatives. À l'inverse, les 15-17 ans affichent le taux de croyance le plus élevé parmi les groupes d'âge (31 %), et un taux de refus plus modéré (62 %). Ces données pourraient aller dans le sens d'un rapport à la croyance encore en construction chez les plus jeunes, dont les positions ne seraient pas encore pleinement arrêtées. Troisième enseignement, la variable socioprofessionnelle révèle un écart entre les CSP+ et les inactifs. Ces derniers sont 26 % à croire en un dieu créateur, contre 14 % chez les CSP+, et affichent un taux d'indécision de 20 %. Cette différence invite à interroger le lien possible entre trajectoires sociales, accès à certaines formes d'éducation ou de sociabilité, et rapport aux croyances métaphysiques, sans qu'aucune causalité directe ne puisse être établie. Ces résultats peuvent être lus à la lumière du mouvement de sécularisation que connaît la France depuis plusieurs décennies. La progression de l'athéisme et de l'agnosticisme s'inscrit dans une tendance de fond, au cours de laquelle les grandes institutions religieuses ont progressivement perdu de leur emprise sur la vie publique et, dans une certaine mesure, sur les convictions individuelles. Pour autant, la persistance d'une minorité croyante et d'une fraction indécise rappelle que la question du divin n'a pas disparu du paysage des représentations collectives. Au fond, ce que révèlent ces données, c'est moins une indifférence généralisée à la question métaphysique qu'une tendance majoritaire au scepticisme, avec des nuances notables selon l'âge, le genre et la position sociale. La question de savoir si cette orientation reflète une conviction durable ou un moment particulier dans l'évolution des croyances en France reste entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8129
Aztek21
a demandé
Réponses
7724
Lisa
a demandé
Réponses
7559