Société

Publié le

12/10/2025

Selon vous, existe-t-il un dieu qui a créé ce monde et le préside à sa destinée ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 14:04

Depuis toujours

Réponses

1076

Oui

15%

Non

73%

Ne sais pas

12%

Synthèse des résultats

La question de l'existence d'un dieu créateur, qui aurait façonné le monde et en guiderait la destinée, est l'une des plus anciennes interrogations de l'humanité. En France, pays marqué par une tradition laïque forte, héritée notamment de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État, cette question conserve une résonance particulière. Elle touche à la fois à la liberté de conscience garantie par la Constitution, aux débats entre science et foi, et à la place du religieux dans l'espace public. Sur l'ensemble des répondants, le rejet de l'idée d'un dieu créateur apparaît nettement majoritaire : 73 % des personnes interrogées répondent non, contre 15 % qui affirment croire en un tel dieu. Les 12 % restants déclarent ne pas savoir, témoignant d'une incertitude qui mérite d'être prise en compte. La dynamique d'ensemble est donc celle d'un rejet dominant, sans pour autant effacer des positions minoritaires significatives. Premier enseignement : une variation selon l'âge. Les tranches les plus jeunes et les plus âgées se distinguent du reste de l'échantillon. Chez les 18-24 ans, 18 % répondent oui et 71 % non. Chez les 25-34 ans et les 35-49 ans, le rejet s'intensifie, atteignant respectivement 78 % et 79 % de réponses négatives. En revanche, chez les 50-64 ans, la proportion de croyants remonte à 22 %, et chez les 65 ans et plus, elle atteint 28 %, avec un taux de réponses indécises particulièrement élevé (28 %). Ces écarts pourraient suggérer que les générations les plus âgées entretiennent un rapport à la croyance sensiblement différent, ce qui peut s'inscrire dans une tendance plus large de sécularisation progressive observée dans les sociétés occidentales. Deuxième enseignement : un écart selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ affichent le taux de rejet le plus élevé, à 81 %, contre 75 % pour les CSP- et 66 % pour les inactifs. Ces derniers présentent également la proportion de croyants la plus haute parmi les catégories comparables, avec 20 % de réponses positives. On pourrait émettre l'hypothèse d'un lien entre le niveau d'exposition aux discours scientifiques ou académiques et le positionnement face à la croyance, même si cette interprétation doit rester prudente et conditionnelle. Ce résultat peut être lu dans le contexte d'une France historiquement traversée par des tensions entre foi et raison. La loi de 1905, fondatrice de la laïcité républicaine, a posé comme principe la neutralité de l'État face aux croyances, garantissant simultanément la liberté de croire et celle de ne pas croire. Depuis lors, les débats philosophiques et publics sur les rapports entre science et religion ont contribué à façonner un rapport collectif à la croyance marqué par le scepticisme, sans pour autant le rendre uniforme. L'agnosticisme, visible dans les 12 % d'indécis, rappelle que la question reste ouverte pour une part non négligeable de la population. Les résultats présentés ici, collectés via Politês, sont bruts et non redressés, ce qui invite à une certaine prudence dans leur interprétation, notamment pour les segments aux effectifs les plus réduits. Au-delà des chiffres, ces données révèlent la persistance d'une pluralité de positionnements face à l'une des questions les plus fondamentales qui soit. Dans une société où la laïcité est à la fois un principe juridique et un débat permanent, la manière dont les générations à venir se situeront face à cette interrogation reste entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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