Société
Publié le
12/10/2025
du 22/10/2026 à 18:47
Depuis toujours
Réponses
538
Oui
17%
Non
68%
Ne sais pas
15%
La question de l'existence d'un Dieu créateur et souverain sur la destinée du monde touche à l'une des interrogations les plus fondamentales de l'existence humaine. En France, pays de tradition catholique mais aussi de laïcité affirmée, cette question cristallise des évolutions culturelles profondes qui se jouent sur plusieurs générations. Les résultats collectés sur Politês sont nets : 68 % des répondants répondent par la négative, tandis que 17 % affirment croire en l'existence d'un tel Dieu et 15 % déclarent ne pas savoir. La dynamique principale est donc celle d'un rejet majoritaire, sans pour autant effacer une minorité croyante ni une part non négligeable d'indécis. Premier enseignement : une différence selon le genre. Les hommes expriment un rejet plus tranché, à 75 %, contre 61 % chez les femmes. Ces dernières sont également plus nombreuses à se déclarer incertaines, à 19 % contre 10 % chez les hommes. Ces écarts pourraient suggérer un rapport différencié à la spiritualité et au doute selon le genre, une tendance que l'on retrouve dans plusieurs enquêtes sur les pratiques religieuses en France. Deuxième enseignement : un écart générationnel notable. Les répondants les plus jeunes, notamment les 15-17 ans, affichent le taux de croyance le plus élevé parmi les moins de 50 ans, à 31 %, avec un taux de refus de 63 %. À l'opposé, les 25-34 ans et les 35-49 ans constituent les tranches d'âge les plus sceptiques, avec respectivement 78 % et 79 % de réponses négatives. Les 65 ans et plus présentent une configuration différente, avec 28 % de croyants et 28 % d'indécis ; ce segment doit toutefois être lu avec prudence en raison de son faible effectif. Ce gradient générationnel pourrait aller dans le sens d'une recomposition des croyances selon les étapes de vie, sans que l'on puisse en tirer de conclusion définitive. Troisième enseignement : une variation selon la situation socio-professionnelle. Les inactifs se distinguent nettement, avec 28 % de réponses positives et seulement 51 % de réponses négatives, contre respectivement 14 % et 75 % pour les CSP+, et 14 % et 72 % pour les CSP-. Ce résultat appelle à la prudence : la catégorie des inactifs regroupe des profils très hétérogènes — étudiants, retraités, personnes sans emploi — ce qui rend toute généralisation délicate. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de recul progressif de la religiosité en France. Plusieurs enquêtes ont mis en évidence une progression des personnes se déclarant sans religion, particulièrement marquée chez les jeunes adultes, ainsi qu'un affaiblissement du sentiment d'appartenance confessionnelle. La laïcité, principe constitutionnel, structure le rapport des Français à la religion dans l'espace public, tout en laissant une large place à la liberté de conscience dans la sphère privée. Par ailleurs, le développement de croyances dites parallèles ou hétérodoxes — distinctes des grands récits religieux institutionnels — pourrait expliquer en partie que le rejet d'un Dieu créateur tel que défini dans les traditions monothéistes ne signifie pas nécessairement un désintérêt total pour la spiritualité. Ces résultats sont issus d'un échantillon redressé de 538 répondants. Les segments aux effectifs les plus réduits, notamment les 65 ans et plus, doivent être lus avec précaution. Au-delà des chiffres, cette question révèle la persistance d'un paysage des croyances en mouvement, ni homogène ni figé. La majorité sceptique coexiste avec une minorité croyante et une frange incertaine, rappelant que la question du sens et de l'origine reste ouverte pour une partie significative de la population française. Dans quelle mesure cette configuration évoluera-t-elle avec les transformations sociales et culturelles à venir ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
9015
Aztek21
a demandé
Réponses
8495
Lisa
a demandé
Réponses
8410