Politique

Publié le

20/10/2025

Selon vous, les élus représentent-ils vraiment les citoyens ?

Résultats bruts

du 20/07/2026 à 17:33

Depuis toujours

Réponses

1317

Oui

7%

Non

88%

Sans opinion

5%

Synthèse des résultats

La question de la représentativité des élus constitue l'un des marqueurs les plus sensibles de la relation entre les citoyens et leurs institutions. Elle interroge directement la légitimité du système démocratique représentatif, en mettant à l'épreuve le sentiment que les décideurs politiques traduisent réellement les attentes et les préoccupations de ceux qui les ont mandatés. Les résultats recueillis sur Politês sont nettement orientés dans un sens : 88 % des répondants estiment que les élus ne les représentent pas vraiment, contre seulement 7 % qui répondent par l'affirmative. La part des sans-opinion reste marginale, à 5 %. On se trouve ici face à un rejet très largement partagé, qui transcende les clivages habituels. Premier enseignement, le rejet est particulièrement prononcé chez les femmes. Elles sont 94 % à répondre non, contre 85 % chez les hommes. Cet écart de neuf points pourrait suggérer une perception plus aiguë, chez les répondantes, d'un déficit de représentation — ce qui s'inscrit dans la continuité des débats récurrents sur la parité et la place des femmes dans les institutions politiques françaises. Deuxième enseignement, l'âge introduit des nuances à relativiser. Les 50-64 ans se distinguent légèrement avec un taux de non à 84 % et un taux de oui à 14 %, le plus élevé de toutes les tranches d'âge. À l'opposé, les 18-24 ans affichent 90 % de non. Ces variations restent toutefois contenues, et la tendance de fond — un rejet quasi-général — s'impose dans toutes les catégories. La tranche des 15-17 ans présente le taux de sans-opinion le plus élevé (9 %), ce qui pourrait traduire une relation encore en construction avec l'univers politique. Troisième enseignement, la géographie et la catégorie socioprofessionnelle ne semblent pas constituer des lignes de fracture significatives. Quelle que soit la région ou la catégorie socioprofessionnelle, les résultats restent très homogènes, oscillant entre 85 % et 90 % de non. Ce constat suggère que le sentiment d'une représentation insuffisante ne serait pas propre à un territoire ou à un groupe social particulier, mais constituerait une perception partagée à l'échelle nationale. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de défiance envers les institutions politiques nationales, documentée de longue date en France. Des baromètres de la confiance politique — tels que le Baromètre de la confiance politique du CEVIPOF — indiquent régulièrement que les partis et les élus nationaux figurent parmi les acteurs les moins bien perçus, tandis que les élus de proximité, comme les maires, bénéficient d'une confiance nettement supérieure. Les débats sur le cumul des mandats, les réformes territoriales successives ou encore les propositions d'introduction d'une dose de représentation proportionnelle participent tous, à leur manière, de cette interrogation sur l'adéquation entre la représentation politique formelle et les attentes réelles des citoyens. Il convient de noter que ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement de l'échantillon. La population interrogée présente une surreprésentation de certaines tranches d'âge, notamment les 18-34 ans, ce qui invite à lire les variations par segment avec prudence. Au-delà des chiffres, ce qui se dessine ici est moins une crise ponctuelle qu'une tension structurelle entre la représentation telle qu'elle est vécue et la représentation telle qu'elle est organisée. La question qui reste ouverte est de savoir si les réformes institutionnelles engagées, ou les nouvelles formes de participation citoyenne — comme les conventions citoyennes ou les consultations publiques numériques —, sont susceptibles de réduire durablement cet écart perçu.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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