Culture et Loisirs

Publié le

01/12/2025

Seriez-vous capable de nommer et situer toutes les régions de France ?

Résultats ajustés

du 03/07/2026 à 22:11

Depuis toujours

Réponses

563

Oui

29%

Non

55%

Entre autres

16%

Synthèse des résultats

La connaissance de la carte administrative de la France est un marqueur classique de culture civique et géographique. Depuis la réforme territoriale de 2016, qui a fait passer le nombre de régions métropolitaines de 22 à 13, ce découpage a été profondément remanié. La question posée invite à mesurer l'appropriation de cette nouvelle carte par les Français. Le résultat d'ensemble est net : une majorité de répondants déclarent ne pas être capables de nommer et situer toutes les régions. 54 % répondent non, tandis que 30 % seulement affirment en être capables. 16 % se placent dans une position intermédiaire, reconnaissant une connaissance partielle. La dynamique générale reflète donc une incertitude dominante face à cet exercice de localisation exhaustive. Premier enseignement, et sans doute le plus saillant : l'écart entre hommes et femmes est particulièrement marqué. 41 % des hommes déclarent pouvoir nommer et situer toutes les régions, contre 19 % des femmes, soit un écart de 22 points. À l'inverse, 65 % des femmes répondent non, contre 43 % des hommes. Cet écart pourrait suggérer des différences dans le rapport à la géographie administrative, ou dans la propension à se déclarer compétent sur ce type de connaissance — il serait toutefois prématuré d'en tirer une conclusion définitive. Deuxième enseignement : une tendance générationnelle se dessine. Les répondants les plus jeunes (18-24 ans et 25-34 ans) affichent les taux de réponse positive les plus faibles, respectivement 21 % et 18 %, tandis que les 50-64 ans atteignent 38 %. Cette progression avec l'âge pourrait aller dans le sens d'une connaissance accumulée au fil du temps, ou d'une moindre familiarité des générations plus jeunes avec un découpage administratif récemment reconfiguré. Troisième enseignement : le niveau socio-professionnel joue un rôle non négligeable. Les CSP+ déclarent être capables à 35 %, contre 16 % pour les CSP-, soit un écart de 19 points. Ce résultat pourrait s'inscrire dans un contexte où l'intérêt pour la géographie administrative ou l'accès à certaines formes de culture générale reste associé au niveau d'études ou de qualification, sans qu'il soit possible d'établir un lien causal direct. Ces résultats méritent d'être replacés dans un contexte plus large. La réforme de 2016 a profondément reconfiguré la carte régionale française : des appellations comme Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France ou Auvergne-Rhône-Alpes ont remplacé des régions historiques plus ancrées dans les représentations collectives. Cette instabilité du découpage, combinée aux débats récurrents sur le rôle des régions et sur la complexité de l'organisation territoriale française, pourrait contribuer à brouiller la représentation que les citoyens se font de leur propre administration. Les données présentées ici sont redressées afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. Elles ont été recueillies auprès des répondants de Politês. Au fond, ce que révèle cette question, c'est moins une lacune isolée qu'un rapport complexe des citoyens à la géographie institutionnelle de leur pays. Dans un contexte où les régions sont appelées à jouer un rôle croissant dans les politiques publiques, la question de leur appropriation par la population reste entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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