Culture et Loisirs
Publié le
01/12/2025
Résultats ajustés
du 10/10/2026 à 10:38
Depuis toujours
Réponses
611
Oui
28%
Non
55%
Entre autres
17%
Savoir nommer et situer les régions de France peut sembler relever de la culture générale de base. Pourtant, cette connaissance n'a rien d'évident : depuis la réforme territoriale de 2016, le découpage administratif a profondément évolué, faisant passer la métropole de 22 à 13 régions, auxquelles s'ajoutent 5 régions d'outre-mer. Cette recomposition récente du territoire pose la question de la familiarité réelle des citoyens avec la carte administrative de leur pays. Les résultats recueillis sur Politês sont sans ambiguïté : une majorité de Français déclare ne pas être en mesure de nommer et situer toutes les régions. Plus de la moitié des répondants, soit 55 %, choisissent la réponse « Non », tandis que 28 % affirment en être capables. Une tranche intermédiaire de 17 % se situe « entre les deux », signalant une connaissance partielle ou incertaine. La dynamique dominante est donc celle d'un doute largement partagé sur cette compétence géographique. Premier enseignement notable : un écart de genre structure ces résultats. Les hommes déclarent maîtriser cette connaissance à hauteur de 40 %, contre 17 % chez les femmes, soit un écart de 23 points. Cet écart pourrait suggérer des différences dans la confiance déclarée vis-à-vis des savoirs géographiques, ou dans l'exposition à ce type de culture générale — sans qu'il soit possible d'en déterminer la cause avec certitude. Deuxième enseignement : un gradient générationnel se dessine. Les répondants âgés de 25 à 34 ans affichent le taux de réponse positive le plus faible, à 18 %, tandis que les 50-64 ans atteignent 36 %. Par ailleurs, les CSP+ déclarent une maîtrise plus élevée que les CSP- : 33 % contre 16 %, ce qui pourrait aller dans le sens d'un lien entre niveau socioprofessionnel et rapport à la culture géographique institutionnelle. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la réforme de 2016 a profondément reconfiguré la carte des régions, en fusionnant plusieurs d'entre elles pour créer des entités plus vastes aux noms parfois nouveaux. Cette recomposition a pu brouiller des repères géographiques anciens, notamment pour les générations qui avaient intégré l'ancien découpage. À l'inverse, les générations les plus jeunes, qui ont pourtant étudié le nouveau découpage, semblent davantage exprimer un doute sur leur capacité à le restituer intégralement — ce qui pourrait interroger l'efficacité de la transmission de ce savoir dans les programmes scolaires. Les résultats présentés ici sont redressés afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. Ce que révèle ce sondage avant tout, c'est une incertitude répandue face à un découpage administratif pourtant fondamental. La question reste ouverte : cette méconnaissance déclarée reflète-t-elle un déficit de repères civiques, une difficulté à s'approprier un territoire en recomposition, ou simplement une connaissance diffuse que les répondants peinent à évaluer eux-mêmes avec précision ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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