Culture et Loisirs
Publié le
01/12/2025
Résultats ajustés
du 13/08/2026 à 00:27
Depuis toujours
Réponses
590
Oui
29%
Non
55%
Entre autres
16%
La capacité à nommer et situer les régions de France constitue un marqueur de culture générale géographique, mais aussi de lien au territoire national. Elle interroge indirectement la familiarité des citoyens avec le cadre administratif dans lequel s'exercent de nombreuses politiques publiques. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une majorité nette déclare ne pas être en mesure de réaliser cet exercice : 55 % répondent non, contre 29 % qui s'estiment capables de nommer et situer toutes les régions. 16 % expriment une position intermédiaire. Ce résultat traduit une autocritique assez prononcée vis-à-vis de la connaissance du découpage régional. Premier enseignement : un écart de genre particulièrement marqué. Les hommes déclarent maîtriser la géographie des régions à hauteur de 41 %, contre seulement 18 % chez les femmes. Ces dernières sont par ailleurs 66 % à répondre non, soit un écart de 24 points avec les hommes. Cet écart pourrait suggérer des différences dans la manière dont les hommes et les femmes s'auto-évaluent sur des questions de culture générale, davantage qu'une différence de connaissance effective. Il invite en tout cas à la prudence dans la lecture des résultats déclaratifs. Deuxième enseignement : une tendance générationnelle notable. Les répondants les plus âgés se déclarent bien plus à l'aise sur ce sujet. Chez les 65 ans et plus, 59 % estiment pouvoir nommer et situer toutes les régions, tandis que ce chiffre tombe à 18 % chez les 25-34 ans et à 22 % chez les 18-24 ans. Cette évolution pourrait aller dans le sens d'une moindre familiarité des générations les plus jeunes avec la géographie administrative telle qu'elle a été enseignée pendant des décennies. Troisième enseignement : un effet lié à la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ déclarent à 34 % être capables de réaliser cet exercice, contre 16 % pour les CSP-. Les inactifs se situent dans une position intermédiaire, à 33 %. Cet écart pourrait être associé à des niveaux de diplôme ou à une exposition différenciée aux contenus géographiques au cours de la scolarité. Ces résultats prennent un relief particulier au regard de l'histoire du découpage territorial français. La réforme de 2016, qui a significativement réduit le nombre de régions et redessiné leur périmètre, a pu brouiller des repères géographiques longtemps stabilisés. Il est possible que la familiarité plus grande des générations les plus âgées s'explique en partie par leur socialisation dans un cadre régional antérieur, plus ancré dans les usages et dans les programmes scolaires de leur époque. Les données recueillies par Politês sont redressées afin de mieux refléter la population française dans son ensemble, ce qui confère à ces résultats une portée représentative. Au-delà des chiffres, ce résultat soulève une question plus large : dans quelle mesure les citoyens se sentent-ils proches d'un découpage administratif qui a connu des transformations importantes ? La connaissance du territoire pourrait-elle être aussi une question d'attachement à celui-ci ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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