Société
Publié le
05/11/2025
Résultats ajustés
du 16/09/2026 à 04:29
Depuis toujours
Réponses
1546
Oui
10%
Non
87%
Ne sais pas
3%
La question de la mobilité internationale prend une dimension particulière lorsqu'elle concerne la Russie. Dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine et des relations diplomatiques tendues entre Paris et Moscou, interroger les Français sur leur disposition à s'y installer revient à sonder autant un projet de vie qu'une posture géopolitique. Le résultat est net : 87 % des répondants sur Politês se disent non prêts à partir vivre en Russie, contre seulement 10 % qui répondraient oui. La part d'indécis reste marginale, à 3 %. On est donc face à un refus largement partagé, qui transcende la plupart des clivages sociodémographiques. Premier enseignement saillant : un écart notable selon le genre. Les hommes sont 15 % à envisager une installation en Russie, contre 6 % des femmes, soit un écart de neuf points. Sans qu'il soit possible d'en déterminer la cause, cet écart pourrait suggérer des perceptions différenciées du risque ou de l'attractivité du pays selon le genre, ou refléter des représentations plus larges liées à la mobilité internationale et aux conditions de vie. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge, qui suit une logique non linéaire. Les 65 ans et plus constituent le groupe le plus ouvert, avec 22 % de réponses favorables, soit plus du double de la moyenne. Les 15-17 ans et les 50-64 ans affichent également une proportion légèrement plus élevée, à 15 %. À l'inverse, les 25-34 ans et les 35-49 ans sont les moins enclins, autour de 9 à 10 %. Ces variations pourraient aller dans le sens d'une lecture générationnelle nuancée : les générations plus âgées auraient peut-être entretenu un rapport différent à la Russie soviétique ou post-soviétique, sans que l'on puisse l'affirmer. Troisième enseignement : les différences régionales et socioprofessionnelles restent limitées. Aucune région ne se distingue véritablement, les écarts oscillant entre 9 % et 13 %. Du côté des catégories socioprofessionnelles, CSP+ et CSP- affichent des résultats quasi identiques (10 %), tandis que les inactifs sont très légèrement plus ouverts (13 %), sans que cet écart soit particulièrement marqué. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte géopolitique qui structure sans doute une partie des représentations. La guerre en Ukraine, déclenchée en février 2022, a profondément reconfiguré la perception de la Russie en Europe. Les démarches administratives pour s'y installer sont par ailleurs décrites comme complexes et coûteuses, ce qui pourrait renforcer les obstacles pratiques à une telle décision. Ces éléments de contexte ne suffisent pas à eux seuls à expliquer le rejet exprimé, mais ils constituent un arrière-plan susceptible de contribuer à le comprendre. L'analyse repose sur un échantillon de 1 546 répondants, ce qui confère une bonne robustesse à la lecture globale. La disposition à s'installer en Russie demeure donc une option très minoritaire en France. La question qui reste ouverte est celle de la nature de ce refus : traduirait-il avant tout une réserve géopolitique, une méconnaissance du pays, ou simplement l'absence de projet de vie en Russie pour la grande majorité des Français ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8741
Aztek21
a demandé
Réponses
8197
Lisa
a demandé
Réponses
8187