Société

Publié le

05/11/2025

Seriez vous prêts à partir vivre en Russie ?

Résultats ajustés

du 15/07/2026 à 19:53

Depuis toujours

Réponses

1494

Oui

11%

Non

86%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question de la mobilité résidentielle internationale prend une dimension particulière lorsqu'elle porte sur un pays comme la Russie, dont l'image en France est profondément marquée par le contexte géopolitique actuel, notamment depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022. Sonder la disposition des Français à s'y installer permet de mesurer, au-delà des perceptions abstraites, ce que l'opinion est prête à envisager concrètement. Le résultat est sans ambiguïté : 86 % des répondants interrogés sur Politês déclarent ne pas être prêts à partir vivre en Russie, contre 11 % qui répondent par l'affirmative. Seulement 3 % expriment une incertitude. On est donc face à un rejet très net et largement partagé, avec une adhésion minoritaire mais non négligeable à l'idée d'un tel départ. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les hommes sont 15 % à se dire prêts à s'installer en Russie, contre 6 % des femmes. Cet écart de neuf points mérite attention. Sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise, il pourrait suggérer des représentations différenciées du pays selon le genre, ou des sensibilités distinctes face aux questions de sécurité, de droits fondamentaux et de cadre de vie. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge, avec un profil atypique aux deux extrémités. Les 15-17 ans (14 %) et surtout les 65 ans et plus (20 %) affichent les taux d'adhésion les plus élevés. À l'inverse, les 25-34 ans sont les moins enclins à envisager ce départ (9 %). Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une plus grande prudence chez les actifs en milieu de vie, davantage exposés aux réalités concrètes du marché du travail et aux implications légales et professionnelles d'une telle installation. À noter que le segment des 65 ans et plus repose sur un effectif très limité dans l'échantillon, ce qui invite à interpréter ce chiffre avec précaution. Troisième enseignement : les différences socioprofessionnelles restent limitées. Les CSP+ (10 %), les CSP- (10 %) et les inactifs (13 %) affichent des résultats proches, sans écart structurant. La disposition à envisager un départ en Russie ne semblerait pas déterminée en premier lieu par la position sociale. Ce résultat peut également être lu à la lumière d'un ensemble de facteurs qui rendent la Russie particulièrement peu attractive pour un ressortissant français. Le cadre réglementaire applicable aux étrangers y est décrit comme exigeant, avec des procédures de visa et de séjour complexes. Le coût de la vie, notamment dans les grandes villes comme Moscou, est élevé. La situation des droits fondamentaux, en particulier pour les femmes et les personnes LGBT+, fait l'objet de préoccupations documentées. Le contexte de guerre pèse par ailleurs sur les conditions matérielles et symboliques d'une installation durable. Ces éléments forment un faisceau de contraintes qui pourrait expliquer, au moins partiellement, la résistance majoritaire observée. Les résultats sont redressés et portent sur un échantillon de 1 494 répondants, ce qui confère une bonne robustesse à la lecture globale. Au-delà des chiffres, cette question révèle moins une opinion sur la Russie en tant que telle qu'un indicateur de ce que les Français sont prêts à mettre en jeu dans leur rapport à la mobilité et aux valeurs qui orientent leurs choix de vie. La question reste ouverte : dans quelle mesure ces dispositions reflètent-elles une perception durable, ou sont-elles tributaires d'un contexte géopolitique susceptible d'évoluer ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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