Société
Publié le
05/11/2025
du 31/10/2026 à 06:46
Depuis toujours
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1612
Oui
10%
Non
87%
Ne sais pas
3%
Partir vivre en Russie. La question, posée dans un contexte géopolitique particulièrement tendu, invite à se prononcer sur une perspective d'expatriation vers un pays avec lequel les relations diplomatiques françaises se sont fortement dégradées ces dernières années. Au-delà du simple projet de vie, elle touche à des représentations plus profondes : celle de la Russie comme destination envisageable, comme horizon possible, ou au contraire comme repoussoir. Le résultat est sans ambiguïté. Parmi les Français interrogés via Politês, 87 % se déclarent opposés à l'idée de partir vivre en Russie, contre seulement 10 % qui y seraient prêts. La part d'indécis reste marginale, à 3 %. On est ici face à un rejet très largement partagé, qui transcende les clivages habituels de l'opinion. Le premier enseignement concerne l'écart entre hommes et femmes. Les hommes se déclarent prêts à cette expatriation dans 14 % des cas, contre 6 % chez les femmes, qui rejettent l'idée à 92 %. Cet écart pourrait refléter une sensibilité différenciée aux risques perçus, qu'ils soient d'ordre sécuritaire, administratif ou culturel, sans qu'il soit possible d'en établir la cause avec certitude. Le deuxième enseignement tient à la dimension générationnelle. Les 65 ans et plus expriment la disposition la plus élevée à envisager cette installation, à 21 %, contre 9 % chez les 25-34 ans. Ce résultat pourrait être lu comme le reflet de représentations plus anciennes de la Russie, forgées avant la rupture diplomatique de 2022, voire d'une moindre exposition aux récits médiatiques récents. À l'inverse, les tranches d'âge actives, davantage concernées par les réalités concrètes d'une expatriation — obstacles administratifs, barrière linguistique, restrictions financières liées aux sanctions internationales — semblent exprimer une réticence plus marquée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'invasion de l'Ukraine en février 2022 a constitué un point de bascule dans les relations franco-russes, entraînant des ruptures diplomatiques notables et une réduction significative de la présence française sur le sol russe. Les défis pratiques d'une installation — procédures de visa, coûts administratifs, adaptation culturelle — viennent renforcer ce mouvement de recul. La réduction des liaisons aériennes directes et les restrictions pesant sur les transactions financières contribuent à rendre cette perspective encore moins tangible pour la grande majorité. Au fond, le rejet très net d'une installation en Russie témoigne d'un rapport à ce pays qui dépasse la logique de simple destination : il pourrait également constituer une prise de position implicite sur ce que représente la Russie dans l'imaginaire collectif français aujourd'hui. La question demeure ouverte de savoir si cette disposition évoluerait dans un contexte géopolitique différent, ou si elle reflète un changement plus durable dans les perceptions. *Note méthodologique : les résultats présentés ont été redressés afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. Certains segments présentent des effectifs insuffisants pour permettre une lecture fiable de leurs résultats spécifiques et ne sont donc pas commentés.*
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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