Politique

Publié le

30/12/2025

Si on vous proposait de devenir Président, le feriez-vous ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 13:04

Depuis toujours

Réponses

2530

Oui

34%

Non

63%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question posée aux répondants sur Politês est en apparence simple, presque hypothétique : accepteriez-vous de devenir Président de la République si on vous le proposait ? Derrière cette formulation se cache pourtant un révélateur du rapport des citoyens au pouvoir politique, à la légitimité et à l'idée même de vocation présidentielle. Dans un pays où la Ve République confère au chef de l'État des responsabilités considérables, la réponse à cette question dit autant sur la perception de la fonction que sur la confiance en soi. La tendance générale est claire : une majorité écarte cette proposition. Parmi les 2 528 personnes interrogées, 63 % répondent non, contre 34 % qui accepteraient, et 3 % qui expriment une indécision. Le rejet n'est pas unanime, mais il est net. L'hypothèse présidentielle reste, pour une large part des répondants, un horizon que l'on observe de loin plutôt qu'on envisage de saisir. Le premier enseignement marquant concerne le genre. L'écart entre hommes et femmes est l'un des plus saillants de ces résultats. Parmi les répondants masculins, 39 % accepteraient la proposition, contre 21 % des répondantes. Ce différentiel de 18 points pourrait suggérer que la fonction présidentielle reste perçue, au moins en partie, comme un espace davantage associé aux hommes, ou que les femmes évaluent différemment leur légitimité à prétendre à ce rôle. Ces deux lectures ne s'excluent pas mutuellement. Le deuxième enseignement porte sur l'âge. La propension à répondre oui décroît à mesure que l'on avance dans la vie. Les 15-17 ans sont les plus enclins à accepter, avec 43 % de réponses positives. Ce taux baisse progressivement pour atteindre 32 % chez les 35-49 ans et les 50-64 ans. La tranche des 25-34 ans affiche déjà un recul sensible, à 30 %. Cela pourrait aller dans le sens d'une désillusion croissante avec l'âge, ou d'une prise de conscience plus aiguë du poids réel de la fonction. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les inactifs — qui incluent notamment les étudiants et les retraités — se montrent les plus ouverts à l'idée, à 38 %. Les CSP+, cadres et professions intellectuelles supérieures, affichent 33 %, tandis que les CSP- se montrent les plus réticentes, à 26 %. Ce résultat pourrait être lu à l'aune de la distance perçue entre les élites politiques et certaines catégories de la population, distance qui modulerait le sentiment de légitimité à prétendre à cette fonction. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec la nature même de la charge présidentielle. Sous la Ve République, le Président est à la fois arbitre des institutions, chef des armées et garant de l'indépendance nationale. Une responsabilité aussi vaste, soumise au regard permanent du public et des médias, pourrait légitimement expliquer que la majorité des répondants, confrontés à cette hypothèse, optent pour le retrait. Il convient par ailleurs de noter que ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique, ce qui invite à une certaine prudence dans l'interprétation, notamment pour les sous-groupes aux effectifs plus réduits. Au fond, ce que ces données révèlent n'est peut-être pas tant un déficit d'ambition qu'une forme de lucidité sur le poids du pouvoir. La question qui demeure ouverte est de savoir si ce recul traduit une distance durable vis-à-vis de la chose politique, ou simplement une conscience aiguë de ce que représente véritablement la fonction présidentielle.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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