Politique

Publié le

30/12/2025

Si on vous proposait de devenir Président, le feriez-vous ?

Résultats bruts

du 28/05/2026 à 18:28

Depuis toujours

Réponses

2365

Oui

34%

Non

63%

Ne sais pas

3%

Synthèse IA — bêta

La question posée aux répondants sur Politês est à la fois simple et vertigineuse : accepteraient-ils de devenir Président de la République si on le leur proposait ? Derrière cette hypothèse se lit une interrogation plus profonde sur la perception de la fonction présidentielle, de ses responsabilités, et du rapport des citoyens au pouvoir. La réponse globale est nette : 63 % des répondants disent non, contre 34 % qui se déclarent prêts à accepter. 3 % ne se prononcent pas. Le refus constitue la réponse dominante, mais le tiers de répondants favorables n'est pas négligeable, et traduirait une forme d'attrait persistant pour la plus haute charge de l'État. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est particulièrement prononcé. Parmi les hommes, 39 % se déclarent prêts à accepter la proposition, contre 20 % des femmes, qui sont 77 % à décliner. Cet écart de près de 20 points pourrait suggérer des représentations différenciées de la légitimité à exercer le pouvoir politique, ou un rapport distinct aux contraintes qu'implique la fonction. Il s'inscrirait dans des dynamiques plus larges relatives au leadership et à l'ambition politique, que les femmes et les hommes expriment différemment. Deuxième enseignement : le facteur générationnel joue un rôle perceptible. Les 15-17 ans sont les plus enclins à accepter (42 % de oui), devant les 18-24 ans (36 %). À mesure que l'âge avance, la proportion de réponses favorables recule progressivement, pour atteindre 25 % chez les 65 ans et plus, qui refusent à 73 %. Cette tendance pourrait refléter un rapport évolutif à la réalité du pouvoir, qui se modifierait avec l'expérience et le recul. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle dessine également des écarts notables. Les inactifs — parmi lesquels figurent notamment des étudiants et de jeunes adultes — sont les plus ouverts à l'idée (37 % de oui). Les CSP+ affichent le même taux que la moyenne (34 %), tandis que les CSP- se montrent plus réticents (26 % de oui, 73 % de non). Cette prudence plus marquée dans les catégories populaires pourrait aller dans le sens d'un sentiment de distance vis-à-vis des sphères du pouvoir institutionnel. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la confiance envers les institutions françaises est régulièrement interrogée. La fonction présidentielle, malgré la prééminence qu'elle occupe dans les institutions de la Ve République depuis 1958, semblerait perçue davantage comme une charge lourde que comme une aspiration. L'étendue des pouvoirs conférés au chef de l'État, combinée aux critiques récurrentes sur la gouvernance et à une certaine défiance démocratique, pourrait contribuer à rendre la perspective peu désirable pour une majorité de Français. Au fond, ce que révèle cette question n'est pas tant une défiance envers la démocratie qu'un sentiment largement partagé que la fonction présidentielle représente une responsabilité hors du commun, que peu s'imaginent vouloir ou pouvoir assumer. La question qui demeure ouverte est de savoir si ce refus majoritaire traduit une lucidité sur les exigences du pouvoir, ou un sentiment plus profond d'éloignement entre les citoyens et les institutions qui les gouvernent.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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