Politique

Publié le

30/12/2025

Si on vous proposait de devenir Président, le feriez-vous ?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 04:33

Depuis toujours

Réponses

2446

Oui

34%

Non

63%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

Accepteriez-vous de devenir Président de la République si on vous en faisait la proposition ? La question, volontairement hypothétique, invite moins à un exercice de projection personnelle qu'à une lecture du rapport des Français à la fonction présidentielle et, plus largement, à l'engagement politique au plus haut niveau. Le résultat global est net : 63 % des répondants sur Politês répondent non, contre 34 % qui accepteraient, et 3 % qui se déclarent indécis. On est donc face à un rejet majoritaire, sans pour autant que le « oui » soit marginal. Ce tiers de réponses favorables dessine un ensemble de personnes potentiellement disposées à envisager l'exercice du pouvoir, dans un contexte où la méfiance envers les institutions est pourtant bien documentée. Premier enseignement : l'écart entre les hommes et les femmes est particulièrement marqué. Parmi les hommes, 39 % se disent prêts à accepter la présidence, contre 21 % des femmes, soit un différentiel de 18 points. Cet écart pourrait suggérer que les femmes perçoivent davantage d'obstacles, réels ou symboliques, à l'exercice de cette fonction. Il peut également être mis en regard d'un contexte où la représentation féminine aux plus hauts niveaux de l'exécutif reste historiquement limitée en France, ce qui pourrait peser sur la projection de soi dans ce rôle. Deuxième enseignement : la variable générationnelle joue un rôle notable. Les 15-17 ans sont les plus enclins à répondre oui (43 %), devant les 18-24 ans (36 %). À mesure que l'âge augmente, le refus tend à s'accentuer, culminant chez les 65 ans et plus avec 76 % de non. On pourrait émettre l'hypothèse que les plus jeunes, peut-être moins exposés aux désillusions d'un parcours politique, se projettent plus volontiers dans cette hypothèse, là où les plus âgés sembleraient davantage mesurer le poids et les contraintes de la fonction. Troisième enseignement : les inactifs (37 % de oui) se montrent légèrement plus ouverts que les CSP- (25 % de oui), tandis que les CSP+ se situent dans la moyenne nationale à 34 %. L'écart entre inactifs et CSP- pourrait suggérer que le sentiment de capacité à accéder à la plus haute fonction de l'État varie selon la position professionnelle perçue. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de défiance documentée envers les institutions politiques françaises. Lorsque la confiance dans le président de la République et le gouvernement se situe à des niveaux historiquement bas, le refus majoritaire d'endosser soi-même cette charge prend un sens particulier : il pourrait traduire non pas une indifférence à la chose publique, mais une distance assumée vis-à-vis d'une fonction perçue comme difficile, exposée, voire ingrate. Au fond, cette question révèle peut-être moins un manque d'ambition collective qu'un rapport lucide, voire désenchanté, à l'exercice du pouvoir politique. Il reste à savoir si ce désenchantement témoigne d'une distance durable avec les institutions, ou d'une exigence renouvelée quant à ce que devrait être la fonction présidentielle.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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