Société

Publié le

22/10/2025

Souhaitez vous avoir ou avez vous des enfants ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 12:06

Depuis toujours

Réponses

1017

Oui

73%

Non

22%

Ne sais pas

5%

Synthèse des résultats

La question du désir d'enfant est l'une des plus personnelles qui soit, mais elle porte aussi en elle des enjeux collectifs considérables. En France, la natalité est en recul tendanciel depuis plusieurs années, et le choix d'avoir ou non des enfants est de plus en plus perçu comme une décision individuelle à part entière, loin de toute évidence sociale. Dans l'ensemble, une large majorité des répondants sur Politês dit avoir ou souhaiter avoir des enfants : 72 % répondent oui, contre 23 % qui répondent non et 5 % qui expriment une indécision. Cette dynamique globale témoigne d'une adhésion majoritaire au projet parental, sans pour autant masquer une proportion non négligeable de personnes qui s'en écartent délibérément ou avec incertitude. L'enseignement le plus saillant de cette enquête tient à l'écart générationnel marqué entre les jeunes et les seniors. Chez les 25-34 ans, le oui ne recueille que 56 % des réponses, et le non atteint 33 %, son niveau le plus élevé parmi toutes les tranches d'âge. Les 35-49 ans affichent un profil comparable avec 36 % de non, ce qui pourrait suggérer que certains ont définitivement refermé la question. À l'inverse, les 50-64 ans et les 65 ans et plus expriment un oui très net, à 83 % et 92 % respectivement. Ces différences appellent deux lectures complémentaires : les générations plus âgées ont, pour la plupart, déjà des enfants et répondent en ce sens, tandis que chez les plus jeunes, le non-désir d'enfant comme choix de vie assumé pourrait être davantage présent. La dimension de genre apporte un éclairage complémentaire, quoique mesuré. Les femmes expriment un peu plus fréquemment que les hommes un refus du projet parental (25 % contre 21 %), et un peu moins d'indécision (4 % contre 6 %). Ces écarts restent modestes ; ils pourraient aller dans le sens d'une réflexion plus tranchée chez les femmes sur cette question, dans un contexte où la charge mentale et physique de la parentalité repose encore inégalement sur elles. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte démographique documenté : le taux de fécondité en France a reculé à 1,6 enfant par femme en 2024, et certains démographes soulignent la progression du non-désir d'enfant parmi les femmes françaises. Les contraintes économiques liées à l'éducation des enfants, les incertitudes professionnelles et les évolutions des aspirations individuelles constituent autant de facteurs susceptibles d'influencer ces orientations ; il n'est toutefois pas possible d'établir un lien causal direct à partir de ces seuls résultats. Au-delà des chiffres, cette enquête révèle la coexistence d'une aspiration parentale toujours majoritaire et d'un questionnement croissant, notamment chez les générations en âge de procréer. La parentalité demeure un horizon souhaité par une majorité de répondants, mais elle est de moins en moins perçue comme une évidence. La question qui reste ouverte est de savoir dans quelle mesure ce recul du désir reflète un choix librement consenti ou le signe de conditions de vie jugées peu propices à accueillir un enfant.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.