Société
Publié le
22/10/2025
Résultats ajustés
du 12/09/2026 à 15:44
Depuis toujours
Réponses
1198
Oui
72%
Non
23%
Ne sais pas
5%
La question du désir d'enfant touche à l'un des choix les plus intimes de l'existence, mais elle s'inscrit aussi dans un débat public de plus en plus présent, à l'heure où la France enregistre une baisse tendancielle de sa natalité. Interroger les Français sur leur rapport à la parentalité, c'est sonder à la fois des trajectoires personnelles et un imaginaire collectif en mutation. À l'échelle de l'ensemble des répondants, la parentalité recueille une adhésion nette : 72 % déclarent avoir ou souhaiter avoir des enfants, contre 23 % qui l'écartent et 5 % qui expriment une indécision. Ce résultat dessine un paysage majoritairement favorable à la parentalité, mais où près d'un quart des répondants la refuse — une proportion qui mérite attention. Le premier enseignement majeur tient à l'écart générationnel. Chez les 25-34 ans et les 35-49 ans, les tranches d'âge au cœur de la question, le oui s'établit respectivement à 56 % et 60 %, des niveaux sensiblement inférieurs à la moyenne. À l'inverse, les 50-64 ans et les 65 ans et plus affichent des taux de 83 % et 92 %. Cet écart s'explique en partie mécaniquement : les répondants plus âgés ont, pour beaucoup, déjà eu des enfants et répondent à la question de manière rétrospective. Il pourrait néanmoins suggérer que le désir ou l'expérience de la parentalité est moins affirmé chez les générations plus jeunes, ce qui pourrait aller dans le sens d'une évolution des aspirations ou d'obstacles perçus à la réalisation de ce projet. Deuxième enseignement : le refus de la parentalité est plus marqué chez les femmes que chez les hommes. 26 % des femmes répondent non, contre 21 % des hommes. Cet écart, modeste mais constant, pourrait suggérer que les femmes perçoivent différemment les contraintes associées à la parentalité, qu'elles soient professionnelles, personnelles ou sociales. Troisième enseignement, les variations régionales sont limitées mais perceptibles. Le Nord-Ouest et le Nord-Est affichent les taux d'adhésion les plus bas, autour de 58 %, tandis que le Sud-Ouest et le Sud-Est se situent légèrement au-dessus, entre 63 % et 65 %. Ces écarts restent modestes et invitent à la prudence dans leur interprétation. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte démographique documenté : la France connaît depuis plusieurs années une baisse de sa natalité, avec un indice de fécondité en recul et un nombre de naissances en diminution. Des travaux récents ont évoqué l'existence d'un désir d'enfant empêché, avançant l'hypothèse que des obstacles économiques, professionnels ou sociaux pourraient freiner des projets parentaux pourtant existants. La part d'indécision observée chez les moins de 35 ans, plus élevée que dans les autres tranches d'âge, pourrait s'inscrire dans cette lecture, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion directe. Sur le plan méthodologique, les résultats recueillis par Politês ont fait l'objet d'un redressement statistique visant à corriger les biais d'échantillonnage. Par ailleurs, la formulation de la question — qui mêle expérience passée et désir futur — peut induire des réponses de nature différente selon l'âge des répondants, ce qui invite à nuancer la lecture des écarts générationnels. Si la parentalité demeure un horizon partagé par une majorité de Français, la question de ce qui sépare le désir de sa réalisation reste ouverte. Ce que révèlent ces résultats, c'est peut-être moins un désintérêt pour les enfants qu'un rapport plus complexe et plus conditionné à la parentalité, notamment pour les générations les plus jeunes. Quelles conditions, concrètes ou symboliques, permettraient de lever ces réserves ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8741
Aztek21
a demandé
Réponses
8197
Lisa
a demandé
Réponses
8187