Politique

Publié le

13/11/2025

Souhaitez-vous sortir de l'Union Européenne

Résultats ajustés

du 30/10/2026 à 17:41

Depuis toujours

Réponses

1109

Oui

27%

Non

66%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La question de l'appartenance de la France à l'Union européenne figure parmi les sujets les plus structurants du débat politique français depuis plusieurs décennies. Née avec le traité de Maastricht, l'intégration européenne continue de susciter des positionnements tranchés, entre attachement à la construction commune et aspiration à davantage de souveraineté nationale. Que pensent les Français de l'hypothèse d'une sortie de l'UE ? Les résultats recueillis via Politês sont relativement nets : 66 % des répondants se déclarent opposés à une sortie de l'Union européenne, contre 27 % favorables et 7 % sans opinion arrêtée. La tendance dominante est à un attachement à l'appartenance européenne, même si une frange significative de la population exprime une préférence inverse. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Chez les 18-24 ans, 12 % souhaitent quitter l'UE, contre 79 % qui y sont opposés. Cette proportion évolue avec l'âge : les 35-49 ans enregistrent 21 % de favorables à la sortie, et les 50-64 ans, 33 %. Le segment des 65 ans et plus présente un profil distinct, avec 55 % favorables à la sortie. Cette progression avec l'âge pourrait refléter des perceptions différentes de ce qu'était la France avant et après l'intégration européenne, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion causale. Deuxième enseignement : une différenciation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ affichent 20 % de favorables à la sortie, contre 27 % chez les CSP- et 40 % chez les inactifs. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une perception plus critique de l'UE chez ceux qui se sentent moins bénéficiaires des dynamiques économiques associées à l'intégration européenne, même si d'autres facteurs entrent nécessairement en jeu. Troisième enseignement : les variations régionales restent modérées. L'Île-de-France affiche le taux de favorables à la sortie le plus bas (16 %), tandis que le Sud-Est se situe à 21 %. Ces écarts existent, mais ne dessinent pas de clivage territorial très prononcé sur cette question. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large : l'euroscepticisme est une composante ancienne et persistante du paysage politique français. Des travaux antérieurs faisaient déjà état d'une tension entre une majorité souhaitant rester dans l'UE et une frange non négligeable exprimant un désir de sortie. L'expérience du Brexit, de son côté, aurait pu alimenter tant les craintes que les aspirations à une telle démarche, selon les sensibilités. Les débats portés par plusieurs formations politiques, de différents horizons, témoignent d'une question qui reste ouverte dans l'espace public. Les résultats présentés ici sont redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française. Au total, une majorité des répondants se montre attachée à l'appartenance européenne, tandis qu'un quart exprime une préférence pour la sortie, avec des variations notables selon l'âge et la situation professionnelle. Il reste difficile de déterminer dans quelle mesure ces positions traduisent une conviction profonde sur le projet européen ou une réaction à des insatisfactions plus conjoncturelles.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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