Politique

Publié le

13/11/2025

Souhaitez-vous sortir de l'Union Européenne

Résultats ajustés

du 14/09/2026 à 04:37

Depuis toujours

Réponses

1091

Oui

27%

Non

66%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La question de l'appartenance de la France à l'Union européenne constitue l'un des débats structurants de la vie politique française depuis plusieurs décennies. Loin d'être abstraite, elle touche à des enjeux concrets : souveraineté nationale, politique économique, contrôle des frontières ou encore légitimité démocratique des institutions européennes. Interroger les Français sur leur souhait de sortir de l'UE, c'est prendre la mesure d'un rapport complexe à la construction européenne. Les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês révèlent une orientation claire en faveur du maintien dans l'Union européenne. Parmi les 1 091 participants, 66 % se prononcent contre une sortie de l'UE, tandis que 27 % y sont favorables et 7 % déclarent ne pas savoir. On est ainsi loin d'une opinion divisée à parts égales : le soutien au maintien est net, même si près d'un répondant sur quatre exprime un souhait de rupture. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Les tranches d'âge les plus jeunes affichent une adhésion forte au maintien dans l'UE. Chez les 18-24 ans (n=259), 79 % sont opposés à une sortie, et ce chiffre reste élevé chez les 25-34 ans (74 %, n=423). À l'inverse, chez les 50-64 ans (n=91), la proportion souhaitant sortir de l'UE monte à 33 %. Cet écart pourrait refléter des représentations différentes de l'Europe selon les générations : les plus jeunes ont grandi dans un cadre déjà pleinement intégré à l'UE, là où les générations plus âgées ont pu traverser les étapes successives de la construction européenne dans un contexte parfois plus critique. Deuxième enseignement : une ligne de partage selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ (n=546) se prononcent à 76 % contre une sortie, contre 61 % chez les CSP- (n=280). Plus notable encore, parmi les inactifs (n=265), la proportion favorable à une sortie atteint 40 %, tandis que 52 % souhaitent rester. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'un sentiment d'éloignement vis-à-vis de l'UE davantage ressenti par les catégories moins insérées économiquement, pour qui les bénéfices perçus de l'intégration européenne pourraient sembler moins tangibles. Troisième enseignement : les différences régionales restent limitées. À l'exception de l'Île-de-France, où le souhait de rester est particulièrement prononcé (78 %, n=208), les écarts entre régions métropolitaines demeurent modestes, oscillant entre 71 % et 74 % d'opposition à une sortie. Ces résultats suggèrent que le rapport à l'UE ne se structure pas principalement selon une géographie nationale. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat sur le « Frexit » est régulièrement porté par certaines formations politiques, qu'elles soient souverainistes de droite ou critiques radicales de gauche. Le rejet du traité constitutionnel européen par référendum en 2005, ou encore les discussions suscitées par le Brexit à partir de 2016, ont contribué à alimenter ce questionnement dans le débat public. Pour autant, les chiffres observés ici tendent à indiquer que la demande de sortie demeure minoritaire, sans pour autant pouvoir être réduite à un phénomène marginal. Les résultats présentés sont redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française, ce qui renforce la fiabilité de lecture des grandes tendances. Au fond, ces résultats donnent à voir moins une France eurosceptique qu'une France partagée entre un attachement majoritaire à l'appartenance européenne et une minorité significative qui perçoit l'UE davantage comme une contrainte que comme une opportunité. La question qui demeure ouverte est celle des conditions dans lesquelles ce rapport à l'Europe pourrait évoluer, notamment en fonction des crises à venir et des réformes que l'Union parviendra, ou non, à engager.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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