Politique
Publié le
13/11/2025
Résultats ajustés
du 22/07/2026 à 22:26
Depuis toujours
Réponses
1075
Oui
26%
Non
67%
Ne sais pas
7%
La question de l'appartenance de la France à l'Union européenne traverse le débat politique depuis plusieurs décennies. Régulièrement portée par des formations souverainistes de droite comme de gauche, elle cristallise des tensions entre attachement à la souveraineté nationale et adhésion au projet d'intégration européenne. Interroger les Français sur leur souhait éventuel de quitter l'UE, c'est sonder un clivage profond qui structure une partie de l'offre politique française. Sur l'ensemble des répondants, la tendance est nette : deux tiers des Français interrogés sur Politês (67 %) se prononcent contre une sortie de l'Union européenne, tandis qu'un quart (26 %) y sont favorables. La part des indécis reste modeste, à 7 %. Ce résultat dessine une adhésion majoritaire au maintien dans l'UE, sans pour autant traduire un enthousiasme unanime : le quart favorable au Frexit constitue une minorité significative. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Chez les 18-24 ans, seuls 12 % souhaitent sortir de l'UE, contre 79 % qui y sont opposés. À l'inverse, chez les 50-64 ans, la part favorable à une sortie monte à 33 %, et elle atteint 55 % chez les 65 ans et plus, groupe au sein duquel les partisans du Frexit deviennent majoritaires. Ces écarts pourraient s'expliquer, en partie, par le fait que les générations les plus jeunes ont grandi dans un espace européen déjà intégré, tandis que les générations plus âgées ont pu connaître d'autres configurations politiques et économiques. Il convient toutefois de noter que le segment des 65 ans et plus repose sur un effectif limité (n=33) ; les chiffres le concernant sont à interpréter avec prudence. Deuxième enseignement : une ligne de clivage socio-professionnelle. Les CSP+ se montrent largement opposés à une sortie de l'UE (77 % contre, 19 % pour), tandis que les inactifs affichent une répartition bien plus resserrée : 41 % souhaitent quitter l'UE, contre 51 % qui souhaitent y rester. Les CSP- se situent dans une position intermédiaire, avec 27 % favorables au Frexit. Ces différences pourraient refléter un ressenti variable quant aux bénéfices perçus de l'intégration européenne selon la situation économique et professionnelle des répondants. Ces résultats s'inscrivent dans une histoire longue. Depuis le référendum sur le traité de Maastricht en 1992, puis le rejet du projet de Constitution européenne en 2005, la France entretient un rapport ambivalent à la construction européenne. Des partis comme l'UPR ou certaines listes présentées aux élections européennes de 2024 ont porté explicitement la cause du Frexit, sans toutefois rassembler une majorité. Des enquêtes antérieures indiquaient déjà une majorité favorable au maintien dans l'UE, assortie d'une minorité substantielle favorable à la sortie, ce qui est cohérent avec les résultats observés ici. Par ailleurs, les résultats présentés sont redressés afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. Au total, les Français interrogés apparaissent majoritairement attachés à leur appartenance à l'Union européenne, tout en portant une minorité favorable à une rupture dont le poids varie sensiblement selon l'âge et la catégorie socio-professionnelle. La question qui se pose alors est de savoir si ce soutien au maintien dans l'UE traduit une adhésion positive au projet européen, ou davantage une prudence face aux incertitudes qu'une sortie pourrait engendrer.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8142
chinaskih
a demandé
Réponses
7159
Victormlrt
a demandé
Réponses
6049