Politique

Publié le

13/11/2025

Souhaitez-vous sortir de l'Union Européenne

Résultats ajustés

du 11/07/2026 à 17:19

Depuis toujours

Réponses

1073

Oui

27%

Non

66%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La question de l'appartenance de la France à l'Union européenne constitue l'un des sujets les plus structurants du débat politique français. Depuis les traités fondateurs des années 1950, la construction européenne a progressivement redéfini les contours de la souveraineté nationale, alimentant des tensions qui traversent l'ensemble du spectre politique. Interroger les Français sur leur souhait éventuel de quitter l'UE revient à sonder leur rapport à cette souveraineté, mais aussi à leur vision de la place de la France en Europe. Les résultats collectés sur Politês sont nets : une large majorité de répondants se prononce contre une sortie de l'Union européenne. 66 % répondent non à cette question, tandis que 27 % y sont favorables et 7 % déclarent ne pas savoir. Il s'agit d'un résultat clairement orienté, sans pour autant minorer le fait qu'un quart des répondants exprime une position pro-Frexit, proportion qui n'est pas négligeable. Trois enseignements méritent d'être soulignés. Le premier concerne l'écart générationnel. Parmi les répondants âgés de 18 à 24 ans, 12 % souhaitent sortir de l'UE, contre 79 % qui s'y opposent. Cette proportion évolue progressivement avec l'âge : chez les 50-64 ans, le soutien au Frexit atteint 33 %, et chez les 65 ans et plus, il monte à 56 %, faisant de cette tranche d'âge la seule où une majorité se prononce pour une sortie. Ces écarts pourraient suggérer que les générations ayant grandi avec la construction européenne comme réalité établie y seraient davantage attachées, tandis que les répondants plus âgés, dont la mémoire politique précède ou accompagne les premières étapes de l'intégration, entretiendraient un rapport plus critique à cette appartenance. Le deuxième enseignement porte sur la catégorie socioprofessionnelle. Les répondants appartenant aux CSP+ affichent une opposition au Frexit particulièrement ferme, à 76 % contre 20 % favorables. Les CSP- apparaissent plus partagés, avec 27 % favorables à la sortie et 62 % opposés. L'écart le plus marqué s'observe chez les inactifs : 42 % se déclarent favorables à une sortie de l'UE, contre 50 % opposés. Ces résultats pourraient aller dans le sens d'un lien entre distance au marché du travail et une plus grande réceptivité aux discours remettant en cause l'intégration européenne, même si une telle interprétation demande à être considérée avec prudence. Mis en perspective, ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat sur la souveraineté nationale face aux institutions européennes demeure vivace en France. Des formations politiques souverainistes, de droite comme de gauche, ont porté la question du Frexit dans le débat public, bien que leur audience électorale reste limitée. Les données recueillies ici confirment dans leurs grandes lignes les tendances observées lors de précédentes enquêtes, qui faisaient déjà apparaître une majorité de Français favorables au maintien dans l'UE. Les résultats présentés sont redressés afin de corriger les éventuels biais d'échantillonnage et de mieux refléter la population française dans son ensemble. Au final, l'attachement à l'Union européenne apparaît comme majoritaire, mais il n'est pas uniforme. La question demeure ouverte : cet attachement traduit-il une adhésion positive au projet européen, ou reflète-t-il davantage une réticence face au risque et à l'incertitude qu'une sortie représenterait ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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