Société
Publié le
27/10/2025
du 31/10/2026 à 19:49
Sur 30 jours
Réponses
132
Oui
86%
Non
11%
Ne sais pas
3%
La question du temps passé sur son smartphone est devenue l'un des sujets de préoccupation individuelle et collective les plus discutés de ces dernières années. Au-delà du simple usage, elle touche à des enjeux de bien-être, de productivité et de rapport à l'attention, dans un contexte où les appareils mobiles occupent une place croissante dans le quotidien. Les résultats recueillis sur Politês sont, sur ce point, particulièrement nets. Quatre Français sur cinq déclarent trouver qu'ils passent trop de temps sur leur téléphone, soit 81 % des répondants. À peine un cinquième estime que ce n'est pas le cas, et la part d'indécis est quasi nulle. On est donc face à un sentiment d'excès très largement partagé, qui transcende la plupart des clivages habituels. Premier enseignement : on observe un écart notable entre les CSP- et les inactifs. Les CSP- expriment à 91 % le sentiment de passer trop de temps sur leur téléphone, contre 72 % chez les inactifs, soit près de 20 points d'écart. Cela pourrait suggérer que les actifs aux revenus plus modestes, souvent plus exposés à des usages de divertissement intensif ou à des contraintes de joignabilité professionnelle, ressentent davantage ce sentiment d'excès. Les inactifs, dont le rapport au temps est structurellement différent, pourraient percevoir cet usage comme moins problématique ou plus maîtrisé. Deuxième enseignement : les CSP+ affichent quant à eux un taux de 80 %, proche de la moyenne nationale, ce qui tend à confirmer que le sentiment d'excès ne se concentre pas sur un profil socio-économique particulier, mais s'étend à l'ensemble des catégories actives. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de prise de conscience progressive sur les effets de l'usage intensif du smartphone. Les réponses législatives témoignent d'une reconnaissance institutionnelle de ce phénomène : le droit à la déconnexion a été introduit en France dès 2017 pour les entreprises de plus de 50 salariés, et les fabricants de smartphones ont intégré des outils permettant de mesurer et de limiter le temps d'écran. Par ailleurs, l'âge moyen du premier smartphone en France se situerait autour de 11 ans, et les adolescents consacreraient en moyenne 4 heures par jour à leur appareil, ce qui pourrait contribuer à ancrer très tôt des usages perçus ensuite comme excessifs. Ces résultats sont redressés et portent sur 194 répondants. Les segments commentés — CSP+, CSP- et inactifs — atteignent des effectifs permettant une lecture raisonnée, mais invitent à la prudence dans les conclusions. Au fond, ce que révèle ce sondage, c'est moins une donnée d'usage qu'une donnée de conscience : la très grande majorité des Français perçoit son rapport au smartphone comme déséquilibré. La question qui reste ouverte est de savoir si cette prise de conscience se traduit, ou non, par des comportements effectifs de régulation.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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