Société
Publié le
27/10/2025
Résultats bruts
du 16/09/2026 à 23:53
Depuis toujours
Réponses
4401
Oui
83%
Non
15%
Ne sais pas
2%
Le smartphone occupe une place centrale dans le quotidien d'une large majorité de Français, au point que la question de son usage excessif est devenue un sujet de préoccupation partagée. Interrogés sur leur propre perception, les répondants sur Politês livrent un regard introspectif qui mérite d'être examiné avec attention. Le résultat est net : 83 % des répondants estiment passer trop de temps sur leur téléphone, contre 15 % qui ne le pensent pas. La part d'indécis est marginale, à 2 %. On se trouve donc face à une adhésion très large, quasi transversale, à ce sentiment d'usage excessif. Premier enseignement, le genre introduit un écart notable. Les femmes expriment ce sentiment à hauteur de 87 %, soit six points de plus que les hommes (81 %). Cela pourrait suggérer des usages différenciés, ou une propension plus marquée à l'auto-évaluation critique de ses pratiques numériques. Les données disponibles ne permettent pas de trancher entre ces deux hypothèses. Deuxième enseignement, l'âge est la variable qui produit les écarts les plus marqués. Les 18-24 ans arrivent en tête avec 86 % de réponses positives, suivis de près par les 15-17 ans (84 %). À l'autre extrémité, les 65 ans et plus ne sont que 57 % à partager ce sentiment, soit un écart de près de trente points avec les plus jeunes. Les 50-64 ans se situent dans une position intermédiaire, à 77 %. On observe ainsi un gradient générationnel clair : plus l'âge avance, moins le sentiment de surexposition au téléphone est répandu. Cela pourrait aller dans le sens d'usages objectivement moins intenses chez les seniors, mais également d'une moindre appropriation des normes de sobriété numérique dans ces tranches d'âge. Les résultats par catégorie socioprofessionnelle et par région sont, eux, remarquablement homogènes, avec des écarts inférieurs à deux points entre les grands groupes, ce qui ne permet pas de dégager d'enseignement distinctif. Ce résultat s'inscrit dans un contexte plus large où la question de l'usage intensif du smartphone fait l'objet d'une attention croissante. Des travaux en sciences du comportement ont mis en évidence des mécanismes de conception favorisant l'engagement prolongé des utilisateurs, et les débats législatifs récents — notamment autour de la protection des mineurs en ligne et de la régulation des plateformes numériques — témoignent d'une prise de conscience collective. Le fait que les jeunes adultes soient les plus nombreux à reconnaître un usage qu'ils jugent excessif pourrait s'inscrire dans ce mouvement plus large de sensibilisation aux effets du numérique sur le quotidien. Il convient de noter que ces résultats reposent sur des données brutes non redressées, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier pour les segments aux effectifs les plus faibles. En définitive, ce qui ressort de ces résultats, c'est moins le chiffre global — élevé, mais cohérent avec les tendances observées ailleurs — que sa relative constance à travers les catégories sociales et géographiques. Le sentiment de surexposition au téléphone semble aujourd'hui partagé bien au-delà d'un profil type. La question qui reste ouverte est de savoir si cette prise de conscience se traduit, ou pourrait se traduire, par des changements de comportement effectifs.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8741
Aztek21
a demandé
Réponses
8197
Lisa
a demandé
Réponses
8187