Société

Publié le

27/10/2025

Trouvez-vous que vous passez trop de temps sur votre téléphone ?

Résultats bruts

du 29/05/2026 à 12:59

Depuis toujours

Réponses

4235

Oui

83%

Non

15%

Ne sais pas

2%

Synthèse IA — bêta

Le rapport des Français à leur smartphone est devenu un sujet de société à part entière. Au-delà de la simple question de l'usage, se demander si l'on passe « trop » de temps sur son téléphone, c'est interroger sa capacité à réguler ses propres comportements numériques, dans un contexte où ces appareils occupent une place croissante dans la vie quotidienne. La réponse des répondants sur Politês sur ce point est frappante par son homogénéité : 83 % estiment passer trop de temps sur leur téléphone, contre 15 % qui ne le pensent pas et 2 % sans opinion. On est ici face à un consensus rare, qui transcende les clivages habituels de genre, d'âge ou de catégorie socioprofessionnelle. La dynamique n'est pas celle d'un débat ouvert, mais d'une prise de conscience largement partagée. Premier enseignement, l'écart entre hommes et femmes, bien que modéré, mérite d'être relevé. Les femmes sont 87 % à déclarer un usage qu'elles jugent excessif, contre 81 % des hommes. Ce résultat pourrait suggérer une plus grande propension à l'autocritique numérique chez les femmes, ou refléter des usages effectivement différenciés — sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Deuxième enseignement, le facteur générationnel constitue la variable la plus structurante de ces résultats. Les 18-24 ans affichent le taux d'adhésion le plus élevé, à 86 %, suivis de près par les 15-17 ans (84 %) et les 25-34 ans (83 %). À l'autre extrémité, les 65 ans et plus sont nettement moins nombreux à partager ce sentiment : 57 % seulement, contre 40 % qui ne pensent pas passer trop de temps sur leur téléphone. Cet écart générationnel pourrait s'expliquer par des usages objectivement différents, mais aussi par des normes de référence distinctes quant à ce qui constitue un usage « raisonnable ». Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles ne font pas apparaître de différence significative : CSP+, CSP- et inactifs convergent tous autour de 83-84 %. Ce résultat suggère que la perception d'un usage excessif du smartphone ne serait pas liée au statut social ou professionnel. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de questionnement sur les effets du numérique sur la santé mentale, l'attention et les relations sociales. Des travaux académiques ont mis en évidence des liens potentiels entre usage intensif des smartphones et phénomènes tels que la dépendance au téléphone, les troubles de l'attention ou la dégradation de la qualité des interactions sociales. Ce que mesurent ces résultats, ce n'est pas un usage objectif, mais une perception subjective de dépassement — ce qui en fait un indicateur pertinent d'une prise de conscience collective. Au fond, ce que révèle cette question, c'est moins un problème d'usage qu'un questionnement sur le rapport à soi et à la technologie. Une large majorité des répondants sur Politês semblent conscients d'un déséquilibre, sans nécessairement y avoir trouvé une réponse. La question qui reste ouverte est de savoir si cette prise de conscience se traduit, ou non, par des changements de comportement effectifs.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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