Société
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 29/05/2026 à 13:12
Depuis toujours
Réponses
3603
Oui
12%
Non
85%
Sans opinion
3%
La question des démonstrations d'affection en public occupe une place particulière dans les débats sur les normes sociales et la cohabitation dans l'espace commun. Interroger les répondants sur Politês pour savoir si voir un couple s'embrasser dans la rue les agace, c'est sonder leur rapport à l'intimité exposée et à l'évolution des codes de conduite collectifs. Les résultats sont nets : 85 % des répondants répondent non à cette question, tandis que 12 % déclarent être agacés par ce type de démonstration. Les sans-opinion représentent 3 % des répondants. On est donc face à un consensus très large, qui transcende la plupart des lignes de clivage habituelles. Premier enseignement, l'âge introduit un écart notable. Les 15-17 ans expriment un agacement dans 18 % des cas, contre seulement 7 % chez les 50-64 ans. Les 35-49 ans et les 50-64 ans affichent les niveaux d'agacement les plus faibles, respectivement 8 % et 7 %, quand les tranches les plus jeunes se montrent légèrement plus réservées. Ce résultat, contre-intuitif au premier regard, pourrait suggérer que les adolescents et jeunes adultes, encore en construction de leurs propres repères sociaux, réagissent davantage aux comportements affectifs dans l'espace public, sans que l'on puisse en tirer de conclusion définitive. Deuxième enseignement, le genre introduit des différences mesurées. Les femmes déclarent être agacées à 13 %, contre 11 % chez les hommes. L'écart est limité et invite à la prudence dans son interprétation ; il pourrait aller à rebours d'une représentation commune qui associerait davantage la sensibilité aux démonstrations affectives au genre féminin. Troisième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle dessine également quelques nuances. Les inactifs, qui comprennent notamment les étudiants et les personnes sans emploi, affichent un taux d'agacement de 14 %, légèrement supérieur à celui des CSP+ (10 %) et des CSP- (9 %). Les actifs, qu'ils soient de catégories supérieures ou intermédiaires, semblent globalement plus indifférents à ces scènes du quotidien. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de transformation des normes sociales autour de l'affection publique. Si des codes de discrétion ont longtemps prévalu dans l'espace public français, une évolution semble s'être opérée, distinguant ceux qui acceptent sans réserve ces démonstrations de ceux qui préfèrent une certaine retenue. Par ailleurs, la question prend une résonance particulière lorsqu'on la rapporte aux couples de même sexe, pour lesquels d'autres enquêtes indiquent des perceptions plus polarisées selon les profils. Le large consensus observé ici ne dit pas tout de la nature des couples que les répondants ont pu avoir à l'esprit en répondant. Enfin, ces résultats sont issus de données brutes non redressées, ce qui invite à une lecture prudente des écarts entre sous-groupes. Au fond, la grande majorité des Français se montre indifférente, voire bienveillante, face aux marques d'affection dans l'espace public. La question qui reste ouverte est de savoir si ce consensus se maintient de la même manière selon la nature du couple observé, ou si d'autres variables, non mesurées ici, pourraient en moduler l'intensité.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8033
Aztek21
a demandé
Réponses
7601
Lisa
a demandé
Réponses
7484