Société
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 14/09/2026 à 19:47
Depuis toujours
Réponses
3722
Oui
12%
Non
85%
Sans opinion
3%
Voir un couple s'embrasser dans la rue est un geste du quotidien qui peut, selon les individus, susciter l'indifférence, l'attendrissement ou, plus rarement, l'agacement. Au-delà de l'anecdote, cette question sonde des représentations plus larges sur les normes sociales, la pudeur et ce qui est jugé acceptable dans l'espace partagé. Le résultat global est sans ambiguïté : 85 % des répondants sur Politês déclarent que voir un couple s'embrasser dans la rue ne les agace pas, contre 12 % qui répondent par l'affirmative. Seulement 3 % se disent sans opinion. La dynamique est celle d'un large consensus autour de la tolérance envers les démonstrations d'affection en public. Premier enseignement : un écart générationnel mérite attention. Les 15-17 ans affichent le taux d'agacement le plus élevé, à 18 %, contre 15 % chez les 18-24 ans. À l'inverse, les 35-49 ans et les 50-64 ans sont les plus tolérants, avec seulement 8 % de réponses positives dans chaque tranche. Cela pourrait suggérer que les plus jeunes, en phase de construction de leurs propres normes sociales, expriment une sensibilité légèrement plus marquée à ces situations, sans que cela remette en cause la tendance générale très nette. Deuxième enseignement : les écarts selon la catégorie socioprofessionnelle sont limités, mais les inactifs se distinguent légèrement avec 15 % d'agacement, contre 10 % chez les CSP+ et les CSP-. Cette catégorie regroupe des profils très hétérogènes, notamment les étudiants et les retraités, ce qui invite à une lecture prudente de cet écart. Troisième enseignement : les variations régionales sont faibles et peu discriminantes. L'Île-de-France affiche le taux d'agacement le plus élevé à 14 %, tandis que le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et le Sud-Est se situent autour de 11 %. Ces écarts restent dans des marges qui ne dessinent pas de différenciation territoriale significative. Ce résultat s'inscrit dans un contexte plus large de progressive normalisation des démonstrations d'affection en public. Des données antérieures indiquaient qu'en 2019, un tiers des Français déclaraient être « plutôt choqués » par deux personnes de même sexe s'embrassant. Le niveau d'agacement global mesuré ici, à 12 %, toutes configurations confondues, pourrait suggérer que la tolérance envers les marques d'affection dans l'espace public serait aujourd'hui largement ancrée, au moins pour ce qui concerne le baiser en général. La question de l'orientation sexuelle des couples concernés reste néanmoins un facteur potentiellement différenciant, que cette question ne permet pas d'isoler. Par ailleurs, les résultats présentés sont des données brutes, non redressées. Une prudence relative s'impose pour l'interprétation des écarts entre segments, qui peuvent en partie refléter la composition de l'échantillon. L'image qui se dégage est celle d'une population française globalement à l'aise avec les démonstrations d'affection ordinaires dans l'espace public. Le 12 % d'agacement résiduel invite toutefois à s'interroger sur ce qui, au-delà du geste lui-même, pourrait encore nourrir ce sentiment : intensité du baiser, contexte ou identité des personnes impliquées.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8741
Aztek21
a demandé
Réponses
8197
Lisa
a demandé
Réponses
8187