Politique
Publié le
12/10/2025
Résultats ajustés
du 02/07/2026 à 08:58
Depuis toujours
Réponses
593
Oui
69%
Non
21%
Sans opinion
10%
La question de la démission du président de la République s'est imposée comme l'un des débats structurants de la vie politique française ces dernières années, alimentée par une succession de crises sociales, d'instabilités gouvernementales et de tensions entre l'exécutif et les oppositions. Interroger les Français sur ce sujet, c'est sonder leur rapport à la légitimité présidentielle autant qu'à la confiance dans les institutions. Les résultats recueillis par Politês sont clairs sur la tendance d'ensemble : 69 % des répondants se déclarent favorables à la démission d'Emmanuel Macron, contre 21 % qui s'y opposent, tandis que 10 % n'expriment pas d'opinion. On observe ainsi une orientation majoritaire et nette, qui laisse peu de place à l'ambiguïté sur la direction générale de l'opinion. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est notable. Les femmes se prononcent à 73 % en faveur de la démission, contre 65 % pour les hommes. À l'inverse, les hommes affichent un taux d'opposition plus élevé, à 30 %, contre 13 % chez les femmes. Cet écart pourrait suggérer un rapport différencié à la figure présidentielle, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause avec certitude. Deuxième enseignement : la demande de démission est partagée à travers les générations, à une exception notable. Chez les 35-49 ans et les 65 ans et plus, elle atteint respectivement 69 % et 70 %, des niveaux proches de la moyenne. Les 18-24 ans et les 25-34 ans se situent légèrement en retrait, autour de 62-63 %, mais s'inscrivent dans la même orientation générale. Ces résultats pourraient suggérer une diffusion large du sentiment dans l'ensemble des classes d'âge adultes. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles les moins favorisées expriment une demande plus marquée. Les CSP- affichent 79 % de réponses favorables à la démission, contre 62 % pour les CSP+. Un écart de 17 points qui pourrait être lu dans un contexte où les politiques économiques sont souvent perçues différemment selon les niveaux de revenus et les positions sociales. Quatrième enseignement : la région Île-de-France se distingue nettement du reste du territoire. Avec 50 % de réponses favorables et 42 % d'opposants, elle est la seule grande région où l'opposition à la démission atteint un niveau comparable au soutien. Toutes les autres régions affichent des majorités favorables comprises entre 65 % et 73 %, ce qui constitue un écart géographique significatif. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte politique marqué par une instabilité gouvernementale notable depuis 2024, des appels à la démission portés par des forces politiques très diverses, allant du Rassemblement National à La France Insoumise, en passant par certains élus de droite. Emmanuel Macron a, pour sa part, réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté d'aller au terme de son mandat jusqu'en 2027. La conjonction d'une mobilisation de l'opposition et d'une défiance sociale étendue constitue le contexte dans lequel ces résultats peuvent être lus. Les données sont redressées pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. Les tendances régionales restent néanmoins à interpréter avec prudence, compte tenu des effectifs propres à chaque territoire. Au bout du compte, ce qui ressort de cette consultation, c'est moins une demande ponctuelle que le reflet d'un rapport à la légitimité présidentielle qui semblerait durablement fragilisé dans une large partie de l'opinion. La question que ces chiffres posent est peut-être celle-ci : dans quelle mesure une telle configuration de l'opinion publique pèse-t-elle sur l'exercice effectif du pouvoir présidentiel jusqu'à l'échéance de 2027 ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8117
chinaskih
a demandé
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7142
Victormlrt
a demandé
Réponses
6031