Société

Publié le

02/11/2025

Vous êtes pour ou contre l'avortement ?

Résultats ajustés

du 12/09/2026 à 15:43

Depuis toujours

Réponses

1059

Je suis pour l'avortement

88%

Je suis contre l'avortement

7%

Je ne sais pas

5%

Synthèse des résultats

La question de l'avortement occupe une place singulière dans le débat public français. Depuis la loi Veil de 1975 jusqu'à l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution en mars 2024, la législation a évolué de manière continue dans le sens d'une protection renforcée de ce droit. Mesurer l'opinion des Français sur ce sujet permet d'éclairer la correspondance, ou l'éventuel décalage, entre les évolutions législatives et les convictions de la population. Le tableau d'ensemble est celui d'une adhésion très largement majoritaire. 88 % des répondants sur Politês se déclarent pour l'avortement, contre 7 % qui s'y disent opposés, et 5 % qui ne se prononcent pas. La dynamique générale est donc celle d'un consensus marqué, l'opposition restant minoritaire et le taux d'indécision faible. Premier enseignement, l'écart entre femmes et hommes est modeste mais mérite d'être noté. Les femmes se déclarent favorables à 90 %, contre 86 % pour les hommes. L'opposition est quant à elle légèrement plus exprimée chez les femmes (8 % contre 6 % chez les hommes), tandis que l'incertitude est nettement plus faible dans cette catégorie (2 % contre 8 %). Ces chiffres pourraient suggérer que les femmes, davantage concernées en première personne par ce droit, auraient des positions plus tranchées, dans un sens comme dans l'autre. Deuxième enseignement, on observe une tendance à la hausse du taux d'opposition avec l'âge. Chez les 50-64 ans, 12 % des répondants se déclarent contre l'avortement, contre 4 à 7 % dans les tranches d'âge plus jeunes. Cet écart générationnel, sans être spectaculaire, pourrait aller dans le sens d'une adhésion plus ancrée aux valeurs traditionnelles dans les générations plus anciennes, ou refléter un effet de génération lié au contexte social dans lequel ces individus ont forgé leurs opinions. Troisième enseignement, la variable socioprofessionnelle introduit un écart notable. Les CSP+ affichent un soutien à l'avortement de 92 %, tandis que les CSP- sont à 85 %. L'opposition est également plus marquée chez ces dernières (12 % contre 5 % chez les CSP+). Ce résultat pourrait s'inscrire dans un contexte où les positions sur les questions sociétales tendent à varier selon le niveau d'éducation et les milieux culturels d'appartenance, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Ce niveau d'adhésion peut être mis en regard de l'évolution législative française, qui a progressivement élargi et sécurisé l'accès à l'IVG depuis 1975. L'inscription de ce droit dans la Constitution en mars 2024 constitue l'aboutissement d'un processus long, qui semble trouver un écho favorable dans l'opinion. On peut également noter que les positions les plus opposées à l'avortement, portées notamment par des courants religieux conservateurs ou des mouvements pro-vie, représentent une part minoritaire mais réelle du débat public. Les résultats présentés ici sont redressés afin de refléter au mieux la structure de la population française, ce qui renforce leur fiabilité d'ensemble. L'image qui se dégage est celle d'un droit largement accepté par les Français, avec des nuances perceptibles selon le genre, l'âge et la catégorie socioprofessionnelle. La question qui reste ouverte est celle des conditions concrètes d'accès à ce droit et de la persistance, dans certains segments de la population, d'une opposition qui continue de structurer une partie du débat public.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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