Société
Publié le
02/11/2025
Résultats ajustés
du 13/07/2026 à 02:06
Depuis toujours
Réponses
1029
Je suis pour l'avortement
88%
Je suis contre l'avortement
7%
Je ne sais pas
5%
La question de l'avortement occupe une place particulière dans le débat public français. Depuis la loi Veil de 1975, le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) a été progressivement consolidé, jusqu'à l'allongement du délai légal à 14 semaines en 2022 et les discussions sur son inscription dans la Constitution. C'est dans ce contexte que les Français interrogés sur Politês ont été invités à exprimer leur position de principe. Le résultat est net : 88 % des répondants se déclarent favorables à l'avortement, contre 7 % qui s'y opposent et 5 % qui ne se prononcent pas. Le soutien au droit à l'IVG apparaît ainsi comme une position très largement partagée, qui semble transcender a priori les clivages habituels. Premier enseignement : le soutien est élevé dans toutes les tranches d'âge, mais une légère inflexion se dessine avec l'avancée en âge. Les 25-34 ans expriment le soutien le plus fort, à 90 %, tandis que les 50-64 ans affichent un taux de 82 %, accompagné d'une opposition plus marquée à 14 %. Cet écart, bien que modéré, pourrait refléter des différences de rapport à ce droit selon les générations, les plus âgées ayant traversé des périodes où le débat était plus ouvert et plus polarisé. Deuxième enseignement : les femmes et les hommes partagent globalement la même orientation favorable, mais avec quelques nuances. Les femmes se déclarent pour à 90 %, contre 85 % chez les hommes. Plus notable encore, la part des indécis est nettement plus faible chez les femmes (2 %) que chez les hommes (9 %), ce qui pourrait suggérer que ce sujet est perçu comme plus directement personnel, et donc moins sujet à l'hésitation, par les premières concernées. Troisième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle mérite attention. Les CSP+ affichent un soutien de 92 %, quand les CSP- se situent à 85 %, avec une opposition plus élevée dans ce groupe (12 % contre 5 % pour les CSP+). Cet écart invite à une interprétation prudente : il pourrait témoigner d'influences diverses, qu'elles soient culturelles, religieuses ou liées à des environnements sociaux différents. Cette adhésion très large s'inscrit dans un contexte où le droit à l'IVG est perçu, par une partie significative de la société française, comme un acquis fondamental. Les récents débats législatifs — notamment la tentative d'inscrire ce droit dans la Constitution en 2022 — auraient pu contribuer à cristalliser et à rendre plus visible ce consensus de principe. Il reste que l'accord de principe sur le droit à l'avortement ne préjuge pas des opinions sur ses modalités concrètes, telles que les délais légaux, les conditions d'accès ou la clause de conscience des soignants. Au final, les répondants expriment un soutien de principe très largement partagé au droit à l'avortement, avec des nuances qui varient davantage selon la catégorie socioprofessionnelle et l'âge que selon le genre. La question qui demeure ouverte est celle de savoir si ce consensus de principe se traduit de la même façon lorsqu'il s'agit d'en définir les contours précis.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8129
Aztek21
a demandé
Réponses
7724
Lisa
a demandé
Réponses
7559