Société

Publié le

02/11/2025

Vous êtes pour ou contre l'avortement ?

Résultats ajustés

du 21/07/2026 à 16:02

Depuis toujours

Réponses

1034

Je suis pour l'avortement

88%

Je suis contre l'avortement

7%

Je ne sais pas

5%

Synthèse des résultats

La question de l'avortement occupe une place singulière dans le débat public français. Depuis la loi Veil de 1975, qui a dépénalisé l'interruption volontaire de grossesse, le sujet continue de cristalliser des visions opposées sur les droits fondamentaux, l'autonomie des femmes et la définition de la vie. Les débats récents autour de l'allongement du délai légal à 14 semaines et de la constitutionnalisation du droit à l'IVG ont remis cette question au cœur de l'actualité législative et sociétale. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une adhésion très large en faveur de l'avortement. 88 % d'entre eux se déclarent pour, contre 7 % qui s'y opposent et 5 % qui ne se prononcent pas. La dynamique est nettement orientée vers un soutien au droit à l'IVG, avec un niveau d'opposition particulièrement contenu. Premier enseignement : un écart notable entre hommes et femmes. Les femmes soutiennent l'avortement à 91 %, contre 85 % pour les hommes. Par ailleurs, la part de « ne sait pas » est quasi absente chez les femmes (1 %), contre 9 % chez les hommes. Ces chiffres pourraient suggérer que les femmes entretiennent un rapport plus direct et plus tranché à cette question, ce qui irait dans le sens d'une perception de l'IVG comme un enjeu personnel autant que politique. Deuxième enseignement : une légère variation selon l'âge. Le soutien à l'avortement est légèrement plus faible chez les 50-64 ans (82 %) et chez les 65 ans et plus (78 %), tandis que les 25-34 ans affichent le taux le plus élevé (90 %). On note également que la proportion d'opposants est plus marquée chez les 50-64 ans (14 %), soit un niveau deux fois supérieur à la moyenne. Ces écarts restent modérés, mais ils pourraient aller dans le sens d'une sensibilité générationnelle différenciée à cette question. Troisième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ soutiennent l'avortement à 92 %, contre 85 % pour les CSP-. L'opposition est également plus marquée chez les CSP- (12 % contre 5 % pour les CSP+). Ces différences, sans être spectaculaires, méritent d'être relevées. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le droit à l'avortement est largement perçu comme un acquis en France, même si des fragilités demeurent, notamment en matière d'accès effectif dans certains territoires. L'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution, débattue en 2022 et soutenue par une majorité transpartisane à l'Assemblée nationale, témoigne d'une volonté politique de consolider ce droit face à des incertitudes perçues, y compris au regard d'évolutions législatives observées dans d'autres pays. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter la population française, ce qui renforce leur représentativité. Les segments dont les effectifs sont insuffisants pour permettre une analyse robuste n'ont pas été commentés. Au-delà des chiffres, ce qui ressort est la solidité du consensus autour du droit à l'avortement, avec des nuances selon le genre, l'âge et la catégorie socioprofessionnelle. La question qui reste ouverte est celle de la nature de ce soutien : s'agit-il d'une conviction profonde et stable, ou d'un acquis considéré comme allant de soi, et donc potentiellement moins mobilisateur face à d'éventuelles remises en cause ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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