Société

Publié le

28/10/2025

Vous êtes vous déjà posés des questions sur votre genre (si vous étiez trans par exemple) ?

Résultats bruts

du 23/07/2026 à 11:24

Depuis toujours

Réponses

2382

Oui

17%

Non

82%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

La question de l'identité de genre occupe une place croissante dans le débat public français, portée par des évolutions législatives, une médiatisation accrue et des revendications militantes. Dans ce contexte, interroger les répondants sur leur propre rapport au questionnement de genre permet de mesurer à quel point cette réalité, souvent abordée sous l'angle collectif ou politique, touche aussi à l'expérience intime des individus. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une majorité claire se dégage : 82 % déclarent ne s'être jamais posé de question sur leur genre, contre 17 % qui répondent par l'affirmative. La part des indécis reste marginale, à 1 %. Le sujet ne suscite donc pas d'ambivalence généralisée, mais une minorité significative — près d'un répondant sur six — dit avoir traversé ce type d'interrogation. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Les 15-17 ans et les 18-24 ans sont les plus nombreux à déclarer s'être posé des questions sur leur genre, à 21 % chacun. Ce taux diminue progressivement avec l'âge : 18 % chez les 25-34 ans, 9 % chez les 35-49 ans, et 6 à 7 % chez les 50 ans et plus. Cela pourrait suggérer que les générations les plus jeunes sont davantage exposées à ces questionnements, ou du moins davantage disposées à les exprimer, dans un contexte culturel et éducatif qui a sensiblement évolué ces dernières décennies. Deuxième enseignement : une différence notable selon le genre déclaré. Les répondants se déclarant non binaires sont très largement concernés, à 79 %. Chez les femmes, 18 % déclarent s'être posé cette question, contre 14 % chez les hommes. Cet écart, bien que modéré, pourrait aller dans le sens d'une plus grande propension des femmes à explorer ou à verbaliser leur rapport à l'identité de genre. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent des actifs. Parmi les inactifs, 21 % répondent oui, contre 13 % chez les CSP+ et 14 % chez les CSP-. Cette différence pourrait s'expliquer en partie par la surreprésentation des jeunes dans cette catégorie — étudiants et lycéens étant fréquemment classés comme inactifs —, ce qui rejoint le constat générationnel formulé plus haut. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la question du genre fait l'objet d'une attention publique et institutionnelle croissante en France. La simplification du changement de mention de sexe à l'état civil, introduite par la loi de modernisation de la justice de 2016, ainsi que les débats relatifs à la prise en charge médicale des mineurs, ont contribué à rendre ces sujets plus visibles dans l'espace public. Cette visibilité accrue pourrait, pour une partie des répondants, faciliter la mise en mots d'un questionnement qui existait sans nécessairement disposer d'un cadre pour s'exprimer. Les données mobilisées ici, collectées via Politês, sont des données brutes non redressées, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier pour les segments dont les effectifs sont plus réduits. Si une large majorité des répondants n'a pas traversé de questionnement sur son genre, la part non négligeable de ceux qui le déclarent — concentrée chez les plus jeunes — invite à observer avec attention ce que ces évolutions de sensibilité générationnelle pourraient signifier pour les débats à venir sur l'identité et la diversité.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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