Société

Publié le

28/10/2025

Vous êtes vous déjà posés des questions sur votre genre (si vous étiez trans par exemple) ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 04:26

Depuis toujours

Réponses

2414

Oui

17%

Non

82%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

La question de l'identité de genre occupe une place grandissante dans le débat public français, portée par des évolutions législatives, une visibilité médiatique accrue et des discussions sociétales parfois vives. Mesurer la proportion de Français ayant personnellement traversé une phase de questionnement sur leur propre genre permet de saisir une réalité intime, souvent peu documentée. À l'échelle de l'ensemble des répondants, la grande majorité indique ne s'être jamais posé cette question : 82 % répondent non, contre 17 % qui déclarent avoir effectivement questionné leur genre à un moment de leur vie. La part d'indécis est marginale, à 1 %, ce qui tend à indiquer que la question est généralement ressentie comme tranchée. Premier enseignement notable : l'écart générationnel. Chez les 15-17 ans et les 18-24 ans, 21 % déclarent avoir questionné leur genre, contre seulement 7 % chez les 50-64 ans et 6 % chez les 65 ans et plus. Les 25-34 ans se situent à 19 %, tandis que les 35-49 ans marquent une rupture plus nette, à 9 %. Cet écart entre les générations les plus jeunes et les plus âgées pourrait aller dans le sens d'une évolution des représentations et d'une plus grande disponibilité du sujet dans les espaces de socialisation contemporains. On peut également émettre l'hypothèse que des effets de génération jouent un rôle : les questions d'identité de genre étant aujourd'hui davantage nommées et discutées qu'elles ne l'étaient par le passé, leur formulation explicite pourrait être plus accessible pour les cohortes les plus jeunes. Deuxième enseignement : la variable de genre. Parmi les répondants s'identifiant comme femmes, 19 % déclarent avoir questionné leur genre, contre 14 % chez ceux s'identifiant comme hommes. L'écart est mesurable sans être considérable entre ces deux groupes. En revanche, les répondants s'identifiant comme non binaires affichent un résultat très attendu : 80 % d'entre eux répondent oui, ce qui est cohérent avec la définition même de la non-binarité comme identité questionnant la binarité assignée à la naissance. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle. Les inactifs, qui incluent notamment des étudiants et jeunes adultes, affichent un taux de questionnement de 21 %, légèrement supérieur à celui des CSP+ et des CSP-, qui se situent tous deux à 14 %. Ce résultat pourrait être mis en regard de la structure d'âge de cette catégorie, les jeunes étant surreprésentés parmi les inactifs de l'échantillon. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France a progressivement assoupli les procédures de changement d'état civil, notamment depuis la loi de 2016, et plus récemment avec une décision du Conseil d'État en janvier 2025. La dépsychiatrisation de la transidentité au niveau international, effective avec l'entrée en vigueur de la CIM-11 en 2022, participe également d'un environnement dans lequel le questionnement sur le genre peut être davantage formulé et reconnu. Ces données, collectées via Politês, sont issues de résultats bruts non redressés. La composition de l'échantillon, notamment la surreprésentation relative des jeunes adultes, invite à une lecture prudente des chiffres globaux. Si une large majorité des répondants n'a pas questionné son genre, une part non négligeable — et nettement plus élevée chez les plus jeunes — déclare avoir traversé cette expérience. La question reste ouverte de savoir si cette évolution reflète une transformation durable des représentations individuelles du genre, ou davantage un effet de génération lié aux conditions culturelles et sociales propres à chaque époque.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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