Économie

Société

Publié le

26/10/2025

À quelle classe sociale pensez-vous appartenir ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 05:55

Depuis toujours

Réponses

1127

Classe populaire / modeste

18%

Classe moyenne inférieure

25%

Classe moyenne

35%

Classe moyenne supérieure

15%

Classe aisée / riche

6%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

La question de l'appartenance aux classes sociales occupe une place particulière dans le débat public français. Loin d'être une abstraction académique, elle touche à la manière dont les individus perçoivent leur position dans la société, leurs conditions de vie et les inégalités qui les entourent. Interroger les Français sur leur auto-identification sociale, c'est sonder à la fois une réalité vécue et une représentation subjective qui ne coïncide pas toujours avec les critères objectifs de classification. Sur l'ensemble des répondants, la classe moyenne concentre la part la plus importante des réponses, à 35 %. En y ajoutant la classe moyenne inférieure (25 %) et la classe moyenne supérieure (15 %), ce sont ainsi 75 % des répondants qui se définissent comme appartenant à une forme ou une autre de classe moyenne. La classe populaire ou modeste rassemble 18 % des répondants, tandis que la classe aisée ou riche n'en réunit que 6 %. L'image d'une société qui se perçoit majoritairement comme moyenne ressort nettement de ces données. Premier enseignement, un écart selon le genre mérite attention. Les femmes se déclarent davantage appartenir aux classes populaires ou modestes (23 %) et à la classe moyenne inférieure (28 %), quand les hommes s'identifient plus fréquemment à la classe moyenne supérieure (20 %) ou à la classe aisée (9 % contre 2 % chez les femmes). Cet écart pourrait refléter à la fois des réalités économiques distinctes selon le genre et des représentations culturelles différenciées de la réussite et du statut social. Deuxième enseignement, les catégories socioprofessionnelles dessinent des profils très contrastés. Les CSP- s'identifient à 24 % à la classe populaire et à 40 % à la classe moyenne inférieure, soit près des deux tiers des répondants de ce groupe dans les deux catégories les plus modestes. À l'inverse, les CSP+ se positionnent davantage en classe moyenne (39 %) ou supérieure (22 %), avec 10 % qui s'estiment aisés. Les inactifs présentent pour leur part la proportion la plus élevée d'auto-identification à la classe populaire (31 %), ce qui pourrait traduire une association forte entre inactivité et sentiment de vulnérabilité économique. Troisième enseignement, les disparités régionales sont sensibles. L'Île-de-France se distingue nettement du reste du territoire : seulement 8 % des répondants franciliens se déclarent en classe populaire, contre 20 % dans le Nord-Ouest, et 29 % s'identifient à la classe moyenne supérieure, soit le double de la moyenne nationale. Cette singularité francilienne pourrait être mise en regard de la concentration des emplois qualifiés et des niveaux de revenus plus élevés caractéristiques de la région capitale. Ces résultats s'inscrivent dans un débat sociologique de long terme sur la pertinence des classes sociales comme grille de lecture de la société française. L'idée d'une société de classes moyennes, souvent mobilisée pour décrire la France des décennies passées, trouve un écho certain dans ces données. Les écarts observés selon le genre, la catégorie socioprofessionnelle ou la région rappellent toutefois que cette moyenne recouvre des situations très hétérogènes, et que la notion de classe reste traversée par des perceptions subjectives autant que par des indicateurs objectifs. Ces résultats sont issus d'un sondage redressé portant sur 1 316 répondants interrogés sur Politês, ce qui confère une robustesse satisfaisante aux résultats globaux et aux principaux segments analysés. Ce que révèle ce sondage, c'est moins une photographie figée de la structure sociale française qu'un instantané des représentations que les Français ont d'eux-mêmes. La question qui reste ouverte est celle du lien entre cette perception subjective et les dynamiques objectives d'inégalité : dans quelle mesure l'auto-identification sociale évolue-t-elle avec les transformations économiques et les débats publics sur les inégalités ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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