Sécurité et Justice
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 04/10/2026 à 02:38
Depuis toujours
Réponses
1648
Oui
63%
Non
37%
Ne sais pas
0%
La question des infractions routières liées à la vitesse occupe une place récurrente dans le débat public français. Au-delà des statistiques officielles et des politiques de sécurité routière, elle renvoie à une réalité vécue par des millions de conducteurs. Interroger les Français sur le fait d'avoir déjà reçu un procès-verbal pour excès de vitesse, c'est sonder à la fois une expérience concrète et un rapport plus diffus à la norme et à son contrôle. Sur l'ensemble des répondants, une majorité nette — soit 63 % — déclare avoir déjà été verbalisée pour excès de vitesse, contre 37 % qui ne l'ont jamais été. Ce résultat traduit moins une position d'opinion qu'un constat d'expérience vécue, mais il dessine néanmoins un portrait utile de la population concernée par ce type d'infraction. Premier enseignement : l'écart selon le genre est notable. 69 % des hommes déclarent avoir reçu un tel PV, contre 57 % des femmes. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une pratique de conduite différenciée, mais aussi d'une exposition plus fréquente à la route pour certains profils. Il reste difficile d'en tirer des conclusions définitives sans disposer de données sur les kilomètres parcourus ou les types de trajets effectués. Deuxième enseignement : la progression avec l'âge est particulièrement marquée. Chez les 18-24 ans, 16 % seulement déclarent avoir déjà reçu un PV pour excès de vitesse ; ce chiffre monte à 53 % chez les 25-34 ans, puis à 79 % chez les 50-64 ans et à 83 % chez les 65 ans et plus. Cette tendance reflète en premier lieu un effet mécanique d'accumulation : plus on a conduit longtemps, plus la probabilité d'avoir été contrôlé est élevée. Elle n'indique pas nécessairement un comportement plus risqué de la part des conducteurs les plus expérimentés. Troisième enseignement : les actifs de catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) déclarent plus fréquemment avoir reçu un PV (68 %) que les CSP- (57 %) ou les inactifs (57 %). Ce résultat pourrait être mis en lien avec une plus grande mobilité professionnelle, et donc une exposition accrue aux dispositifs de contrôle, sans qu'il soit possible d'en déduire davantage. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où, selon les données officielles, plus de 4 millions de conducteurs ont été verbalisés pour excès de vitesse en une seule année, et où près de 6 PV sur 10 sanctionneraient des écarts très faibles, souvent inférieurs à 5 km/h. Le déploiement progressif de nouvelles générations de radars et la densification du maillage de contrôle routier pourraient contribuer à rendre l'expérience de la verbalisation relativement commune parmi les conducteurs réguliers. Les résultats présentés, collectés via Politês, sont redressés afin de refléter au mieux la diversité de la population française. Il convient néanmoins de noter que la question porte sur une expérience déclarative, susceptible d'être affectée par des biais de mémoire ou de désirabilité sociale. Au final, le fait qu'une majorité de répondants déclare avoir été verbalisée pour excès de vitesse illustre à quel point cette infraction s'inscrit dans une expérience routière largement partagée. La question qui demeure ouverte est celle du sens que les conducteurs accordent à cette expérience : simple aléa administratif, sentiment d'injustice ou prise de conscience d'un comportement à risque ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours