Sécurité et Justice
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 16/09/2026 à 00:19
Depuis toujours
Réponses
1640
Oui
63%
Non
37%
Ne sais pas
0%
L'excès de vitesse figure parmi les infractions routières les plus fréquentes en France, et les amendes qui en résultent concernent une part significative des automobilistes. Au-delà du simple constat statistique, la question de l'expérience personnelle avec ce type de verbalisation renseigne sur la diffusion concrète des contrôles dans la vie quotidienne, et sur le rapport entretenu avec les règles de circulation. Sur l'ensemble des répondants interrogés dans le cadre de la consultation Politês, 63 % des Français déclarent avoir déjà reçu un PV pour excès de vitesse, contre 37 % qui affirment ne jamais en avoir eu. La majorité est nette, sans pour autant être écrasante : une personne sur trois n'a donc jamais été verbalisée pour ce motif, ce qui témoigne d'une réalité largement partagée, mais loin d'être universelle. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est notable. 69 % des hommes déclarent avoir déjà reçu un PV pour excès de vitesse, contre 56 % des femmes, soit un écart de 13 points. Cet écart pourrait suggérer des comportements de conduite différenciés, ou une exposition plus ou moins importante à la route selon les groupes, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion causale directe. Deuxième enseignement : la progression avec l'âge est particulièrement marquée. Chez les 18-24 ans, seuls 16 % déclarent avoir déjà été verbalisés, contre 53 % chez les 25-34 ans, 65 % chez les 35-49 ans, 79 % chez les 50-64 ans et 83 % chez les 65 ans et plus. Cette progression régulière pourrait s'expliquer par l'accumulation d'années de conduite, mais aussi par le fait que les générations plus âgées ont conduit dans des contextes réglementaires et technologiques différents, avec une densité de radars historiquement variable. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) déclarent davantage avoir reçu un PV, à hauteur de 68 %, contre 57 % pour les CSP- et 55 % pour les inactifs. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une exposition plus importante à la route pour des raisons professionnelles, ou d'habitudes de déplacement plus intensives, sans qu'il soit possible d'en affirmer davantage. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la politique de contrôle de la vitesse en France s'est considérablement renforcée au fil des années, avec un parc de radars automatiques en expansion continue et des technologies de détection de plus en plus précises. Le débat public autour des PV pour excès de vitesse demeure actif : des enquêtes récentes suggèrent qu'une majorité de Français serait favorable à l'exemption des très petits excès de vitesse, tandis que les autorités maintiennent que le respect strict des limitations constitue un levier essentiel de sécurité routière. Les résultats présentés sont redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble. Au total, cette consultation dessine le portrait d'une infraction largement répandue, dont l'expérience s'accumule avec les années de conduite et varie selon le genre et la catégorie socioprofessionnelle. Elle invite à s'interroger sur ce que révèle cette banalisation du PV pour excès de vitesse : signe d'une norme insuffisamment intériorisée, d'une densification des contrôles, ou d'une combinaison des deux.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours