Sécurité et Justice

Publié le

20/10/2025

As-tu déjà eu un PV pour excès de vitesse ?

Résultats ajustés

du 21/07/2026 à 06:56

Depuis toujours

Réponses

1603

Oui

63%

Non

37%

Ne sais pas

0%

Synthèse des résultats

L'excès de vitesse occupe une place centrale dans le débat sur la sécurité routière en France. Régulièrement présenté comme l'une des premières causes de mortalité sur les routes, il fait l'objet d'une politique répressive qui s'est intensifiée ces dernières années, notamment avec le déploiement de radars aux capacités croissantes. Dans ce contexte, la question de l'expérience personnelle avec les procès-verbaux pour excès de vitesse permet de saisir la réalité vécue par les automobilistes. Selon les résultats redressés recueillis auprès de 1 603 répondants sur Politês, une majorité claire déclare avoir déjà reçu un PV pour excès de vitesse : 63 % répondent « oui », contre 37 % qui n'en ont jamais reçu. La quasi-absence de réponses « ne sais pas » (0 %) témoigne de la nature très concrète et mémorable de cette expérience. On est davantage face à un constat partagé que face à une question de perception. Premier enseignement, l'écart entre hommes et femmes est notable. Les hommes déclarent avoir reçu un PV à hauteur de 69 %, contre 57 % pour les femmes, soit un écart de 12 points. Cet écart pourrait partiellement refléter des habitudes de conduite différentes ou une exposition au volant plus fréquente ; il pourrait également être lu à la lumière de comportements de vitesse qui, d'après les données disponibles sur la sinistralité, tendent en moyenne à différer selon le genre. Deuxième enseignement, la progression avec l'âge est particulièrement marquée. Parmi les 18-24 ans, 16 % seulement déclarent avoir reçu un PV. Ce chiffre monte à 54 % chez les 25-34 ans, puis à 64 % chez les 35-49 ans, avant d'atteindre 79 % chez les 50-64 ans et 82 % chez les 65 ans et plus. Cette progression pourrait s'expliquer par un effet d'accumulation lié à la durée d'exposition à la conduite : plus on conduit depuis longtemps, plus la probabilité d'avoir été contrôlé au moins une fois augmente mécaniquement. Troisième enseignement, une variation socioprofessionnelle mérite d'être signalée. Les CSP+ déclarent avoir reçu un PV dans 68 % des cas, contre 57 % pour les CSP-. Cet écart pourrait être associé à une utilisation plus intensive de la voiture, notamment sur autoroute ou sur de longues distances, contextes où les contrôles de vitesse sont fréquents. Ces résultats s'inscrivent dans un paysage où la politique de contrôle routier a connu une intensification continue. Les radars dits « multifonctions », capables de détecter simultanément plusieurs types d'infractions, en constituent l'illustration la plus récente. Des associations d'automobilistes, comme « 40 millions d'automobilistes », dénoncent une logique de verbalisation systématique, tandis que les partisans d'une sécurité routière renforcée rappellent le lien documenté entre vitesse excessive et mortalité. Dans ce contexte, la proportion élevée de Français ayant déjà fait l'expérience d'un tel PV pourrait nourrir un rapport ambivalent à cette politique. Les résultats présentés sont redressés afin de corriger les biais d'échantillonnage et de refléter au mieux la population française. Au final, l'expérience du PV pour excès de vitesse apparaît comme un fait fréquent, voire banal, dans le parcours de l'automobiliste français arrivé à maturité de conduite. La question qui demeure ouverte est de savoir dans quelle mesure cette banalisation influe sur la perception de la légitimité des contrôles et, plus largement, sur l'adhésion aux politiques de sécurité routière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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