Sécurité et Justice

Publié le

20/10/2025

As-tu déjà eu un PV pour excès de vitesse ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 10:00

Depuis toujours

Réponses

999

Oui

62%

Non

38%

Ne sais pas

0%

Synthèse des résultats

La question de l'excès de vitesse au volant occupe une place centrale dans les débats sur la sécurité routière en France. Au-delà des enjeux législatifs et des politiques publiques, elle touche directement une grande partie des conducteurs dans leur quotidien. Interroger les Français sur leur expérience de la verbalisation pour excès de vitesse, c'est aussi prendre le pouls d'une réalité vécue très répandue, qui façonne les perceptions et les attitudes à l'égard du contrôle routier. Les résultats recueillis sur Politês sont nets : 63 % des répondants déclarent avoir déjà reçu un PV pour excès de vitesse, contre 37 % qui ne l'ont jamais été. Il ne s'agit pas d'un phénomène marginal, mais d'une réalité partagée par une majorité de la population. La question ne semble pas susciter d'hésitation : la part de réponses « ne sais pas » est nulle. Premier enseignement, l'écart entre les hommes et les femmes est notable. Les hommes sont 69 % à déclarer avoir déjà reçu un tel PV, contre 57 % des femmes, soit un écart de 12 points. Cet écart pourrait suggérer des comportements de conduite différenciés selon le genre, ou simplement un usage plus fréquent de la voiture chez les hommes, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Deuxième enseignement, la dimension générationnelle est particulièrement marquée. Chez les 15-17 ans, seulement 2 % déclarent avoir reçu un PV, ce qui s'explique naturellement par le fait que la majorité de cette tranche d'âge ne conduit pas encore. La proportion monte à 15 % chez les 18-24 ans, à 53 % chez les 25-34 ans, puis à 65 % chez les 35-49 ans, 79 % chez les 50-64 ans et 83 % chez les 65 ans et plus. Cette progression régulière avec l'âge reflète avant tout un effet d'accumulation : plus les années de conduite s'allongent, plus la probabilité d'avoir été verbalisé au moins une fois augmente mécaniquement. Troisième enseignement, on observe un écart entre les catégories socioprofessionnelles. Les CSP+ sont 68 % à déclarer avoir déjà reçu un PV, contre 57 % pour les CSP- et 57 % pour les inactifs. Cet écart pourrait être associé à une exposition plus importante à la conduite, notamment dans un cadre professionnel, mais il convient de rester prudent sur les facteurs explicatifs. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France enregistre plusieurs dizaines de millions d'infractions au code de la route chaque année, et où l'excès de vitesse figure parmi les infractions les plus fréquentes. Les débats publics portent notamment sur la tolérance accordée aux petits écarts de vitesse et sur l'affectation des recettes générées par les amendes, deux sujets qui alimentent régulièrement les tensions chez les automobilistes. Les données mobilisées ici sont redressées afin de mieux refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce la robustesse des résultats globaux. Sur certains segments, notamment géographiques, les effectifs restent limités et invitent à une lecture plus prudente. Au final, la verbalisation pour excès de vitesse apparaît comme une expérience commune à une large majorité de conducteurs français, dont la prévalence croît avec l'âge et varie selon le genre et la catégorie socioprofessionnelle. La vraie question n'est peut-être pas tant de savoir combien ont été verbalisés, mais ce que cette expérience génère en termes de perception de la règle et du contrôle routier.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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