Sécurité et Justice
Publié le
08/10/2025
Résultats bruts
du 02/07/2026 à 19:52
Depuis toujours
Réponses
9506
Oui
36%
Non
58%
Ne sais pas
6%
La peine de mort est abolie en France depuis 1981 et inscrite dans la Constitution depuis 2007. Pourtant, la question de son rétablissement continue d'alimenter le débat public, portée par des faits divers marquants, des arguments sécuritaires ou la perception d'une justice insuffisamment sévère. Dans ce contexte, interroger les Français sur leur rapport à cette sanction ultime permet de prendre le pouls d'une opinion qui, historiquement, n'a jamais été unanime. Les résultats recueillis sur Politês révèlent une opposition majoritaire mais non écrasante. 58 % des répondants se déclarent défavorables à la peine de mort, tandis que 36 % y sont favorables. 6 % expriment une indécision. La dynamique générale penche donc du côté de l'opposition, sans toutefois refléter un consensus tranché : plus d'un tiers des répondants soutient son rétablissement, ce qui témoigne d'un débat encore bien présent dans les esprits. Premier enseignement : un écart notable selon le genre. Les personnes se déclarant non binaires se distinguent fortement des autres groupes, avec 74 % d'opposition à la peine de mort, contre 57 % chez les femmes et 58 % chez les hommes. Ce dernier groupe affiche le taux de soutien le plus élevé parmi les genres renseignés, à 37 %, les femmes se situant à 36 %. L'écart entre hommes et femmes reste toutefois limité sur cette question. Deuxième enseignement : une variation marquée selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ affichent une opposition nette à 64 %, avec seulement 31 % de soutien. À l'inverse, les CSP- présentent un profil bien plus partagé : 46 % y sont favorables et 48 % opposés, soit un quasi-équilibre. Les agriculteurs exploitants se distinguent avec 65 % de soutien, un chiffre à interpréter avec prudence compte tenu du nombre limité de répondants concernés dans cet échantillon. Cet écart entre catégories socioprofessionnelles pourrait suggérer des perceptions différenciées du système judiciaire et du sentiment de sécurité, sans qu'il soit possible d'en établir la causalité. Troisième enseignement : une géographie contrastée. L'Île-de-France se singularise avec le taux d'opposition le plus élevé, à 67 %, et le soutien le plus faible, à 28 %. Le Nord-Est présente, à l'inverse, le profil le plus favorable au rétablissement, avec 42 % de soutien et seulement 52 % d'opposition. Les autres régions se situent dans des configurations intermédiaires, proches de la moyenne nationale. Ces résultats s'inscrivent dans une tendance plus longue. Depuis l'abolition, l'opinion française a traversé des phases successives, tantôt s'éloignant de la peine de mort, tantôt s'en rapprochant selon les contextes politiques et sécuritaires. Le fait qu'environ un tiers des répondants français reste favorable à son rétablissement s'inscrit dans un contexte où les débats sur la sévérité des peines, la récidive ou la lutte contre le terrorisme occupent régulièrement l'espace public. Ces résultats étant bruts et non redressés, ils reflètent la composition de l'échantillon interrogé, qui peut différer de la population française dans son ensemble. Une prudence particulière s'impose donc dans leur généralisation. Au-delà des chiffres, cette consultation révèle la persistance d'un débat que le droit a tranché mais que l'opinion continue de tenir ouvert. Les ressorts de ce soutien persistant pourraient relever d'une demande de justice rétributive, d'une défiance envers l'institution judiciaire, ou d'autres facteurs encore — une question que les données seules ne permettent pas de trancher.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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