Sécurité et Justice

Publié le

08/10/2025

Êtes-vous favorable à la peine de mort ?

Résultats bruts

du 17/08/2026 à 23:40

Depuis toujours

Réponses

9584

Oui

36%

Non

58%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La peine de mort est abolie en France depuis 1981 et inscrite dans la Constitution depuis 2007, mais la question de son éventuel rétablissement continue de traverser régulièrement le débat public. Ce sondage, réalisé auprès des répondants de Politês, cherche à mesurer où en est l'opinion française sur ce sujet, à la fois juridiquement tranché et moralement sensible. Sur l'ensemble des répondants, une majorité claire se dégage contre la peine de mort : 58 % y sont défavorables, contre 36 % qui s'y déclarent favorables, et 6 % expriment une indécision. On n'est donc pas face à une opinion unanime, mais à un rapport de forces où les opposants à la peine capitale représentent une majorité nette, sans pour autant marginaliser les partisans, qui constituent plus d'un tiers des répondants. Premier enseignement, les personnes se identifiant comme non binaires se distinguent nettement du reste de la population : 17 % y sont favorables, contre 36 % chez les hommes et 36 % chez les femmes. L'opposition à la peine de mort atteint 74 % dans ce groupe, soit un écart de plus de 15 points par rapport aux autres catégories de genre. Ces chiffres pourraient suggérer un positionnement plus marqué en faveur des droits fondamentaux au sein de ce segment, même si la taille de cet effectif invite à interpréter ce résultat avec prudence. Deuxième enseignement, une variation générationnelle mérite d'être notée. Les répondants de 65 ans et plus affichent le taux de soutien à la peine de mort le plus élevé, à 44 %, contre 33 % chez les 35-49 ans, qui en sont les moins favorables. Cet écart pourrait s'inscrire dans un contexte où les générations plus âgées ont vécu une époque où la peine capitale était encore en vigueur et où une majorité de Français y était favorable, sans qu'il soit possible d'établir un lien causal direct. Troisième enseignement, les disparités socioprofessionnelles sont parmi les plus marquées de cette enquête. Les agriculteurs exploitants affichent un soutien à 64 %, soit près du double de la moyenne nationale. Les CSP+, à l'inverse, sont les moins favorables avec 31 % de soutien, contre 46 % pour les CSP-. Ces écarts pourraient aller dans le sens d'une relation entre niveau d'éducation ou de revenu et positionnement sur des enjeux de justice pénale, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion causale. Sur le plan géographique, l'Île-de-France se singularise avec seulement 28 % de favorables, contre 42 % dans le Nord-Est, qui présente le taux le plus élevé parmi les régions. Ces variations régionales pourraient refléter des sensibilités politiques et culturelles différenciées selon les territoires, même si leur interprétation nécessiterait des données complémentaires pour être pleinement étayée. Ces résultats s'inscrivent dans une dynamique plus large. La France se positionne comme un acteur majeur du mouvement international d'abolition de la peine de mort, tout en abritant une opinion publique qui reste divisée sur le sujet. Des sondages historiques rappellent qu'en 1981, lors de l'abolition, les deux tiers des Français y étaient encore favorables. L'évolution depuis lors est sensible, mais le tiers de soutien actuel indique que le débat n'est pas totalement refermé dans les consciences, même s'il l'est dans le droit. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement de l'échantillon. La surreprésentation éventuelle de certaines tranches d'âge ou catégories socioprofessionnelles peut influencer les chiffres globaux, ce qui invite à une lecture prudente des résultats. Si une majorité de répondants rejette la peine de mort, une part significative y reste attachée, témoignant de la persistance d'un clivage sur des questions de justice et de punition. La question de savoir dans quelles circonstances ce débat se réactive, et quels acteurs politiques en font usage, reste entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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