Sécurité et Justice
Publié le
08/10/2025
Résultats bruts
du 15/06/2026 à 20:17
Depuis toujours
Réponses
9468
Oui
36%
Non
58%
Ne sais pas
6%
La peine de mort est abolie en France depuis 1981 et son interdiction est inscrite dans la Constitution depuis 2007. Pourtant, la question de son rétablissement resurgit régulièrement dans le débat public, notamment à la faveur de faits divers dramatiques ou d'actes terroristes. Interroger les Français sur ce sujet permet de prendre la mesure d'une opinion qui, historiquement, a connu de fortes variations. Les résultats recueillis sur Politês sont relativement nets : 58 % des répondants se déclarent opposés à la peine de mort, contre 36 % qui y sont favorables, et 6 % qui ne se prononcent pas. On n'est pas dans une configuration de quasi-partage, mais la minorité favorable, représentant plus d'un tiers des répondants, reste significative et illustre la persistance d'une sensibilité pro-rétablissement dans une partie de la population. Premier enseignement : une variation selon le genre qui mérite attention. Les personnes se déclarant non binaires expriment une opposition bien plus marquée, à 74 %, contre 18 % de favorables — un écart notable par rapport aux hommes (37 % favorables, 58 % opposés) et aux femmes (36 % favorables, 57 % opposées). Ces deux derniers groupes affichent quant à eux des positions très proches l'une de l'autre. Deuxième enseignement : un clivage socioprofessionnel sensible. Les agriculteurs exploitants se distinguent nettement, avec 65 % de favorables à la peine de mort, bien que leur effectif dans l'échantillon reste limité. Parmi les groupes plus larges, les CSP- affichent 47 % de favorables contre 48 % d'opposés, une répartition quasi équilibrée qui tranche avec les CSP+, où seulement 30 % y sont favorables et 64 % opposés. Ces écarts pourraient suggérer que le rapport à la peine de mort est associé, au moins en partie, à des perceptions différentes de l'insécurité ou de la justice selon les positions sociales — sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct. Troisième enseignement : une variation régionale modérée mais lisible. La région Nord-Est se distingue avec 42 % de favorables, le taux le plus élevé parmi les régions renseignées, tandis que l'Île-de-France présente le taux le plus bas, à 28 %. Les autres régions se situent dans une fourchette intermédiaire, entre 34 % et 38 %. Ces résultats s'inscrivent dans une histoire longue et complexe. Avant l'abolition, des sondages indiquaient des majorités souvent larges en faveur de la peine capitale. L'opinion a progressivement évolué après 1981, sans pour autant atteindre un consensus abolitionniste univoque. Des sondages récents ont régulièrement fait apparaître une opinion publique divisée, parfois majoritairement favorable au rétablissement selon certaines études — ce qui contraste avec les résultats observés ici, où l'opposition est clairement majoritaire. Il convient de noter que ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique de l'échantillon. La surreprésentation de certaines catégories, notamment les 18-34 ans et les CSP+, est susceptible d'influer sur les niveaux globaux observés et invite à une lecture prudente des chiffres agrégés. Si l'opposition à la peine de mort est majoritaire parmi les répondants, le tiers favorable témoigne d'une question qui ne saurait être considérée comme définitivement tranchée dans les esprits. La persistance de ce soutien, concentré dans certains profils socioprofessionnels et certaines régions, invite à s'interroger sur la mesure dans laquelle les dynamiques d'opinion sur ce sujet pourraient évoluer en fonction du contexte politique et sécuritaire.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours