Sécurité et Justice

Publié le

08/10/2025

Êtes-vous favorable à la peine de mort ?

Résultats bruts

du 18/05/2026 à 12:09

Depuis toujours

Réponses

9325

Oui

36%

Non

58%

Ne sais pas

6%

Synthèse IA — bêta

La peine de mort a été abolie en France en 1981 et inscrite dans la Constitution en 2007, rendant juridiquement impossible tout rétablissement sans une rupture profonde avec le droit européen et international. Pour autant, la question continue de traverser l'opinion publique, agissant comme un révélateur des conceptions de la justice, de la sécurité et de la dignité humaine. Dans les résultats recueillis par Politês, une majorité de répondants se prononce contre la peine de mort : 58 % y sont opposés, contre 36 % favorables. Les indécis représentent 6 % des répondants. Ce résultat dessine un rejet majoritaire, mais loin d'être univoque : plus d'un tiers des personnes interrogées exprime un soutien à la peine capitale, ce qui témoigne d'une opinion divisée sur ce sujet. Premier enseignement : les répondants s'identifiant comme non binaires se distinguent nettement du reste de la population, avec seulement 18 % de favorables et 73 % d'opposés. Cet écart avec la moyenne générale pourrait suggérer une sensibilité particulièrement prononcée aux questions de droits fondamentaux au sein de ce groupe. Deuxième enseignement : la variable de catégorie socioprofessionnelle révèle des contrastes notables. Les CSP+ affichent le niveau de soutien le plus bas (30 % de favorables), tandis que les CSP- enregistrent le plus élevé (46 %). Chez les agriculteurs exploitants, 64 % se déclarent favorables. Ces écarts pourraient aller dans le sens d'une sensibilité différenciée selon le rapport perçu à l'insécurité ou à l'institution judiciaire, même si toute interprétation causale resterait hasardeuse. Troisième enseignement : les disparités régionales méritent attention. La région Nord-Est se distingue avec 42 % de favorables, soit le taux le plus élevé parmi les grandes régions, contre 27 % en Île-de-France, qui affiche le score le plus bas. Le Sud-Est (39 %) et les DOM-TOM (39 %) se situent légèrement au-dessus de la moyenne nationale. Ces variations géographiques pourraient refléter des contextes locaux différenciés, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Cette question s'inscrit dans un débat de longue durée. Depuis l'abolition, plusieurs dizaines de propositions de loi ont été déposées au Parlement en faveur d'un rétablissement, émanant principalement de parlementaires de droite et d'extrême droite. Des sondages antérieurs avaient déjà mis en évidence une persistance du soutien à la peine de mort dans certains segments de l'électorat, en particulier à droite. Ces résultats peuvent être lus dans ce contexte historique, où la question reste mobilisatrice pour une fraction de la population, souvent ravivée par des faits divers particulièrement marquants. Il convient de préciser que les données exploitées ici sont des résultats bruts, non redressés, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier pour les segments dont les effectifs sont plus restreints. Au-delà des chiffres, cette consultation révèle la persistance d'une tension entre un cadre juridique stabilisé et une opinion publique qui ne s'y est pas totalement ralliée. Dans quelle mesure l'évolution des perceptions de la justice et de la sécurité pourrait-elle, à terme, influer sur ce type d'opinion ? La question reste entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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