Vie Pratique et Consommation

Publié le

22/04/2026

Avez vous commandé sur Temu ?

Résultats ajustés

du 05/07/2026 à 10:45

Depuis toujours

Réponses

625

Jamais

58%

Une fois

15%

Plusieurs fois

19%

Régulièrement

8%

Synthèse des résultats

La plateforme Temu, arrivée en France en avril 2023, s'est imposée en quelques mois comme l'un des acteurs les plus visibles du commerce en ligne, portée par des prix très bas, une stratégie publicitaire soutenue et un modèle mettant directement en relation consommateurs et fabricants chinois. La question de son adoption réelle par les Français se pose dans un contexte où l'essor de ces plateformes suscite autant d'intérêt que de réserves. Les résultats, issus d'un sondage redressé recueilli auprès de 620 répondants sur Politês, dessinent un tableau nuancé. Une majorité de Français n'a jamais commandé sur Temu, à 58%. Pour autant, plus de quatre répondants sur dix ont déjà franchi le pas : 14% une seule fois, 20% à plusieurs reprises et 8% de manière régulière. L'adoption existe donc, mais reste encore minoritaire et concentrée sur des usages ponctuels plutôt qu'ancrés dans les habitudes. Premier enseignement : un écart sensible selon le genre. Les femmes affichent un taux de non-achat de 51%, contre 67% chez les hommes. Elles sont également plus nombreuses à commander régulièrement (11% contre 5%). Cet écart pourrait suggérer une exposition différenciée aux stratégies marketing de la plateforme, notamment via les réseaux sociaux, ou une adéquation plus forte entre les catégories de produits proposées et certains types d'achats. Deuxième enseignement : la relation entre âge et adoption de la plateforme mérite attention. Les tranches les plus jeunes — 15-17 ans, 18-24 ans, 25-34 ans — affichent les taux de non-achat les plus élevés, autour de 70%. À l'inverse, les 35-49 ans et les 50-64 ans semblent davantage avoir commandé, avec respectivement 39% et 37% d'acheteurs. Ce résultat, à rebours de l'image d'une plateforme ciblant prioritairement les jeunes, pourrait s'expliquer par une sensibilité plus forte aux prix parmi les actifs et les préretraités, ou par une aversion plus marquée des plus jeunes à l'égard des controverses entourant la plateforme. Troisième enseignement : l'axe socioprofessionnel apporte un éclairage complémentaire. Les CSP- présentent un taux d'achat de 49%, contre 37% pour les CSP+. L'argument du prix bas, au cœur du modèle Temu, semble trouver davantage d'écho auprès des catégories aux revenus plus contraints, ce qui pourrait aller dans le sens d'un positionnement perçu comme une réponse à des arbitrages budgétaires serrés. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. L'année 2024 a confirmé la percée des plateformes d'origine asiatique dans le e-commerce français, dans un marché en croissance de 10%. Simultanément, des préoccupations réglementaires se sont intensifiées : enquêtes de la répression des fraudes, plaintes européennes relatives aux pratiques commerciales et débats sur l'impact environnemental de la livraison directe depuis la Chine. Ce double mouvement — adoption progressive d'un côté, vigilance institutionnelle de l'autre — constitue le cadre dans lequel ces résultats prennent tout leur sens. Les données étant redressées, elles offrent une base solide pour la lecture d'ensemble. Certains segments, notamment les 65 ans et plus, reposent toutefois sur des effectifs plus réduits, ce qui invite à la prudence dans leur interprétation. Au final, Temu n'a pas encore conquis la majorité des Français, mais son ancrage progresse, de façon différenciée selon les profils. La question qui se pose désormais est de savoir si cette adoption restera ponctuelle ou si elle est amenée à s'approfondir, à mesure que la plateforme gagne en notoriété et que le cadre réglementaire qui l'entoure se précise.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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