Vie Pratique et Consommation
Publié le
23/10/2025
Résultats bruts
du 06/07/2026 à 07:18
Depuis toujours
Réponses
1004
Oui
31%
Non
68%
Ne sais pas
1%
La montée en puissance des créateurs de contenu vidéo s'est accompagnée, ces dernières années, d'un phénomène commercial inédit : le lancement de leurs propres marques et produits, à destination d'une audience fidélisée. Mesurer la proportion de Français ayant effectivement franchi le pas de l'achat permet de mieux cerner la portée réelle de cette économie de l'influence, au-delà de la seule visibilité en ligne. La tendance globale est nette : une majorité des répondants sur Politês n'a pas acheté de produits de YouTubeurs, à hauteur de 68 %. Pour autant, près d'un tiers déclare en avoir déjà acquis (31 %), ce qui représente une part non négligeable de la population française. La réponse « ne sais pas » reste marginale (1 %), signe que la question est globalement bien comprise et peu sujette à l'ambivalence. Le premier enseignement majeur tient à l'effet générationnel. L'écart entre les tranches d'âge est particulièrement marqué. Chez les 18-24 ans, 47 % déclarent avoir déjà acheté de tels produits, contre seulement 4 % chez les 50-64 ans et 7 % chez les 65 ans et plus. Chez les 15-17 ans, la proportion atteint 40 %, et reste significative chez les 25-34 ans (35 %). À mesure que l'on avance dans l'âge, l'achat de produits de YouTubeurs devient marginal. Ces écarts pourraient suggérer que ce type de consommation est étroitement lié à la familiarité avec les plateformes vidéo et au sentiment de proximité avec les créateurs de contenu, deux éléments davantage présents chez les générations ayant grandi avec YouTube. Le second enseignement porte sur les catégories socioprofessionnelles. Les inactifs, qui regroupent notamment les étudiants et les personnes sans emploi, affichent le taux d'achat le plus élevé (39 %), devant les CSP- (31 %) et les CSP+ (23 %). On peut émettre l'hypothèse d'une association entre une exposition plus fréquente aux contenus en ligne, caractéristique des inactifs, et une plus grande propension à l'achat, sans qu'un lien de causalité ne puisse être établi. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de professionnalisation rapide du secteur. Depuis plusieurs années, des créateurs comme Squeezie ou Léna Situations ont lancé leurs propres marques, dans la mode, l'alimentaire ou les produits du quotidien. La loi française de juin 2023 encadrant l'influence commerciale témoigne de la prise de conscience institutionnelle face à l'ampleur du phénomène. En parallèle, une tendance dite de « désinfluence » a émergé, portée par des consommateurs exprimant une déception quant à la qualité ou à la pertinence de certains produits promus, ce qui pourrait contribuer à tempérer la croissance de ces achats à l'avenir. Si l'achat de produits de YouTubeurs demeure minoritaire en population générale, il constitue un comportement bien ancré chez les jeunes adultes et les moins de 25 ans. La question qui se pose désormais est de savoir si cette dynamique est appelée à se consolider à mesure que ces générations avancent en âge, ou si elle restera associée à une période et une tranche de vie particulières.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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