Vie Pratique et Consommation

Publié le

23/10/2025

Avez vous déjà acheté des produits de « youtubeur » ? (Vêtements, produits de beauté, nourriture, etc)

Résultats bruts

du 19/08/2026 à 06:27

Depuis toujours

Réponses

1021

Oui

31%

Non

68%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

La montée en puissance des créateurs de contenu numérique a profondément reconfiguré certaines pratiques commerciales. De nombreux youtubeurs lancent désormais leurs propres marques ou servent de relais à des produits tiers. La question de savoir si ce phénomène se traduit concrètement par des achats est au cœur des réflexions sur l'influence numérique et ses effets sur la consommation. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une majorité nette se dégage : 68 % des Français interrogés déclarent n'avoir jamais acheté de produit associé à un youtubeur, contre 31 % qui l'ont fait. La part d'indécis est marginale, à 1 %. La dynamique d'ensemble est donc celle d'une non-adoption majoritaire, même si près d'un tiers des répondants rapporte une expérience d'achat de ce type. Premier enseignement : l'âge constitue la variable la plus discriminante. Chez les 18-24 ans, 47 % des répondants déclarent avoir acheté un produit de youtubeur, contre 35 % chez les 25-34 ans, 18 % chez les 35-49 ans et seulement 4 % chez les 50-64 ans. Cette décroissance progressive avec l'avancée en âge est nette. Elle pourrait suggérer que la familiarité avec les plateformes numériques et la proximité culturelle avec les créateurs de contenu jouent un rôle dans les comportements d'achat, sans qu'il soit possible d'en inférer une causalité directe. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle dessine également des différences notables. Les inactifs — parmi lesquels figurent vraisemblablement une part importante de jeunes étudiants — affichent le taux d'achat le plus élevé, à 39 %, devant les CSP- à 31 % et les CSP+ à 24 %. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus forte aux canaux numériques chez les profils moins insérés dans le marché du travail, tout en rappelant que la catégorie « inactifs » recouvre des réalités hétérogènes. Sur le plan du genre, les données ne permettent pas de dégager d'écart significatif : les hommes et les femmes affichent respectivement 32 % et 31 % de réponses positives. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le marketing d'influence est devenu un levier commercial structurant, notamment pour les marques ciblant les jeunes adultes. La France a par ailleurs renforcé en 2023 son cadre légal encadrant les pratiques des influenceurs, en imposant une transparence accrue sur la nature commerciale des contenus diffusés. Cette évolution réglementaire témoigne à la fois de la maturité économique du secteur et des interrogations persistantes sur la fiabilité des recommandations. Les données mobilisées ici, collectées notamment via Politês, sont des données brutes non redressées ; une prudence interprétative s'impose donc, en particulier pour les segments dont les effectifs restent limités. Au total, si l'achat de produits associés à des youtubeurs demeure minoritaire dans la population générale, il concerne une part non négligeable des générations les plus jeunes. La question de savoir si cette tendance se stabilise, s'érode ou se renforce à mesure que ces cohortes avancent en âge reste entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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