Vie Pratique et Consommation
Publié le
22/04/2026
du 27/10/2026 à 16:58
Depuis toujours
Réponses
822
Oui
55%
Non
45%
Sans opinion
0%
La montée en puissance des plateformes de revente entre particuliers transforme depuis plusieurs années les habitudes de consommation en France. Vinted, lancé en 2008, s'est imposé comme l'un des acteurs dominants du marché de la mode de seconde main. Mesurer la part des Français ayant déjà effectué un achat sur la plateforme permet de cerner l'ampleur réelle de cette adoption et d'en identifier les contours sociodémographiques. À l'échelle nationale, une majorité des Français interrogés se déclare avoir déjà acheté sur Vinted : 55 % répondent oui, contre 45 % qui ne l'ont jamais fait. Ce résultat témoigne d'une adoption majoritaire mais non unanime, une part non négligeable de la population restant encore à l'écart de la plateforme. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est l'un des plus marquants. Parmi les femmes, 68 % déclarent avoir acheté sur Vinted, contre 41 % des hommes. Cet écart de 27 points pourrait suggérer que la plateforme, historiquement centrée sur la mode et le prêt-à-porter, reste perçue et utilisée de manière différenciée selon le genre. On peut émettre l'hypothèse que le positionnement de l'offre demeure encore majoritairement orienté vers un public féminin, même si la plateforme propose également des articles pour tous les publics. Deuxième enseignement : un écart générationnel notable structure les résultats. Les 15-17 ans affichent le taux d'achat le plus élevé, à 68 %, suivis des 25-34 ans à 62 % et des 18-24 ans à 57 %. Les 50-64 ans ne sont que 36 % à avoir acheté sur Vinted, et les 65 ans et plus 41 %. Les 35-49 ans, à 51 %, occupent une position intermédiaire. Ce gradient pourrait indiquer une adoption construite en premier lieu parmi les jeunes générations, davantage familiarisées avec les usages numériques et les modes de consommation alternatifs. Troisième enseignement : les différences selon la catégorie socioprofessionnelle apparaissent plus limitées. Les CSP- affichent un taux d'achat de 60 %, contre 53 % pour les CSP+. Cet écart de sept points pourrait évoquer un attrait légèrement plus prononcé chez les ménages aux revenus plus modestes, pour qui l'aspect économique de la seconde main représente un levier concret, sans que cette hypothèse puisse être affirmée avec certitude. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de croissance soutenue du marché de la seconde main en France, estimé à 10,3 milliards d'euros en 2023. Par ailleurs, selon l'ADEME en 2024, 42 % des Français déclaraient acheter des vêtements sur des plateformes de seconde main. La dynamique favorable à des acteurs comme Vinted s'appuie sur des motivations à la fois économiques et environnementales, même si des questions demeurent quant à l'impact écologique réel de certaines pratiques, notamment la revente d'articles issus de la fast fashion. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la structure de la population française, ce qui renforce leur robustesse. Les données ont été collectées auprès des répondants sur Politês. Si Vinted a franchi un seuil d'adoption majoritaire en France, des segments de population restent moins familiers avec la plateforme, notamment les hommes et les générations les plus âgées. Il reste à déterminer si ces écarts traduisent un retard d'adoption appelé à se résorber progressivement, ou une segmentation plus durable des usages.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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