Santé
Société
Publié le
21/10/2025
Résultats bruts
du 17/07/2026 à 17:27
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5000
Oui
60%
Non
40%
La santé mentale occupe une place croissante dans le débat public, notamment depuis la crise sanitaire qui a accentué les besoins en soutien psychologique. Dans ce contexte, la question de la consultation d'un psychologue renvoie à la fois à l'évolution des mentalités, à l'accessibilité réelle des soins et aux inégalités qui peuvent persister selon les profils sociodémographiques. À l'échelle de l'ensemble des répondants sur Politês, une majorité se dégage assez nettement : six répondants sur dix déclarent avoir déjà consulté un psychologue, contre quatre sur dix qui ne l'ont jamais fait. Ce résultat témoigne d'une certaine normalisation de la démarche, même si une part significative de la population n'y a pas encore eu recours. Le premier enseignement majeur porte sur le genre. Les femmes déclarent avoir consulté à hauteur de 74 %, contre 51 % chez les hommes, soit un écart de 23 points. Les personnes se déclarant non binaires affichent le taux le plus élevé, à 83 %. Ces écarts pourraient suggérer des différences dans la propension à rechercher un soutien psychologique ou dans la manière de l'exprimer, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise à partir de ces seules données. Le deuxième enseignement concerne la dimension générationnelle. Les tranches d'âge 25-34 ans et 35-49 ans enregistrent les taux les plus élevés, respectivement 64 % et 65 %. À l'inverse, les répondants de 65 ans et plus se distinguent nettement avec seulement 34 % ayant déclaré avoir consulté, soit un écart de près de 30 points par rapport aux répondants de 35-49 ans. Chez les 18-24 ans, le taux de 55 % reste légèrement en retrait de la moyenne générale, ce qui pourrait refléter à la fois une moindre exposition historique aux dispositifs de soins et un recours encore récent à l'offre psychologique dans cette tranche d'âge. L'écart observé chez les seniors pourrait quant à lui évoquer un rapport différent à la santé mentale selon les générations, façonné par des contextes culturels et des offres de soins très distincts. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'accès aux soins psychologiques a longtemps été limité par l'absence de remboursement systématique par l'Assurance Maladie. Le lancement du dispositif « Mon soutien psy » en 2022, qui permet la prise en charge partielle de séances chez un psychologue conventionné, a constitué une évolution notable en matière d'accessibilité financière. La désignation de la santé mentale comme Grande Cause Nationale illustre également une volonté politique de réduire la stigmatisation et d'élargir l'accès aux soins, en particulier pour les publics les plus jeunes et les plus précaires. Ces données sont issues de résultats bruts, sans redressement de l'échantillon. La surreprésentation possible de certains profils, notamment les femmes et les 25-34 ans parmi les répondants, invite à interpréter ces chiffres avec prudence, en particulier pour les segments les plus larges. Au-delà des chiffres, ces résultats invitent à s'interroger sur ce que recouvre réellement la démarche de consultation : acte ponctuel, accompagnement durable ou simple exploration. La question de savoir si ce recours croissant se traduit par une accessibilité réelle et équitable pour l'ensemble des profils socioéconomiques reste, elle, entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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