Santé
Société
Publié le
21/10/2025
Résultats bruts
du 14/09/2026 à 19:38
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5077
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60%
Non
40%
La santé mentale occupe une place croissante dans le débat public, et la question du recours au psychologue en est l'un des marqueurs les plus directs. Au-delà du simple bilan de fréquentation, elle renseigne sur le rapport qu'entretiennent les répondants français avec le soin psychologique, longtemps perçu comme marginal ou stigmatisé. Sur l'ensemble des répondants, six personnes sur dix déclarent avoir déjà consulté un psychologue. Cette majorité, solide sans être écrasante, témoigne d'une pratique qui s'est visiblement normalisée dans une partie significative de la population. Quatre répondants sur dix n'y ont en revanche jamais eu recours, ce qui rappelle que la démarche reste loin d'être universelle. Le premier enseignement tient à l'écart de genre, particulièrement marqué. Les femmes déclarent avoir consulté à hauteur de 74 %, contre 51 % chez les hommes, soit un écart de 23 points. Les personnes non binaires se situent quant à elles à 83 %. Ces différences pourraient refléter des rapports distincts à la demande d'aide psychologique selon le genre, ou une propension variable à déclarer ce type de démarche. Le deuxième enseignement porte sur les variations générationnelles. Les 25-34 ans et les 35-49 ans présentent les taux de consultation les plus élevés, respectivement 64 % et 65 %. À l'inverse, les 65 ans et plus se distinguent nettement avec seulement 35 % de répondants ayant consulté. Les 18-24 ans affichent un taux de 55 %, légèrement en deçà de la moyenne générale. Cela pourrait aller dans le sens d'un accès encore partiel aux soins pour cette tranche d'âge, malgré une sensibilité déclarée plus forte à ces enjeux dans l'espace public. Troisième observation : les catégories socioprofessionnelles ne montrent pas de différences notables. CSP+ et CSP- affichent toutes deux 61 %, les inactifs 59 %. Ces résultats invitent à nuancer l'idée selon laquelle le recours au psychologue serait principalement conditionné par le niveau de revenu ou de diplôme, du moins au sein de cet échantillon. Ces données s'inscrivent dans un contexte où l'accès aux soins psychologiques a connu des évolutions significatives en France. Le dispositif « Mon Soutien Psy », qui permet jusqu'à 12 séances annuelles avec une prise en charge par l'Assurance Maladie, a contribué à abaisser les barrières financières. Par ailleurs, la santé mentale a été déclarée grande cause nationale pour 2025, signal d'une reconnaissance politique susceptible de contribuer à lever certaines réticences culturelles. Les résultats présentés sont des données brutes, sans redressement statistique. L'échantillon des répondants français sur Politês présente une surreprésentation des femmes et des 18-34 ans par rapport à la population française générale, ce qui invite à la prudence dans l'interprétation des chiffres globaux. Au total, ces données esquissent un paysage dans lequel la consultation psychologique est devenue une expérience partagée par une majorité de répondants, mais distribuée de manière inégale selon le genre et l'âge. La question des obstacles qui continuent de freiner certains groupes — qu'ils soient d'ordre culturel, financier ou liés à l'offre de soins disponible — reste entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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