Santé

Société

Publié le

21/10/2025

Avez vous déjà consulté un psychologue ?

Résultats bruts

du 29/05/2026 à 13:00

Depuis toujours

Réponses

4908

Oui

60%

Non

40%

Synthèse IA — bêta

La santé mentale occupe une place croissante dans le débat public français, portée notamment par sa désignation comme priorité nationale en 2025. Derrière les politiques publiques et les campagnes de sensibilisation se pose une question fondamentale : combien de Français ont effectivement franchi le pas de la consultation psychologique ? Cette question touche à la fois aux représentations culturelles du soin psychique, aux obstacles pratiques et à l'évolution des comportements de santé. Sur l'ensemble des répondants ayant participé au sondage Politês, six personnes sur dix déclarent avoir déjà consulté un psychologue. Ce résultat témoigne d'une certaine banalisation du recours au soin psychologique dans la population interrogée, même si une part significative — quatre personnes sur dix — n'a jamais effectué cette démarche. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est l'un des plus marqués de l'ensemble des résultats. Parmi les femmes, 74 % déclarent avoir consulté, contre 51 % des hommes, soit un écart de 23 points. Cela pourrait suggérer que la démarche de consultation reste différenciée selon le genre, ce qui pourrait refléter une plus grande retenue des hommes face au soin psychique, ou une sensibilité différente à la détection des signaux de mal-être. Deuxième enseignement : la dimension générationnelle mérite attention, même si les écarts entre tranches d'âge intermédiaires restent modérés. Les 25-34 ans et les 35-49 ans affichent les taux les plus élevés, respectivement 64 % et 65 %. À l'inverse, les 65 ans et plus se distinguent nettement avec seulement 36 % de répondants ayant consulté. Cet écart pourrait s'interpréter à la lumière d'une évolution des représentations sociales autour de la santé mentale, la consultation étant davantage intégrée dans les parcours de vie des générations plus jeunes. Troisième enseignement : les variations régionales restent limitées. Les écarts entre régions ne dépassent pas une dizaine de points, avec le Nord-Est légèrement en retrait (57 %) et le Sud-Ouest en tête (63 %). Ces différences, bien que réelles, ne dessinent pas de fracture territoriale marquée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le coût des consultations demeure un frein identifié pour une partie de la population, et où l'offre de soins psychologiques reste inégalement répartie sur le territoire. La mise en place de dispositifs de remboursement partiel, à l'image du programme « Mon Soutien Psy », témoigne d'une volonté publique de lever ces obstacles, même si leur portée effective reste à ce jour difficile à mesurer. La stigmatisation associée à la consultation psychologique, dont plusieurs études récentes suggèrent qu'elle serait en recul, pourrait également contribuer à expliquer les disparités observées, notamment selon le genre. Les données étant présentées sans redressement, une prudence s'impose quant à leur généralisation à l'ensemble de la population française, en particulier pour les segments démographiques aux effectifs les plus limités. Au-delà des chiffres, ce que révèle ce résultat, c'est une réalité plurielle : consulter un psychologue est une expérience partagée par une majorité, mais elle reste marquée par des inégalités selon le genre et les générations. La question qui en découle naturellement est celle des leviers — culturels autant que pratiques — qui permettraient de réduire ces écarts.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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