Vie Pratique et Consommation
Publié le
04/07/2025
Résultats ajustés
du 01/07/2026 à 14:33
Depuis toujours
Réponses
736
Oui
17%
Non
83%
La consultation de voyantes, de médiums ou de praticiens divinatoires équivalents est une réalité sociale qui, malgré la réserve qu'elle suscite dans l'espace public, touche une part non négligeable de la population française. Au-delà de la simple curiosité, elle soulève des questions plus profondes sur le rapport des individus à l'incertitude, à l'avenir et aux formes de croyance qui coexistent avec les représentations scientifiques dominantes. À l'échelle de l'échantillon interrogé sur Politês, le résultat est net : 83 % des répondants déclarent n'avoir jamais consulté une voyante ou équivalent, contre 17 % qui l'ont fait au moins une fois. On est donc face à une pratique minoritaire, mais loin d'être marginale, puisqu'elle concerne environ un répondant sur six. Le premier enseignement marquant tient au genre. Les femmes déclarent avoir consulté dans une proportion de 22 %, contre 11 % chez les hommes, soit un écart du simple au double. Cela pourrait suggérer que la pratique est davantage ancrée, ou du moins davantage assumée, dans certains segments de la population féminine — sans qu'il soit possible de déterminer si cela reflète une différence de croyance, de rapport à la vulnérabilité, ou simplement un rapport distinct au tabou social associé à cette pratique. Le second enseignement concerne l'âge. La proportion de personnes ayant déclaré avoir consulté augmente régulièrement avec l'avancée en âge : 5 % chez les 18-24 ans, 11 % chez les 25-34 ans, 15 % chez les 35-49 ans, et 18 % chez les 50-64 ans. Cette progression pourrait aller dans le sens d'une accumulation d'expériences de vie, de moments de questionnement ou d'incertitude qui pousseraient davantage à rechercher des repères hors des cadres conventionnels, à mesure que l'on avance dans le parcours de vie. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large : le marché de l'ésotérisme en France représenterait plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, et les pratiques divinatoires ont connu un renouveau notable avec le développement du numérique et des plateformes en ligne. Une étude Ifop de 2020 suggérait par ailleurs qu'environ un quart des Français auraient consulté au moins une fois un spécialiste des domaines para-scientifiques — un chiffre sensiblement supérieur à celui observé ici, ce qui pourrait s'expliquer par des différences de formulation ou de périmètre entre les deux enquêtes. La période post-COVID a par ailleurs été associée, dans plusieurs travaux, à une montée des questionnements existentiels et à un regain d'intérêt pour l'ésotérisme, éléments de contexte qui peuvent contribuer à éclairer ces résultats. L'analyse repose sur 736 participants aux réponses redressées, ce qui confère une solidité satisfaisante à la lecture globale des grandes tendances. En définitive, si la consultation de voyantes reste une pratique que la majorité des répondants dit ne pas avoir adoptée, elle n'en demeure pas moins présente dans la société française, avec des variations sensibles selon le genre et l'âge. La question reste ouverte : ces différences reflètent-elles une évolution des comportements dans le temps, ou des rapports distincts à la croyance et à l'incertitude selon les profils ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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