Santé
Sciences et Technologies
Publié le
24/10/2025
Résultats ajustés
du 06/10/2026 à 15:38
Depuis toujours
Réponses
704
Oui
25%
Non
75%
L'essor des intelligences artificielles conversationnelles a ouvert un espace inédit : celui du confident numérique. Disponibles à toute heure, sans jugement apparent, ces outils sont de plus en plus sollicités pour des usages qui dépassent la simple recherche d'information. La question examinée ici touche à un usage particulièrement intime : se tourner vers une IA dans les moments de fragilité morale. À l'échelle nationale, les résultats recueillis par Politês sont clairs : une large majorité des répondants, soit 75 %, déclare n'avoir jamais utilisé une IA pour discuter d'un moment difficile sur le plan moral, contre 25 % qui affirment l'avoir fait. On est donc loin d'une pratique généralisée, même si un quart de la population représente un volume non négligeable d'utilisateurs. Premier enseignement : un écart de genre marqué. Les femmes déclarent avoir eu recours à cette pratique dans une proportion nettement plus élevée que les hommes, soit 33 % contre 17 %. Cet écart de seize points pourrait suggérer que les femmes sont davantage enclines à mobiliser ces outils dans une dimension émotionnelle ou introspective, ce qui rejoindrait des tendances plus larges observées dans les comportements de recherche de soutien psychologique. Deuxième enseignement : une nette variation selon l'âge. Les tranches les plus jeunes — notamment les 15-17 ans, les 18-24 ans et les 25-34 ans — affichent toutes un taux d'usage compris entre 35 % et 36 %, là où les 35-49 ans descendent à 21 %, les 50-64 ans à 18 %, et les 65 ans et plus à seulement 8 %. Cette progression régulière avec l'âge pourrait aller dans le sens d'une familiarité plus grande des générations jeunes avec ces outils, mais aussi d'un rapport différent à la confidence numérique et à la recherche de soutien en dehors des cercles traditionnels. Troisième enseignement : un léger écart selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- déclarent un usage plus fréquent (34 %) que les CSP+ (23 %) ou les inactifs (22 %). Cette différence, modérée, pourrait laisser entendre que l'accès à des ressources alternatives de soutien — telles que le recours à un thérapeute — joue un rôle dans la propension à se tourner vers l'IA, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion ferme. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de questionnement autour du rôle que peuvent jouer les IA dans le soutien émotionnel. Des travaux académiques pointent que la disponibilité permanente de ces outils et l'absence de jugement perçue constituent des facteurs d'attraction réels. Des professionnels de santé mentale alertent néanmoins sur les risques d'une utilisation non encadrée, notamment la tendance de ces systèmes à produire des réponses accommodantes plutôt qu'adaptées à la situation de l'utilisateur. Sur le plan réglementaire, l'Union européenne a adopté l'AI Act, dont les dispositions relatives aux systèmes d'IA à usage émotionnel ou psychologique sont en cours de transposition dans les États membres, dont la France. Les résultats présentés ici sont redressés, ce qui renforce leur robustesse. Toutefois, la formulation de la question — centrée sur une expérience déclarée et subjective — invite à interpréter ces chiffres avec nuance. En définitive, l'IA comme interlocuteur moral reste une pratique minoritaire mais réelle, plus marquée chez les jeunes et les femmes. La question qui se pose en filigrane est celle des conditions dans lesquelles ces usages se développent : comme complément à d'autres formes de soutien, ou comme substitut à une demande d'aide qui ne trouve pas d'autre débouché ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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