Santé
Sciences et Technologies
Publié le
24/10/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 22:01
Depuis toujours
Réponses
699
Oui
26%
Non
74%
L'essor des assistants conversationnels fondés sur l'intelligence artificielle soulève une question nouvelle : celle de leur usage dans des situations de fragilité personnelle ou de questionnement moral. Recourir à une IA pour traverser verbalement un doute éthique, un conflit intérieur ou une période difficile constitue une pratique dont l'ampleur reste difficile à évaluer. Cette question permet d'en prendre la mesure. Il ressort que les Français sur Politês se montrent majoritairement réservés face à cette pratique. Près de trois quarts des répondants déclarent n'avoir jamais utilisé une IA dans ce contexte, soit 74 %, contre 26 % qui affirment l'avoir fait. La tendance dominante est donc au non-usage, mais le quart qui dit y avoir eu recours n'est pas négligeable et mérite attention. Premier enseignement : l'écart entre les genres est l'un des plus marqués de cette enquête. Les femmes déclarent avoir utilisé une IA pour ce type de discussion dans 33 % des cas, contre 17 % chez les hommes. Cet écart de seize points pourrait suggérer des modes d'expression différents face aux difficultés morales, les femmes étant peut-être plus enclines à verbaliser ce type d'expérience, y compris auprès d'un interlocuteur non humain. Il convient cependant de rester prudent sur toute lecture causale. Deuxième enseignement : une gradation nette apparaît selon l'âge. Les 15-24 ans et les 25-34 ans affichent des taux de recours proches, autour de 35-36 %, tandis que ce taux recule sensiblement chez les 35-49 ans (21 %) puis chez les 50-64 ans (19 %). Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une familiarité plus grande des jeunes générations avec les outils d'IA conversationnelle, et d'une moindre réticence à les mobiliser dans des contextes personnels. Troisième enseignement : la variable socioprofessionnelle offre un contraste modéré mais réel. Les CSP- déclarent un usage dans 34 % des cas, contre 23 % chez les CSP+ et 22 % chez les inactifs. Ces différences pourraient indiquer des rapports distincts à ces outils selon les profils, même si les raisons sous-jacentes ne peuvent être déterminées à partir de ces seuls résultats. Cette enquête s'inscrit dans un débat plus large sur le rôle que peuvent jouer les IA dans le soutien émotionnel et moral. Des outils spécifiquement conçus pour offrir un espace de dialogue — tels que les chatbots de bien-être ou les IA dites « compagnons » — se sont multipliés ces dernières années. Des études ont montré qu'ils pouvaient contribuer à réduire certains symptômes de détresse à court terme, mais des interrogations persistent quant aux risques d'attachement artificiel ou de dépendance à ces interfaces, dans des situations où la présence humaine conserve une valeur difficilement substituable. Le cadre réglementaire européen, dont la consolidation est en cours, porte précisément ces questions de responsabilité et de supervision humaine. Les résultats présentés sont redressés pour mieux refléter la population française. Si la majorité des Français sur Politês ne s'est pas encore tournée vers une IA pour traverser une épreuve morale, une minorité significative l'a fait, portée notamment par les jeunes adultes et les femmes. La question qui se pose désormais est moins celle de savoir si cette pratique existe que celle de comprendre dans quelles conditions elle se développe, et ce qu'elle dit de notre rapport contemporain à la confiance et à l'interlocution.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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