Politique

Société

Publié le

01/01/2026

Avez vous ecouté les vœux d'Emmanuel macron?

Résultats ajustés

du 15/07/2026 à 11:23

Depuis toujours

Réponses

1567

Oui

8%

Non

92%

Synthèse des résultats

Les vœux présidentiels du 31 décembre constituent un rendez-vous républicain traditionnel, au cours duquel le chef de l'État s'adresse directement aux Français. Dans un contexte politique perçu comme instable, marqué par une succession de gouvernements et une confiance présidentielle en recul, la question de l'écoute effective de ces allocutions revêt un enjeu particulier : elle permet de mesurer l'intérêt porté à ce moment de communication institutionnelle. Le résultat est net. Une très large majorité des répondants sur Politês déclare ne pas avoir écouté les vœux d'Emmanuel Macron : 92 % répondent non, contre seulement 8 % qui affirment les avoir écoutés. On est donc face à un désintérêt déclaré très prononcé pour cette allocution, quelle que soit la segmentation retenue. Premier enseignement, la constance du désintérêt à travers les générations. Toutes les tranches d'âge affichent un taux d'écoute faible, mais on note des écarts relatifs entre elles. Les 25-34 ans enregistrent le taux le plus bas avec 6 % d'écoute, tandis que les 65 ans et plus atteignent 13 %, soit le taux le plus élevé. Les 15-17 ans se distinguent également avec 16 % d'écoute déclarée, ce qui pourrait suggérer que la tranche la plus jeune et la plus âgée manifesteraient un intérêt légèrement supérieur à la moyenne, quoique toujours très minoritaire. La génération intermédiaire des 25-34 ans, qui concentre le plus grand nombre de répondants, apparaît comme la moins réceptive à cet exercice. Deuxième enseignement, les écarts selon la situation professionnelle. Les inactifs, qui regroupent notamment les étudiants et les retraités, affichent un taux d'écoute de 11 %, légèrement au-dessus des CSP+ (8 %) et des CSP- (6 %). Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une moindre appétence pour ce type de communication institutionnelle chez les actifs en emploi, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion ferme. Troisième enseignement, les variations régionales restent modestes mais perceptibles. Le Nord-Est se distingue par le taux d'écoute le plus faible (6 %), tandis que l'Île-de-France affiche 11 %. Ces écarts, bien que limités en valeur absolue, pourraient refléter des sensibilités territoriales différenciées à l'égard de la communication présidentielle. Ces résultats peuvent être mis en regard des données d'audience télévisuelle disponibles pour les vœux du 31 décembre 2025, qui font état de 8,9 millions de téléspectateurs, en recul par rapport aux années précédentes. La tendance à la baisse de l'audience de cette allocution, déjà documentée, trouve ici un écho dans les déclarations des répondants. Le contexte politique de la période, marqué par des tensions institutionnelles et une perception d'instabilité, pourrait contribuer à expliquer ce désengagement déclaré, sans qu'on puisse établir de lien causal direct. Au fond, ce que ces données donnent à voir n'est pas tant un rejet explicite qu'une indifférence déclarée massive à l'égard d'un exercice pourtant ancré dans la tradition républicaine. La question qui demeure ouverte est celle des ressorts de ce désintérêt : s'agit-il d'une évolution des modes de consommation de l'information, d'une distance croissante à l'égard de la figure présidentielle, ou d'une combinaison des deux ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.