Santé

Société

Publié le

12/03/2026

Avez vous peur du dentiste ?

Résultats ajustés

du 16/08/2026 à 20:27

Depuis toujours

Réponses

589

Oui

41%

Non

59%

Synthèse des résultats

La peur du dentiste est une réalité ancrée dans le quotidien de nombreux Français. Au-delà de l'inconfort ponctuel, elle peut conduire à des comportements d'évitement aux conséquences durables sur la santé bucco-dentaire. Mesurer sa prévalence et ses variations selon les profils permet de mieux saisir un enjeu de santé publique souvent minimisé. À l'échelle nationale, les résultats dessinent une majorité de Français qui se déclarent sereins face au cabinet dentaire : 59 % des répondants sur Politês indiquent ne pas avoir peur du dentiste. Cette majorité reste cependant relative, puisque 41 % affirment ressentir cette peur. Le sujet divise donc une part très significative de la population, sans que l'on puisse parler de consensus. Premier enseignement : un écart de genre modéré mais cohérent. Les femmes déclarent avoir peur du dentiste à 43 %, contre 38 % pour les hommes, soit un écart de cinq points. Cet écart, s'il reste mesuré, pourrait suggérer une expression différenciée de l'anxiété selon le genre, les femmes déclarant plus volontiers leurs appréhensions, sans que l'on puisse pour autant conclure à une vulnérabilité structurellement plus grande. Deuxième enseignement : un effet d'âge notable. La tranche des 50-64 ans se distingue nettement, avec 48 % de ses membres déclarant avoir peur du dentiste, contre 31 % à 35 % pour les tranches plus jeunes. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une accumulation d'expériences passées, parfois difficiles, qui façonnerait une appréhension plus marquée avec l'avancée en âge. Troisième enseignement : un gradient socio-professionnel. Les CSP- déclarent avoir peur à 48 %, contre 36 % pour les CSP+, les inactifs se situant à 43 %. Cet écart pourrait être lu dans un contexte où les contraintes financières et les inégalités d'accès aux soins pèsent différemment selon les milieux sociaux, rendant potentiellement l'expérience dentaire plus anxiogène pour les catégories moins favorisées. Ces résultats peuvent être mis en regard des données disponibles sur la peur du dentiste en France, qui placent généralement entre 30 % et 54 % la part de la population concernée par une forme d'appréhension ou d'anxiété dentaire. Le chiffre de 41 % observé ici s'inscrit dans cette fourchette. Par ailleurs, la concentration de la peur chez les 50-64 ans rejoint l'idée, documentée dans la littérature, que les expériences traumatiques passées — souvent vécues dans un contexte de soins moins attentif à la gestion de la douleur — pourraient peser sur la perception durable du cabinet dentaire. Les résultats présentés sont redressés afin de mieux refléter la structure de la population française. Une lecture prudente s'impose pour certains segments dont les effectifs sont plus réduits, notamment les 65 ans et plus. Au total, si une majorité de Français ne se déclare pas effrayée par le dentiste, une proportion substantielle exprime une peur réelle, avec des variations qui dessinent des profils particulièrement concernés. La question reste ouverte de savoir dans quelle mesure ces déclarations se traduisent en comportements concrets d'évitement, et ce que cela implique pour l'organisation des soins.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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