Santé

Société

Publié le

12/03/2026

Avez vous peur du dentiste ?

Résultats ajustés

du 07/07/2026 à 19:54

Depuis toujours

Réponses

575

Oui

41%

Non

59%

Synthèse des résultats

La peur du dentiste est un sujet de santé publique qui dépasse le simple ressenti individuel. Derrière cette appréhension, souvent banalisée, se jouent des enjeux concrets d'accès aux soins et de prévention bucco-dentaire. Interroger les répondants sur Politês sur ce sujet permet de mieux cerner dans quelle mesure cette peur structure leur rapport aux soins. Dans l'ensemble, une courte majorité des répondants déclare ne pas avoir peur du dentiste : 59 % répondent non, contre 41 % qui avouent cette crainte. Si la proportion de réfractaires reste minoritaire, elle représente tout de même près d'un répondant sur deux, ce qui témoigne d'une appréhension largement partagée dans la population française. Premier enseignement : un écart de genre discret mais cohérent. Les femmes déclarent avoir peur du dentiste à 43 %, contre 39 % chez les hommes. L'écart est modeste, mais il va dans le sens d'une sensibilité légèrement plus marquée chez les femmes. Ce résultat pourrait aussi refléter une plus grande propension à exprimer ouvertement ses craintes dans ce type de déclaration. Deuxième enseignement : la peur progresse nettement avec l'âge. Chez les 25-34 ans, 31 % déclarent avoir peur, une proportion qui reste stable dans les tranches les plus jeunes. En revanche, chez les 50-64 ans, cette part grimpe à 49 %, soit près d'un répondant sur deux. Cet écart générationnel mérite attention : il pourrait suggérer que les générations plus âgées ont davantage été exposées à des expériences dentaires moins confortables, à une époque où les pratiques anesthésiques et la gestion de la douleur étaient moins développées qu'aujourd'hui. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle dessine un gradient notable. Les CSP- déclarent avoir peur à 46 %, contre 38 % chez les CSP+. Les inactifs se situent à 43 %. Cet écart pourrait suggérer que la peur du dentiste est associée, au moins en partie, à un rapport plus distancié aux soins, que ce soit par des expériences moins régulières, un accès financier plus contraint, ou une moindre familiarisation avec l'environnement médical. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France dispose depuis plusieurs années d'un dispositif dit « 100 % Santé », visant à réduire le reste à charge sur certains actes prothétiques. Si ce levier répond à une barrière financière réelle, la peur du dentiste relève d'une dimension psychologique que les réformes tarifaires seules ne suffisent pas à adresser. Des approches telles que la sédation consciente, les techniques de relaxation ou la formation des praticiens à la gestion de l'anxiété constituent des pistes complémentaires, dont la diffusion demeure inégale sur le territoire. Les résultats ont été redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. La question posée reste déclarative et ne permet pas de distinguer les niveaux d'intensité de la peur, de la simple appréhension à la phobie invalidante. Près d'un Français sur deux déclare avoir peur du dentiste, avec une prévalence qui s'accentue avec l'âge et dans les catégories socioprofessionnelles les moins favorisées. La question reste ouverte : dans quelle mesure cette peur se traduit-elle concrètement par un évitement des soins, et quelles populations en subissent les conséquences les plus durables sur leur santé ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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