Santé

Société

Publié le

12/03/2026

Avez vous peur du dentiste ?

Résultats ajustés

du 13/10/2026 à 14:12

Depuis toujours

Réponses

594

Oui

40%

Non

60%

Synthèse des résultats

La relation des Français au cabinet dentaire reste un sujet à part entière dans le domaine de la santé publique. Au-delà de la simple appréhension, la peur du dentiste peut constituer un véritable frein au recours aux soins, avec des conséquences concrètes sur la santé bucco-dentaire. Mesurer sa prévalence et ses variations au sein de la population permet de mieux cerner les publics les plus concernés. Dans l'ensemble, la peur du dentiste ne constitue pas une réponse majoritaire : 40 % des répondants sur Politês déclarent avoir peur du dentiste, contre 60 % qui ne le ressentent pas. Le résultat dessine donc une population majoritairement non phobique, mais une proportion significative reste marquée par cette appréhension. Premier enseignement notable : un écart de genre se dessine clairement. Les femmes déclarent avoir peur du dentiste à 43 %, contre 37 % pour les hommes. Cet écart, bien que modéré, pourrait suggérer des différences dans la manière d'exprimer ou de reconnaître l'anxiété, ou dans les expériences vécues face aux soins dentaires. Il convient toutefois de l'interpréter avec prudence, sans en tirer de conclusions définitives sur les causes sous-jacentes. Deuxième enseignement : la tranche d'âge des 50-64 ans se distingue sensiblement des autres groupes, avec 46 % de personnes déclarant avoir peur. C'est le niveau le plus élevé tous âges confondus, là où les jeunes adultes (18-34 ans) affichent des taux autour de 32 à 34 %. Cette différence pourrait aller dans le sens d'une accumulation d'expériences passées, potentiellement moins indolores que les pratiques actuelles, ayant pu ancrer des représentations plus négatives du soin dentaire. Troisième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle mérite attention. Les CSP- déclarent avoir peur à 45 %, contre 38 % pour les CSP+. Cet écart peut être lu dans un contexte où les contraintes économiques pèsent davantage sur certains publics, où le coût des soins et la couverture par les complémentaires santé sont des facteurs structurels bien documentés. La peur pourrait alors se doubler d'une appréhension liée au reste à charge ou à la perspective de soins reportés, devenus plus lourds. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. La peur du dentiste est reconnue comme un phénomène aux origines multiples : souvenirs d'expériences douloureuses, influence de l'entourage, anxiété face à la perte de contrôle. Des études antérieures avaient estimé que près d'un Français sur deux pouvait ressentir une forme d'anxiété dentaire à des degrés divers. Les résultats observés ici pointent vers une prévalence légèrement moindre, ce qui pourrait refléter une évolution des pratiques ou des représentations, sans que l'on puisse l'affirmer avec certitude. Enfin, si une majorité de Français ne déclare pas avoir peur du dentiste, une part non négligeable reste concernée, avec des variations qui interrogent sur le rôle des expériences vécues, des inégalités d'accès aux soins et des représentations associées au cabinet dentaire. Dans quelle mesure les évolutions des pratiques dentaires et de la couverture des soins pourraient-elles, à terme, influer sur ce rapport à la peur ? La question reste ouverte.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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