Culture et Loisirs
International
Publié le
29/10/2025
Résultats ajustés
du 12/10/2026 à 14:20
Depuis toujours
Réponses
509
Souvent
9%
Occasionnelle
10%
Rarement
14%
J'ai du commander une ou deux fois
17%
Jamais
50%
Les plateformes de commerce en ligne à bas prix — Shein, Temu ou AliExpress — occupent une place croissante dans les habitudes d'achat des Français, tout en suscitant des débats nourris sur leurs pratiques sociales, environnementales et fiscales. Mesurer dans quelle mesure les Français y recourent constitue un indicateur utile pour appréhender la réalité des comportements d'achat, au-delà des discours. À la question de savoir s'ils commandent sur ces plateformes, une majorité de Français interrogés répond par la négative : 50 % déclarent n'y avoir jamais eu recours. Pour autant, l'autre moitié entretient un rapport, même ponctuel, avec ces sites. 17 % indiquent n'avoir commandé qu'une ou deux fois, 14 % rarement, 10 % de manière occasionnelle et 9 % souvent. En agrégeant ces quatre catégories, ce sont ainsi 50 % des répondants qui ont passé au moins une commande sur ces plateformes — ce qui témoigne d'une présence réelle dans les usages, même si l'utilisation régulière demeure minoritaire. Premier enseignement : un écart notable entre les femmes et les hommes. Chez les femmes, 27 % déclarent commander souvent ou occasionnellement, contre seulement 10 % chez les hommes. À l'inverse, 58 % des hommes déclarent n'avoir jamais commandé, contre 44 % des femmes. Cet écart pourrait s'expliquer, au moins en partie, par une offre produit — notamment vestimentaire — davantage orientée vers une clientèle féminine, ces plateformes étant largement associées au secteur de la mode. Deuxième enseignement : une différence sensible selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- se distinguent nettement, avec 32 % déclarant commander souvent ou occasionnellement, contre seulement 11 % chez les CSP+. Ces derniers sont par ailleurs 64 % à n'avoir jamais commandé, contre 39 % chez les CSP-. Ce résultat pourrait suggérer que l'argument prix constitue un facteur d'attractivité différencié selon le niveau de revenu, les ménages aux ressources plus contraintes pouvant être plus sensibles aux tarifs pratiqués par ces plateformes. Troisième enseignement : la tranche des 35-49 ans se distingue parmi les segments d'âge. C'est dans ce groupe que la part des utilisateurs réguliers ou occasionnels est la plus élevée, avec 25 % cumulés, contre 10 % chez les 18-24 ans et 11 % chez les 25-34 ans. Ce résultat est contre-intuitif si l'on associe spontanément ces plateformes à un usage jeune, et invite à ne pas réduire leur audience à la seule génération Z. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de renforcement du cadre réglementaire. L'instauration d'une taxe forfaitaire sur les colis extra-européens de moins de 150 euros depuis le 1er juillet 2026, ainsi qu'un malus environnemental applicable à compter du 1er septembre 2026 pour les commandes de vêtements ultra-fast fashion, pourraient modifier les arbitrages de consommation. Par ailleurs, selon une étude de l'Institut français de la mode, ces trois plateformes auraient représenté près de 29 % des achats d'habillement en ligne en volume sur les sept premiers mois de 2026 — un chiffre qui contraste avec la majorité non-utilisatrice observée ici et pourrait refléter la concentration des achats sur un nombre restreint d'acheteurs réguliers. Les données présentées ont fait l'objet d'un redressement statistique afin de mieux refléter la structure de la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Les répondants sur Politês appartenant aux segments DOM-TOM et se définissant comme non-binaires étant peu nombreux, leurs résultats ne sont pas commentés. Au final, si une majorité de Français déclare ne pas recourir à ces plateformes, une part significative y a tout de même eu recours au moins une fois, et une minorité non négligeable les fréquente de manière régulière. La question qui demeure ouverte est celle de la trajectoire : les nouvelles contraintes fiscales et réglementaires suffiront-elles à infléchir ces comportements, ou le facteur prix continuera-t-il de primer pour une partie des consommateurs ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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