Économie
Société
Publié le
24/10/2025
du 31/10/2026 à 21:01
Depuis toujours
Réponses
1911
Oui
22%
Non
78%
Ne sais pas
0%
Depuis son arrivée en France en avril 2023, Temu s'est imposée comme l'une des plateformes de commerce en ligne les plus visibles, portée par des prix bas et une stratégie marketing omniprésente. La question de savoir si les Français y passent effectivement commande permet de mesurer la part réelle de cet usage, au-delà de la seule notoriété. À l'échelle de l'ensemble des répondants interrogés sur Politês, le résultat est net : 78 % déclarent ne pas commander sur Temu, contre 22 % qui le font. La dynamique dominante est celle d'une non-adoption majoritaire, même si une part non négligeable de la population s'est déjà tournée vers la plateforme. Premier enseignement, le genre constitue une ligne de partage notable. Les femmes déclarent commander sur Temu à hauteur de 26 %, soit un écart de 9 points par rapport aux hommes, qui ne sont que 17 % dans ce cas. Cela pourrait suggérer que la plateforme, dont l'offre couvre en large partie les vêtements, les accessoires et les produits ménagers, rencontre un écho plus fort auprès d'un profil de consommatrices particulièrement ciblé par ses communications. Deuxième enseignement, la répartition par âge réserve un résultat contre-intuitif. Les répondants de 15 à 24 ans figurent parmi les moins susceptibles de commander sur Temu, avec respectivement 9 % et 11 % de réponses positives. Les 35-49 ans se situent à 24 %, les 50-64 ans à 20 %, et les 65 ans et plus atteignent 34 %. Ce constat va à rebours de l'image d'une plateforme ultra-connectée qui séduirait d'abord les jeunes consommateurs. On peut émettre l'hypothèse d'une sensibilité plus marquée aux prix parmi les tranches d'âge plus matures, ou encore d'une moindre vigilance à l'égard des controverses entourant la plateforme. Troisième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle accentue ces contrastes. Les inactifs sont 29 % à commander sur Temu, les CSP- à 26 %, tandis que les CSP+ ne sont que 16 %. Ce gradient pourrait aller dans le sens d'une plateforme perçue comme un recours économique, davantage mobilisé par les ménages aux revenus plus contraints ou disposant de plus de temps pour naviguer sur l'application. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où Temu fait l'objet de vives controverses. Des plaintes ont été déposées auprès de la Commission européenne pour pratiques commerciales trompeuses et commercialisation de produits non conformes aux normes de sécurité européennes. Des questions persistent également sur la gestion des données personnelles des utilisateurs. Parallèlement, la réglementation européenne évolue : une proposition de taxe sur les petits colis en provenance de Chine pourrait à terme modifier l'équation tarifaire qui constitue le principal avantage compétitif de la plateforme. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter au mieux la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. Si Temu n'a pas encore converti la majorité des consommateurs français, son ancrage auprès de certains profils spécifiques — notamment les femmes, les seniors et les catégories socioprofessionnelles moins aisées — invite à s'interroger sur la manière dont l'évolution du cadre réglementaire et une sensibilisation accrue aux enjeux de consommation responsable pourraient modifier ces comportements dans les mois à venir.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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