Économie
Société
Publié le
24/10/2025
Résultats ajustés
du 15/07/2026 à 19:16
Depuis toujours
Réponses
1824
Oui
22%
Non
78%
Ne sais pas
0%
La plateforme Temu, arrivée en France au printemps 2023, s'est rapidement imposée comme un sujet de débat public, entre attrait pour ses prix bas et interrogations sur ses pratiques commerciales, ses conditions de travail et la protection des données personnelles. Mesurer combien de Français y ont réellement passé commande permet de mieux saisir l'ampleur du phénomène, au-delà des seules parts de marché. Les résultats sont relativement nets : 78 % des répondants sur Politês déclarent ne pas commander sur Temu, contre 22 % qui affirment le faire. La plateforme reste donc minoritaire dans les pratiques d'achat en ligne déclarées. Pour autant, une personne sur cinq y ayant recours n'est pas un chiffre anodin pour une enseigne présente depuis seulement deux ans sur le marché français. Premier enseignement, un écart entre les femmes et les hommes se dessine clairement. Les femmes sont 27 % à déclarer commander sur Temu, contre 17 % des hommes. Cela pourrait suggérer que l'offre de la plateforme, souvent orientée vers la mode, les accessoires et les produits du quotidien, répond davantage à certaines habitudes d'achat, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Deuxième enseignement, la relation avec l'âge est plus complexe qu'attendu. Les 35-49 ans (24 %) et les 50-64 ans (19 %) sont proportionnellement plus nombreux à commander sur Temu que les 18-24 ans (12 %) ou les 25-34 ans (17 %). Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une adoption qui ne serait pas exclusivement portée par les jeunes générations, contrairement à ce que l'on pourrait intuitivement supposer pour une plateforme à forte présence numérique. Troisième enseignement, les inactifs et les CSP- se distinguent des CSP+. Les inactifs sont 30 % à déclarer commander sur Temu, les CSP- 26 %, contre 16 % pour les CSP+. Ce résultat pourrait s'inscrire dans un contexte de pression sur le pouvoir d'achat, où les prix particulièrement bas de la plateforme constitueraient un levier d'attractivité pour les ménages aux revenus plus contraints. Ces données peuvent également être mises en regard du positionnement commercial de Temu : la plateforme a atteint 19 % de part de marché en France en mai 2025, avec un panier moyen de seulement 25 euros, illustrant une offre résolument orientée vers l'achat d'appoint à faible coût. Dans le même temps, la plateforme fait l'objet de plaintes d'associations de consommateurs pour manipulation et non-respect du cadre numérique européen, ainsi que de préoccupations persistantes sur la sécurité des produits vendus. Ces éléments pourraient contribuer à freiner l'adoption chez certains profils, sans que les données disponibles permettent d'établir un lien direct. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse globale. En définitive, si Temu reste une option d'achat minoritaire en France, son ancrage dans certains profils socio-économiques et démographiques mérite attention. La question qui se pose désormais est de savoir si la montée en puissance des débats réglementaires et des alertes sur la sécurité des produits est susceptible d'infléchir ces comportements d'achat à moyen terme.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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