Économie
Société
Publié le
23/10/2025
Résultats ajustés
du 04/10/2026 à 03:24
Depuis toujours
Réponses
733
En magasin
72%
En drive
15%
En livraison
6%
Au marché
4%
Dans les petits commerces de quartier
3%
La question de savoir comment les Français font leurs courses touche à des enjeux concrets du quotidien : arbitrages entre praticité, budget, proximité et préférences de consommation. Dans un contexte où les modes de distribution se diversifient, la répartition entre les différents canaux d'achat alimentaire constitue un indicateur utile des évolutions en cours. Le résultat global est marqué par une forte prédominance du magasin physique traditionnel. Sept répondants sur dix déclarent faire leurs courses en magasin, loin devant le drive qui rassemble 15 % des répondants, la livraison à domicile (7 %), les marchés (4 %) et les petits commerces de quartier (3 %). La hiérarchie est nette : le commerce physique demeure le point d'ancrage dominant des pratiques d'achat alimentaire. Premier enseignement : une différence notable se dessine selon le genre. Les femmes recourent davantage au drive (19 %) et à la livraison (8 %) que les hommes (respectivement 11 % et 5 %), tandis que ces derniers font leurs courses en magasin dans une proportion plus élevée (77 % contre 66 %). Ces écarts pourraient suggérer des arbitrages différents selon les contraintes de temps ou d'organisation, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Deuxième enseignement : l'âge structure sensiblement les pratiques. Les 25-34 ans se distinguent par un recours au drive nettement plus élevé que les autres tranches d'âge (24 %), contre seulement 7 % chez les 18-24 ans et 5 % chez les 65 ans et plus. Ces derniers sont, en revanche, les plus nombreux à fréquenter les marchés (10 %). On peut émettre l'hypothèse que ces écarts reflètent des modes de vie différents : la probabilité plus forte d'une vie en famille avec enfants chez les 25-34 ans pourrait rendre le drive plus attractif pour des raisons pratiques. Troisième enseignement : des disparités géographiques méritent attention. Le Sud-Ouest se singularise par un recours au drive particulièrement marqué (30 %), contre 7 % seulement en Île-de-France. Cette dernière région présente à l'inverse le taux de livraison à domicile le plus élevé (11 %), ce qui pourrait aller dans le sens d'une offre de livraison plus dense en milieu urbain concentré et d'une infrastructure de drive moins développée ou moins accessible. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de diversification progressive des canaux de distribution alimentaire en France. Le e-commerce alimentaire, dont le drive constitue la modalité la plus répandue, a connu un essor notable ces dernières années, porté notamment par la période de la pandémie de Covid-19 et par les arguments de gain de temps mis en avant par les enseignes. Par ailleurs, l'intérêt limité pour les marchés et les petits commerces de quartier dans les données collectées par Politês peut être mis en regard du débat sur les circuits courts et la consommation locale : ces modes d'achat, malgré une progression réelle, restent encore minoritaires dans les pratiques effectives. Les données présentées ici sont redressées pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. Le magasin physique s'affirme donc comme premier lieu d'achat alimentaire, mais le paysage se diversifie, avec des usages qui varient sensiblement selon l'âge, le genre et le territoire. La question reste ouverte : ces écarts reflètent-ils des préférences durables, ou des contraintes susceptibles d'évoluer à mesure que l'offre et les modes de vie se transforment ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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