Santé
Société
Publié le
22/10/2025
Résultats bruts
du 16/09/2026 à 21:27
Depuis toujours
Réponses
2501
Souvent
5%
Rarement
12%
Jamais
83%
La consommation de drogues constitue l'un des sujets les plus sensibles du débat public, à la croisée des enjeux de santé publique, de sécurité et de libertés individuelles. Interroger les Français sur leur propre consommation, c'est sonder un comportement qui demeure un délit au regard de la loi, ce qui invite à lire ces résultats avec une attention particulière. Sur l'ensemble des répondants, une large majorité déclare ne jamais consommer de drogues : 83 % indiquent n'en avoir jamais consommé. 12 % en consomment rarement, et 5 % souvent. Ces chiffres dessinent un tableau où la non-consommation est très nettement dominante, même si une minorité significative reconnaît un usage, au moins occasionnel. Premier enseignement, les répondants âgés de 25 à 34 ans se distinguent nettement du reste des personnes interrogées. Dans cette tranche d'âge, 79 % déclarent ne jamais consommer, contre 94 % chez les 15-17 ans et 95 % chez les 65 ans et plus. La part de consommateurs déclarés y atteint 22 %, soit le niveau le plus élevé de tous les groupes d'âge. Cela pourrait suggérer que cette génération entretient un rapport plus ouvert à la consommation de substances psychoactives, ou du moins une plus grande propension à le déclarer. Deuxième enseignement, les personnes s'identifiant comme non binaires présentent un profil sensiblement différent des autres groupes de genre : 31 % d'entre elles déclarent une consommation, contre 17 % chez les hommes et 15 % chez les femmes. Cet écart est notable, même si l'effectif de ce segment invite à une lecture prudente. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) affichent un taux de consommation déclarée légèrement plus élevé que les CSP-, avec 21 % contre 18 %. Les inactifs, eux, se situent à 12 %. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une consommation qui ne serait pas univoquement corrélée à la précarité, et pourrait refléter des contextes sociaux et festifs variés. Ces résultats peuvent être lus à la lumière du débat qui traverse la société française sur la politique des drogues. Depuis plusieurs années, des voix s'élèvent pour réformer le cadre législatif issu de la loi de 1970, notamment en ce qui concerne le cannabis. Le Conseil économique, social et environnemental a appelé en 2023 à une législation encadrée pour les usages récréatifs. Dans ce contexte, déclarer un usage dans le cadre d'une enquête reste un acte sensible : le fait que 17 % des répondants sur Politês admettent une consommation, même anonymement, pourrait témoigner d'une évolution des perceptions sociales autour de cette question. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. La sensibilité du sujet, combinée au fait que la consommation de drogues reste un délit en France, peut induire une sous-déclaration difficile à mesurer. Les chiffres présentés doivent donc être interprétés comme des ordres de grandeur indicatifs plutôt que comme des mesures précises. Au-delà des chiffres, ce sondage soulève une question de fond : dans un pays où la législation sur les stupéfiants est l'une des plus strictes d'Europe, dans quelle mesure les déclarations sur les comportements réels reflètent-elles la réalité vécue, et dans quelle mesure le cadre légal façonne-t-il la parole publique sur la consommation ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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