Vie Pratique et Consommation
Publié le
11/11/2025
Résultats ajustés
du 15/07/2026 à 20:07
Depuis toujours
Réponses
1223
Oui
65%
Non
35%
Sans opinion
0%
À l'heure où les plateformes de streaming, les podcasts et les réseaux sociaux multiplient les alternatives audio, la question de l'écoute radiophonique s'inscrit dans un contexte de transformation médiatique profonde. Interroger les Français sur le fait qu'ils écoutent « encore » la radio, c'est déjà reconnaître que la question mérite d'être posée. Sur l'ensemble des répondants, une majorité nette de 65 % déclare écouter encore la radio, contre 35 % qui ne l'écoutent plus. Ce résultat traduit une adhésion majoritaire au média, sans pour autant effacer le tiers de la population qui s'en est détourné. Le premier enseignement saillant est l'écart générationnel marqué que révèlent les données. Chez les 18-24 ans, la tendance s'inverse : 62 % déclarent ne plus écouter la radio, contre 37 % qui continuent à le faire. À l'opposé, les 50-64 ans et les 65 ans et plus affichent des taux d'écoute de respectivement 75 % et 76 %. Entre les deux, les 35-49 ans se situent à 70 %. Le lien au média radiophonique semble se renforcer avec l'âge — ce qui pourrait refléter des habitudes d'écoute ancrées dans des contextes de vie spécifiques, comme les trajets domicile-travail en voiture ou l'écoute en fond sonore à domicile, davantage présents chez les actifs plus âgés. Les 25-34 ans, avec 51 % d'auditeurs, se situent dans une position intermédiaire. Deuxième enseignement : le profil socio-professionnel introduit une légère différenciation. Les CSP+ et les CSP- affichent des taux d'écoute quasi identiques, à 68 % et 67 % respectivement, tandis que les inactifs se situent légèrement en retrait à 57 %. Ces données pourraient aller dans le sens d'une écoute radio davantage liée aux rythmes de la vie active qu'aux niveaux de revenus ou de qualification. Troisième enseignement : une disparité géographique apparaît, avec l'Île-de-France en position distincte. Seuls 47 % des répondants franciliens déclarent écouter encore la radio, contre des taux compris entre 55 % et 57 % dans les autres régions métropolitaines. Ce résultat pourrait s'inscrire dans un contexte où la densité de l'offre numérique et la diversité des alternatives médiatiques sont potentiellement plus élevées en milieu urbain dense. Cette photographie s'éclaire par les évolutions structurelles du secteur. La radio française comptait encore plus de 40 millions d'auditeurs quotidiens selon les données de la saison 2023-2024, et les grands acteurs publics comme privés engagent des stratégies de consolidation, à l'image de la création de l'Alliance de la Radio en janvier 2025. La transition vers le DAB+ et les écoutes en ligne redessine les contours du média, sans en remettre en cause l'audience globale à court terme. Les résultats présentés dans cette analyse, recueillis auprès des Français sur Politês, sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. Le segment des 65 ans et plus repose toutefois sur un nombre de répondants limité et est à lire avec prudence. Au total, la radio résiste dans les déclarations d'usage, portée par des générations profondément ancrées dans ses habitudes. La question ouverte est de savoir si les générations aujourd'hui les moins accrocheuses développeront avec l'âge un attachement similaire, ou si elles représentent une rupture durable dans les pratiques d'écoute.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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