Vie Pratique et Consommation

Publié le

11/11/2025

Ecoutez-vous encore la radio ?

Résultats ajustés

du 10/09/2026 à 12:00

Depuis toujours

Réponses

1247

Oui

66%

Non

34%

Sans opinion

0%

Synthèse des résultats

La radio est un média dont la santé fait régulièrement débat. Face à la multiplication des formats audio numériques — podcasts et plateformes de streaming en tête —, la question de l'écoute radiophonique touche à la fois à des enjeux culturels, économiques et générationnels. Sur l'ensemble des répondants interrogés via Politês, deux tiers déclarent écouter encore la radio : 66 % répondent oui, contre 34 % non. Le taux de sans-opinion est nul. Le média conserve donc une présence majoritaire, sans pour autant faire l'unanimité. **Premier enseignement : un écart générationnel marqué.** Les 18-24 ans sont la seule tranche d'âge à déclarer majoritairement ne plus écouter la radio, à 62 % contre 37 % qui disent l'écouter encore. À l'inverse, à partir de 35 ans, l'écoute devient clairement dominante : 70 % chez les 35-49 ans, 74 % chez les 50-64 ans, et 76 % chez les 65 ans et plus. Les 25-34 ans se situent dans une zone intermédiaire, à quasi-parité (50 % oui, 49 % non), ce qui pourrait suggérer une transition progressive des habitudes d'écoute selon les générations. Cet écart entre jeunes adultes et seniors constitue l'une des lignes de partage les plus nettes de ces résultats. **Deuxième enseignement : une légère différence selon le genre.** Les hommes déclarent écouter la radio à 68 %, les femmes à 63 %. L'écart de cinq points est modeste, mais cohérent avec d'autres tendances observées dans la consommation médiatique. **Troisième enseignement : un profil socioprofessionnel associé à une écoute plus fréquente.** Les CSP+ déclarent écouter la radio à 70 %, les CSP- à 68 %, contre 53 % chez les inactifs. Ce résultat pourrait s'expliquer, en partie, par une écoute davantage associée aux trajets domicile-travail ou à la journée de travail, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité directe. **D'un point de vue géographique**, l'Île-de-France se distingue nettement du reste du territoire : seulement 47 % des Franciliens déclarent écouter encore la radio, contre 56 % dans le Nord-Ouest ou 57 % dans le Sud-Ouest. Cette particularité francilienne pourrait s'inscrire dans un contexte de plus grande densité de l'offre numérique et de mobilités urbaines spécifiques. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'audience globale de la radio en France reste significative selon les mesures Médiamétrie, tout en enregistrant un recul tendanciel sur la période récente. La montée en puissance des podcasts, qui toucherait désormais 44 % des Français selon certaines estimations, redistribuerait une partie des usages audio sans pour autant effacer la radio linéaire. Le déploiement du DAB+ et les stratégies numériques des grands groupes radio témoignent d'une adaptation du secteur à ces nouvelles pratiques. Les résultats ayant été redressés, ils offrent une lecture représentative de la population française. Certains sous-groupes (DOM-TOM, personnes se définissant comme non binaires) présentent des effectifs limités ; les chiffres les concernant méritent d'être lus avec prudence. Au final, la radio reste un média vivant pour une majorité de Français, mais son ancrage varie sensiblement selon l'âge, le lieu de résidence et le statut professionnel. La question qui demeure ouverte est celle de la trajectoire : les générations actuellement les moins attachées à la radio linéaire développeront-elles à terme des habitudes d'écoute similaires à celles de leurs aînés, ou s'en éloigneront-elles durablement au profit d'autres formats ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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