Sécurité et Justice
Publié le
15/02/2026
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 06:13
Depuis toujours
Réponses
758
Oui
21%
Non
77%
Sans opinion
2%
La question soumise aux répondants sur Politês est volontairement directe, voire déstabilisante : souhaitez-vous actuellement la mort de quelqu'un ? Derrière cette formulation brute coexistent deux registres distincts : celui des tensions interpersonnelles ordinaires, et celui, plus solennel, du débat sur la fin de vie et l'aide à mourir, sujet qui a traversé l'actualité législative française de manière soutenue ces dernières années. À l'échelle globale, une large majorité répond par la négative : 77 % des répondants déclarent ne pas souhaiter la mort de quelqu'un, tandis que 21 % répondent oui. La part des sans-opinion reste marginale, à 2 %. Le résultat est donc majoritairement tranché, mais la proportion d'acquiescement — une personne sur cinq environ — mérite attention. Premier enseignement : un écart générationnel se dessine. Les répondants des tranches d'âge les plus jeunes affichent des taux de réponse positive sensiblement plus élevés que leurs aînés. Les 15-17 ans enregistrent 30 % de réponses positives, les 18-24 ans 31 %, tandis que les 35-49 ans descendent à 18 % et les 50-64 ans à 10 %. On pourrait émettre l'hypothèse que les plus jeunes, davantage exposés aux conflits relationnels intenses ou aux dynamiques propres aux réseaux sociaux, formulent plus spontanément ce type de sentiment, sans que cela présuppose une intention littérale. Deuxième enseignement : une variation selon le profil socioprofessionnel. Les CSP+ affichent un taux de réponse positive de 17 %, contre 26 % pour les CSP-. Cet écart ne permet pas d'établir de lien causal, mais il pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre le niveau de tension perçue dans la vie quotidienne et la propension à formuler ce type de souhait. Troisième enseignement : des disparités régionales méritent d'être signalées. La région Nord-Est se distingue avec un taux de 34 % de réponses positives, le plus élevé parmi toutes les régions observées. L'Île-de-France, à l'inverse, affiche le taux le plus bas, à 18 %. Ces écarts géographiques restent difficiles à interpréter en l'absence de données complémentaires, mais ils invitent à ne pas lire ce résultat comme homogène sur l'ensemble du territoire. Ces chiffres prennent un relief particulier dans le contexte législatif récent. La loi relative à la fin de vie, adoptée définitivement le 15 juillet 2026, a instauré un droit à l'aide à mourir sous conditions strictes. Ce débat, qui a traversé la société française pendant plusieurs années en mobilisant des acteurs très divers, pourrait avoir contribué à faire entrer dans l'espace public l'idée de pouvoir souhaiter la mort d'autrui dans un cadre bienveillant et médicalisé. La question telle que posée ne distingue pas ces deux registres, ce qui constitue une limite directe à son interprétation : un répondant ayant accompagné un proche malade, et souhaitant pour lui une fin de vie apaisée, n'exprime pas le même sentiment qu'une personne animée par un conflit personnel. En définitive, si la majorité des répondants ne se reconnaissent pas dans ce souhait, la proportion non négligeable de ceux qui y répondent positivement rappelle la complexité des émotions humaines et la diversité des situations que recouvre une même formulation. La question de ce que les répondants ont réellement exprimé — un sentiment conflictuel ordinaire, une projection empathique pour un proche en souffrance, ou autre chose encore — reste, à ce stade, ouverte.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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