Politique

Société

Publié le

23/10/2025

Est-ce que l’immigration est un problème en France ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 19:20

Depuis toujours

Réponses

2255

Oui

37%

Non

55%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

L'immigration figure parmi les sujets les plus régulièrement débattus de la vie politique française. Présente au cœur des campagnes électorales et de nombreuses réformes législatives, la question de sa perception comme « problème » reflète autant des réalités concrètes que des représentations sociales profondes. Les résultats recueillis par Politês sur ce sujet méritent une lecture attentive. À l'échelle globale, une majorité se dégage nettement : 55 % des répondants estiment que l'immigration n'est pas un problème en France, contre 37 % qui la jugent problématique. 8 % déclarent ne pas savoir. Ce résultat ne traduit pas une opinion uniforme, mais dessine deux blocs distincts, avec une part d'incertitude limitée. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Les tranches d'âge les plus jeunes affichent une position plus nettement opposée à l'idée d'une immigration problématique. Parmi les 15-17 ans, 62 % répondent « non », et ce chiffre reste stable autour de 55 à 57 % pour les 18-24, 25-34 et 35-49 ans. La dynamique s'inverse sensiblement à partir de 50 ans : les 50-64 ans se divisent presque à égalité (48 % « oui », 50 % « non »), tandis que les 65 ans et plus constituent le seul segment où le « oui » est majoritaire, à 67 %. Ces écarts pourraient être associés à des expériences ou des référentiels générationnels différents, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise à partir de ces seules données. Deuxième enseignement : un écart selon le genre. Les femmes se montrent légèrement plus nombreuses à répondre « non » (58 %) que les hommes (53 %), ces derniers étant également un peu plus enclins à répondre « oui » (39 % contre 35 %). L'écart reste modéré mais cohérent. Troisième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ se démarquent par un rejet plus prononcé de l'idée d'un problème (59 % « non »), tandis que les CSP- se montrent plus partagées, avec 44 % de « oui » et 48 % de « non ». Les inactifs se situent dans la moyenne générale. Ces variations pourraient aller dans le sens d'un lien entre situation économique perçue et appréciation des enjeux migratoires, sans que ce lien soit directement établi par les données. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat législatif sur l'immigration en France est particulièrement dense : la France a adopté une loi sur l'immigration en moyenne tous les deux ans depuis 1945. La loi du 26 janvier 2024, dite loi Darmanin, a encore illustré cette tension entre volonté de contrôle et débat sur l'intégration. Dans ce contexte de discussions récurrentes, il n'est pas surprenant que les opinions demeurent hétérogènes et structurées par des variables sociodémographiques. Une précision méthodologique s'impose : ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement. La surreprésentation possible de certains profils — notamment les jeunes adultes, les 25-34 ans constituant le groupe le plus large avec 792 répondants — invite à une lecture prudente des proportions globales. Si une majorité de répondants français ne perçoit pas l'immigration comme un problème, cette position n'est pas unanime et varie sensiblement selon l'âge, le genre et la catégorie socioprofessionnelle. La question reste ouverte : dans quelle mesure ces perceptions évoluent-elles au gré des contextes politiques et des expériences vécues sur le terrain ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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