Politique

Société

Publié le

20/10/2025

Si cela était pris sur le temps de travail, seriez-vous -vous motivé·e à participer à la vie politique de notre pays en faisant partie d’une assemblée citoyenne ?

Résultats ajustés

du 18/10/2026 à 15:15

Depuis toujours

Réponses

1046

Oui

77%

Non

18%

Sans opinion

5%

Synthèse des résultats

La participation citoyenne directe occupe une place centrale dans les réflexions sur le renouvellement démocratique. Les assemblées citoyennes, constituées par tirage au sort pour délibérer sur des enjeux d'intérêt général, se sont multipliées ces dernières années — la Convention citoyenne pour le climat en étant l'exemple le plus visible en France. Une question demeure structurante : dans quelle mesure les contraintes professionnelles constituent-elles un frein à cet engagement ? C'est précisément ce que cherche à mesurer cette question, en introduisant l'hypothèse d'une participation prise sur le temps de travail. Le résultat global est net : 77 % des répondants sur Politês se déclarent motivés à participer à une assemblée citoyenne dans ces conditions, contre 18 % qui refusent et 5 % sans opinion. Cette adhésion majoritaire apparaît relativement homogène, ce qui laisse peu de place à l'ambiguïté sur la dynamique d'ensemble. Premier enseignement : la motivation transcende les catégories d'âge. Des 18-24 ans (74 %) aux 25-34 ans et 35-49 ans (79 % dans les deux cas), les écarts restent faibles. Cela pourrait suggérer que l'attrait pour ce type de participation ne relèverait pas d'une aspiration propre à une génération particulière, mais d'un désir plus diffus de peser sur les décisions collectives. Deuxième enseignement : un clivage socioprofessionnel mérite attention. Les CSP+ affichent un taux d'adhésion de 84 %, soit 15 points au-dessus des CSP- (69 %) et 14 points au-dessus des inactifs (70 %). Ce différentiel pourrait refléter, parmi les catégories moins favorisées, une appréhension plus marquée des conséquences pratiques d'une absence du poste de travail, même encadrée. Il pourrait également traduire des niveaux différents de confiance dans la capacité à influencer les décisions politiques. Troisième enseignement : des variations régionales existent, bien que modérées. Le Nord-Ouest affiche le taux d'adhésion le plus élevé (81 %), tandis que le Nord-Est se distingue par la proportion de refus la plus forte (24 %). Ces écarts restent contenus et appellent à la prudence dans l'interprétation. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les dispositifs de démocratie participative cherchent précisément à lever les obstacles à l'engagement citoyen. La question de la compensation du temps consacré à ces assemblées est régulièrement identifiée comme un frein majeur, en particulier pour les personnes dont les revenus dépendent directement de leur présence au travail. Le fait que 77 % se déclarent motivés malgré cette contrainte suggère une disposition favorable assez robuste ; le différentiel selon le statut socioprofessionnel rappelle néanmoins que les conditions matérielles de participation restent déterminantes. Les données ont été redressées pour refléter la structure de la population française, ce qui renforce leur solidité globale. En définitive, la disposition à participer à une assemblée citoyenne semble largement partagée dès lors que la contrainte du temps de travail est levée. Cette adhésion globale ne dit cependant pas tout : la question de savoir si elle se traduirait en participation effective, et dans quelles conditions d'équité sociale, reste entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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