Politique

Société

Publié le

20/10/2025

Si cela était pris sur le temps de travail, seriez-vous -vous motivé·e à participer à la vie politique de notre pays en faisant partie d’une assemblée citoyenne ?

Résultats ajustés

du 23/07/2026 à 16:55

Depuis toujours

Réponses

1041

Oui

77%

Non

18%

Sans opinion

5%

Synthèse des résultats

La participation citoyenne à la vie politique est un enjeu récurrent dans les démocraties contemporaines. La question posée ici introduit une condition concrète et souvent déterminante : celle du temps. En demandant aux répondants sur Politês s'ils seraient motivés à rejoindre une assemblée citoyenne si cela se faisait sur leur temps de travail, on interroge non seulement l'appétit pour la démocratie participative, mais aussi les conditions matérielles qui en conditionnent l'accès. Les résultats révèlent une adhésion majoritaire et assez nette. Près de huit répondants sur dix, soit 77 %, se déclarent motivés à l'idée de participer à une telle assemblée dans ce cadre. Seuls 18 % y sont opposés, et 5 % n'ont pas d'opinion. Cette configuration suggère un intérêt largement partagé pour ce type de dispositif, dès lors que la contrainte du temps professionnel est levée. Premier enseignement : la motivation est homogène selon le genre. Les hommes comme les femmes affichent exactement le même niveau d'adhésion, à 77 % chacun. Aucun écart notable n'est observé entre les deux groupes, ce qui pourrait indiquer que la levée de la contrainte temporelle constituerait un levier d'inclusion équivalent pour toutes les catégories de genre. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit un écart sensible. Les CSP+ affichent un niveau de motivation de 84 %, contre 69 % pour les CSP-, soit un écart de quinze points. Cet écart pourrait suggérer que, même lorsque la contrainte du temps de travail est théoriquement levée, d'autres facteurs jouent un rôle dans la propension à s'engager. Le sentiment de légitimité à prendre part à un tel processus, ou la familiarité avec les codes de la délibération collective, pourraient contribuer à expliquer cette différence, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Troisième enseignement : les variations régionales restent limitées mais méritent d'être signalées. La région Nord-Ouest affiche le taux le plus élevé, à 81 %, tandis que le Nord-Est se distingue par une adhésion plus faible, à 71 %, accompagnée d'un taux de refus plus marqué, à 24 %. Ces écarts territoriaux, bien que modérés, pourraient refléter des dynamiques locales différenciées quant à la confiance envers les institutions ou aux expériences de participation citoyenne déjà vécues. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. La démocratie participative connaît un regain d'intérêt en France, notamment depuis la Convention citoyenne pour le climat lancée en 2019, et à travers la multiplication des assemblées citoyennes locales dans des villes comme Bourges, Poitiers ou Blois. La question du temps disponible et de la rémunération de cet engagement est fréquemment identifiée comme un frein majeur à la participation, en particulier pour les actifs. Le fait que la levée de cette contrainte soit associée à une adhésion aussi large pourrait aller dans le sens de l'importance des conditions matérielles dans la conception de dispositifs participatifs inclusifs. Les résultats présentés sont redressés pour tenir compte des biais d'échantillonnage, ce qui renforce leur fiabilité. Au final, l'intégration de la contrainte du temps de travail comme variable centrale révèle un potentiel d'engagement civique que les chiffres bruts de participation politique ne laissent pas toujours percevoir. La question qui reste ouverte est celle des conditions concrètes de mise en œuvre : comment des employeurs, des organisations ou des institutions pourraient-ils structurer ce type de disponibilité, et pour quels types de décisions les citoyens souhaiteraient-ils réellement l'exercer ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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