Politique

Société

Publié le

04/10/2025

Êtes-vous pour ou contre de changer le nom des « vacances de Toussaint » en « vacances d'automne » ?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 22:49

Depuis toujours

Réponses

3298

Pour

26%

Contre

55%

Ne sais pas

19%

Synthèse des résultats

La question du nom des vacances scolaires de la Toussaint, qui coïncident avec la fête catholique du 1er novembre, a récemment refait surface dans le débat éducatif français. Des syndicats enseignants, au premier rang desquels le FSU-SNUipp, ont porté l'idée de remplacer cette appellation par « vacances d'automne », au nom d'une plus grande neutralité laïque. La proposition illustre une tension ancienne entre la préservation de repères culturels historiques et la volonté d'aligner les pratiques institutionnelles sur les principes républicains. Parmi les répondants sur Politês, le rejet de ce changement est net : 55 % se déclarent contre, contre 26 % pour, tandis que 19 % expriment une incertitude. La position majoritaire va donc dans le sens du maintien de l'appellation actuelle, même si plus d'un quart des répondants soutient la modification. Premier enseignement, un écart générationnel marqué. Les répondants les plus jeunes se montrent relativement plus ouverts au changement, avec 30 % de soutien chez les 25-34 ans et 26 % chez les 18-24 ans. À l'inverse, les 50-64 ans (70 % contre) et les 65 ans et plus (76 % contre) s'y opposent bien plus fermement. Ces écarts pourraient suggérer que l'attachement à cette appellation est d'autant plus fort que l'on appartient à des générations ayant grandi avec ces repères comme une évidence culturelle partagée. Deuxième enseignement, une différence selon le genre. Les femmes se montrent davantage favorables au changement (31 % pour) que les hommes (22 % pour), qui s'y opposent plus nettement (58 % contre). L'écart reste modéré mais mérite d'être relevé. Chez les personnes se déclarant non binaires, le soutien au changement atteint 60 % ; cet effectif étant réduit, cette donnée doit être interprétée avec prudence. Troisième enseignement, une relative homogénéité socioprofessionnelle. Les CSP+ soutiennent légèrement plus le changement (28 % pour) que les CSP- (23 % pour), mais l'opposition reste majoritaire dans les deux groupes. Les différences régionales sont, quant à elles, peu prononcées : le rejet du changement oscille entre 53 % en Île-de-France et 58 % dans le Sud-Est, sans écart suffisamment marqué pour constituer un enseignement distinct. Ce résultat s'inscrit dans un contexte précis : le Conseil supérieur de l'éducation a voté en faveur du changement fin 2025, avant que le ministère de l'Éducation nationale ne décide de ne pas retenir cette proposition. L'opinion mesurée ici va dans le même sens que la décision ministérielle, même si la part non négligeable de répondants favorables au changement rappelle que la question rencontre une adhésion réelle dans certaines franges de la population, notamment les plus jeunes. À noter que les résultats présentés sont des données brutes, sans redressement de l'échantillon. Les tranches d'âge les plus représentées dans l'échantillon (18-34 ans) sont susceptibles de nuancer la lecture des résultats globaux. Au-delà du symbole, ce débat pose une question de fond : jusqu'où convient-il d'aligner les pratiques institutionnelles sur une conception stricte de la laïcité, et à quel moment cela entre-t-il en tension avec un patrimoine culturel partagé ? Les données recueillies suggèrent que la réponse est loin de faire consensus.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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