Politique

Société

Publié le

04/10/2025

Êtes-vous pour ou contre de changer le nom des « vacances de Toussaint » en « vacances d'automne » ?

Résultats bruts

du 21/07/2026 à 21:11

Depuis toujours

Réponses

3300

Pour

26%

Contre

55%

Ne sais pas

19%

Synthèse des résultats

La proposition de renommer les « vacances de la Toussaint » en « vacances d'automne » a nourri un débat public à l'automne 2025, opposant partisans d'une école plus neutre sur le plan confessionnel et défenseurs d'un patrimoine culturel ancré dans l'histoire chrétienne du pays. Au-delà de la sémantique, c'est la question de la place de la laïcité dans les institutions scolaires qui se trouve posée. Les répondants sur Politês se prononcent majoritairement contre ce changement de nom : 55 % y sont opposés, contre 26 % favorables, tandis que 19 % se déclarent sans opinion arrêtée. Ce résultat ne traduit pas une adhésion forte au changement, mais révèle une opinion publique loin d'être unanime, près d'un quart des répondants se montrant favorables à la mesure. Premier enseignement notable : un écart selon le genre. Les femmes se montrent davantage favorables au changement (31 %, contre 22 % chez les hommes), sans que cela n'inverse la tendance générale. Les hommes expriment quant à eux une opposition plus marquée (58 %, contre 51 % chez les femmes). Cet écart, s'il reste modéré, pourrait suggérer des sensibilités différentes face aux questions de neutralité religieuse. Deuxième enseignement : un gradient générationnel clair. L'opposition au changement croît avec l'âge. Chez les 25-34 ans, 50 % y sont contre et 30 % pour, ce qui en fait la tranche la plus favorable parmi toutes les classes d'âge étudiées. À l'inverse, chez les 50-64 ans, l'opposition s'élève à 69 %, et atteint 76 % chez les 65 ans et plus. Ce constat pourrait aller dans le sens d'un attachement plus fort aux appellations traditionnelles chez les générations plus âgées, peut-être davantage marquées par un rapport culturel ou affectif au calendrier religieux. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles ne dessinent pas de ligne de fracture très nette. On observe néanmoins que les CSP+ apparaissent légèrement moins opposés au changement (51 % contre) que les CSP- (60 % contre). L'écart reste modeste, mais il pourrait être cohérent avec d'autres observations sur la sensibilité aux enjeux de laïcité selon le niveau de diplôme. Ce résultat s'inscrit dans un contexte précis. La proposition, portée par le syndicat Snuipp-FSU et soumise au Conseil supérieur de l'Éducation à l'automne 2025, avait recueilli un vote favorable au sein de cette instance consultative. Le ministère de l'Éducation nationale avait toutefois rapidement indiqué que le changement n'était « pas à l'ordre du jour ». Il convient de rappeler que les vacances de Pâques ont déjà été renommées en « vacances de printemps », ce qui constitue un précédent. Pourtant, l'opinion des répondants sur Politês ne semble pas, à ce stade, disposée à étendre ce principe aux vacances de la Toussaint. Enfin, les données mobilisées ici sont des données brutes, sans redressement statistique, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier sur les segments où les effectifs sont plus réduits. Au total, si une minorité significative de répondants paraît sensible aux arguments en faveur d'une laïcisation du calendrier scolaire, la majorité semble préférer le maintien de l'appellation actuelle. La question reste ouverte : jusqu'où le principe de neutralité de l'école républicaine doit-il s'étendre aux symboles du quotidien ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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