Politique

Société

Publié le

04/10/2025

Êtes-vous pour ou contre de changer le nom des « vacances de Toussaint » en « vacances d'automne » ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 19:17

Depuis toujours

Réponses

3329

Pour

26%

Contre

55%

Ne sais pas

19%

Synthèse des résultats

La question du changement de nom des vacances de la Toussaint en vacances d'automne peut sembler anodine, mais elle touche à des tensions plus profondes : la place des références religieuses dans l'espace public scolaire, l'attachement aux traditions culturelles françaises et les débats sur la laïcité. Cette proposition, portée notamment par certains syndicats d'enseignants depuis les années 1980, refait régulièrement surface dans le débat public. Sur l'ensemble des répondants, la tendance est assez nette : une majorité se dit contre ce changement de dénomination. Avec 55 % d'opposants, 26 % de partisans et 19 % de sans-opinion, les résultats dessinent une opposition majoritaire, sans pour autant traduire un consensus absolu. La part notable d'indécis rappelle que le sujet reste, pour une fraction significative des répondants, une question sur laquelle il n'est pas aisé de trancher. Premier enseignement : l'âge structure fortement les positions. Les 65 ans et plus s'opposent au changement à hauteur de 76 %, et les 50-64 ans à 69 %, contre 50 % chez les 25-34 ans. À l'inverse, c'est chez les 25-34 ans que l'on trouve la part la plus élevée de partisans du changement, avec 30 %. Ces écarts pourraient suggérer un rapport différent à l'héritage culturel selon les générations, les jeunes adultes semblant légèrement plus ouverts à une dénomination saisonnière et neutre. Deuxième enseignement : une différence notable s'observe selon le genre. Les hommes s'opposent au changement à 58 %, contre 51 % pour les femmes. Les femmes sont par ailleurs proportionnellement plus nombreuses à y être favorables (31 %, contre 22 % chez les hommes). Cet écart, sans être spectaculaire, mérite d'être signalé. On note également que les répondants se déclarant non binaires se positionnent très différemment, avec une majorité de 61 % favorable au changement ; l'effectif réduit de ce groupe invite toutefois à la prudence dans l'interprétation. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat sur la laïcisation des dénominations scolaires est ancien mais toujours vivace. Le nom « Toussaint » est si ancré dans le langage courant qu'il coexiste déjà naturellement avec l'expression « vacances d'automne », notamment dans le secteur touristique. Cette double appellation de fait pourrait suggérer que le débat porte autant sur le symbole que sur la réalité de l'usage quotidien, ce qui pourrait expliquer en partie la résistance au changement officiel : pour beaucoup, renommer ne constituerait pas une nécessité pratique, mais une prise de position symbolique. Les données présentées ici sont des résultats bruts, non redressés pour compenser d'éventuels biais d'échantillonnage, collectés auprès des répondants français sur Politês. Les segments aux effectifs les plus réduits doivent être lus avec prudence. Au fond, l'opposition majoritaire au changement ne traduirait pas nécessairement un attachement religieux fort, mais pourrait plutôt refléter une résistance à la modification de repères culturels familiers. La question qui demeure est de savoir si ce débat de dénomination est susceptible de gagner en intensité à mesure que les générations les plus jeunes, légèrement plus ouvertes au changement selon ces résultats, prennent une place croissante dans le débat public.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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