Sécurité et Justice
Publié le
11/03/2026
Résultats bruts
du 25/07/2026 à 00:42
Depuis toujours
Réponses
1367
Pour
15%
Contre
83%
Sans opinion
2%
La question du retour de la guillotine sur la place publique touche à deux enjeux distincts dans l'histoire judiciaire française : d'une part, le rétablissement de la peine capitale, abolie par la loi Badinter en 1981 puis inscrite dans la Constitution en 2007, et d'autre part, la mise en scène publique des exécutions, une pratique abandonnée dès 1939 après les débordements suscités par l'exécution d'Eugen Weidmann à Versailles. La question posée est donc doublement radicale au regard du droit et des normes sociales contemporaines. Le résultat est sans ambiguïté : 83 % des répondants sur Politês se déclarent contre le retour des exécutions à la guillotine sur la place publique, quand 15 % y sont favorables et 2 % sans opinion. Cette configuration s'apparente à un rejet très largement partagé, sans véritable tension entre les deux positions. Parmi les enseignements que livrent les données, le genre constitue la variable la plus saillante. Les femmes affichent une opposition encore plus marquée que la moyenne, à 89 % contre, quand les hommes le sont à 80 %. L'écart de neuf points pourrait suggérer une sensibilité différenciée à cette question, les femmes apparaissant davantage rétives à l'idée d'une mise en scène publique de la violence d'État, même si toute lecture causale directe resterait hasardeuse. L'âge dessine également un profil notable. Les 50-64 ans et les 65 ans et plus présentent les proportions de soutien les plus élevées, à 20 % chacun, contre 12 % chez les 35-49 ans, qui forment le groupe le plus opposé. Ces écarts restent modestes en valeur absolue, mais ils pourraient aller dans le sens d'une sensibilité générationnelle légèrement différente à la question de la sévérité des peines. Pour mettre ces résultats en perspective, il est utile de rappeler que le débat sur la peine de mort en France n'est pas totalement figé. Des sources indiquent qu'environ 49 % des Français seraient favorables au rétablissement de la peine capitale en début d'année 2025. Le rejet de la guillotine publique, à 83 %, est donc sensiblement plus fort que le rejet de la peine de mort en tant que telle. Ce résultat pourrait suggérer que même parmi ceux qui envisageraient le rétablissement de la peine capitale, l'idée d'une exécution publique constituerait un pas supplémentaire difficile à franchir, renvoyant à des représentations d'une justice spectaculaire aujourd'hui largement réprouvée. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique, portées par plus de 1 300 répondants, ce qui offre un cadre de lecture solide pour les tendances globales. Au-delà des chiffres, ce qui ressort de cette consultation est la solidité du rejet d'une pratique perçue comme radicalement en rupture avec les normes contemporaines de la justice. La question qui demeure ouverte est celle du lien entre ce rejet et l'opinion sur la peine de mort elle-même : dans quelle mesure le refus de la mise en scène publique traduirait-il un rejet de principe, ou simplement un refus de la forme la plus extrême d'une peine que certains n'excluent pas par ailleurs ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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