Sécurité et Justice

Publié le

11/03/2026

Êtes-vous pour ou contre le retour des exécutions à la guillotine sur la place publique ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 04:15

Depuis toujours

Réponses

1455

Pour

16%

Contre

82%

Sans opinion

2%

Synthèse des résultats

La peine de mort est abolie en France depuis 1981, et son interdiction a été inscrite dans la Constitution en 2007. La question d'un retour des exécutions à la guillotine sur la place publique va plus loin encore : elle convoque à la fois le débat sur la peine capitale et celui sur la publicité des exécutions, une pratique abandonnée dès 1939. Aussi provocatrice que symbolique, elle permet de mesurer jusqu'où s'étend l'adhésion à l'idée d'un châtiment extrême et visible. Le résultat est net : 82 % des répondants sur Politês se déclarent contre le retour des exécutions à la guillotine sur la place publique, contre 16 % pour. Le taux de sans-opinion reste marginal, à 2 %. On est en présence d'un rejet très largement partagé, qui transcende la plupart des clivages habituels. Premier enseignement : l'opposition est plus prononcée chez les femmes que chez les hommes. 89 % des femmes interrogées se déclarent contre, contre 79 % des hommes. À l'inverse, les hommes représentent l'essentiel des répondants favorables, avec 19 % pour, contre 10 % chez les femmes. Cet écart, bien que ne remettant pas en cause le consensus général, est l'un des plus marquants dans les données. Deuxième enseignement : un gradient générationnel mérite d'être relevé. Les 65 ans et plus affichent le taux de soutien le plus élevé, à 27 % pour, tandis que les 15-17 ans et les 35-49 ans sont les plus opposés, à respectivement 86 % et 86 % contre. Les tranches d'âge intermédiaires — 18-24 ans et 25-34 ans — se situent dans la moyenne générale. Cela pourrait suggérer que les générations les plus âgées, qui ont connu les débats précédant l'abolition, entretiendraient un rapport légèrement différent à cette question, sans qu'il soit possible d'établir de causalité directe. Troisième enseignement : parmi les catégories socioprofessionnelles, les CSP+ affichent l'opposition la plus forte, à 86 % contre, tandis que les inactifs et les CSP- se situent légèrement en dessous, autour de 81-82 %. Ces écarts restent modestes et ne modifient pas la lecture d'ensemble. Ces résultats peuvent être lus à la lumière d'une évolution historique de longue durée. La fin des exécutions publiques en France remonte à 1939, et l'abolition de la peine de mort date de 1981. Si des sondages récents indiquent qu'une part significative de Français peut se montrer favorable au rétablissement de la peine de mort sous certaines conditions, la mise en scène publique de l'exécution, associée à une époque révolue, semblerait susciter un rejet bien plus large encore. La guillotine sur la place publique renvoie à une imagerie de la Terreur et de la violence d'État qui paraît, au regard de ces résultats, difficile à réhabiliter aux yeux d'une grande majorité. Il convient de noter que ces résultats sont bruts et ne font pas l'objet d'un redressement statistique. La surreprésentation possible de certains profils dans l'échantillon invite à une lecture prudente des variations par sous-groupe. Au-delà des chiffres, ce résultat donne à voir la distance qui sépare, dans l'opinion, le débat sur la peine de mort en général et celui sur sa mise en scène publique. La question qui reste ouverte est de savoir si ce rejet reflète avant tout une opposition de principe à la peine capitale, ou si c'est spécifiquement la dimension spectaculaire et publique de l'exécution qui cristallise ce consensus.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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