Sécurité et Justice

Publié le

11/03/2026

Êtes-vous pour ou contre le retour des exécutions à la guillotine sur la place publique ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 20:38

Sur 30 jours

Réponses

147

Pour

10%

Contre

90%

Sans opinion

0%

Synthèse des résultats

La question du retour des exécutions à la guillotine sur la place publique touche à des enjeux distincts : celui de la peine de mort, abolie en France depuis 1981, et celui de la forme publique et théâtralisée de l'exécution, qui renvoie à une pratique judiciaire révolue. Au-delà du débat sur la peine capitale, la formulation interroge sur le rapport contemporain à la justice, à la violence d'État et à la dignité humaine. Le résultat est net : 83 % des répondants sur Politês se déclarent contre le retour de ces exécutions publiques, tandis que 13 % y sont favorables et 4 % sont sans opinion. On est ici face à un consensus rare, qui dépasse les clivages habituels et place ce rejet comme un point de quasi-convergence dans l'opinion. Parmi les segments analysés, celui des catégories socioprofessionnelles permet une lecture différenciée. On y observe un écart notable. Les CSP+ affichent 86 % d'opposition, les inactifs 90 %, tandis que les CSP- se distinguent avec 29 % de favorables, contre 70 % d'opposés. Cet écart pourrait suggérer que la sensibilité à cette question varie selon le rapport au système judiciaire et à la justice pénale, les catégories plus modestes pouvant, dans certains contextes, exprimer une attente plus forte de sanctions exemplaires face à l'insécurité perçue. Cette interprétation reste toutefois conditionnelle et ne saurait être généralisée. Ce résultat peut être lu à la lumière d'un contexte historique et juridique bien établi. La France a aboli la peine de mort en 1981 ; cette abolition a été renforcée par son inscription dans la Constitution en 2007, ainsi que par la ratification de protocoles européens rendant son rétablissement quasiment inenvisageable en temps de paix. La guillotine, instrument central de la justice révolutionnaire et de la Terreur, est aujourd'hui davantage un symbole historique qu'un objet de débat pratique. Si des sondages récents indiquent qu'une majorité de Français pourrait être favorable au rétablissement de la peine de mort dans son principe, le résultat observé ici suggère que la dimension publique et spectaculaire de l'exécution suscite, elle, un rejet bien plus tranché. La question posée combine deux dimensions — la peine capitale et son exhibition publique — ce qui pourrait contribuer à durcir le refus. Les résultats sont redressés, ce qui renforce leur fiabilité. Le segment des CSP- repose toutefois sur un effectif limité, ce qui invite à interpréter cet écart avec prudence. Au-delà des chiffres, ce résultat illustre un attachement apparent à une conception de la justice éloignée de la mise en scène de la sanction. La question qui demeure ouverte est de savoir si ce rejet de la forme spectaculaire signifie également un rejet du fond, ou si les deux dimensions restent, dans l'esprit des répondants, distinctes l'une de l'autre.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.