Sécurité et Justice
Publié le
11/03/2026
Résultats bruts
du 17/07/2026 à 04:37
Depuis toujours
Réponses
1362
Pour
15%
Contre
83%
Sans opinion
2%
La peine de mort a été abolie en France en 1981, et son interdiction est inscrite dans la Constitution depuis 2007. La question du retour des exécutions à la guillotine sur la place publique va au-delà du seul rétablissement de la peine capitale : elle renvoie à une pratique historique spécifique, celle des exécutions publiques, abandonnée en France dès 1939. C'est dans ce cadre que les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês prennent tout leur sens. Le rejet de cette proposition est très largement partagé. Seuls 15 % des répondants se déclarent favorables, tandis que 83 % y sont opposés. Le niveau d'indécision est quasi inexistant, à 2 %, ce qui traduit une opinion ferme et peu ambiguë sur cette question. Premier enseignement : si l'opposition est massive quel que soit le genre, un écart notable se dessine entre femmes et hommes. Les femmes rejettent cette proposition à 89 %, contre 80 % pour les hommes. Ces derniers se déclarent favorables à 18 %, soit le double du taux observé chez les femmes (9 %). Cet écart, sans être inédit sur les questions de justice pénale, mérite d'être relevé : il pourrait suggérer des sensibilités différenciées à l'égard des questions de violence institutionnelle et de spectacle punitif. Deuxième enseignement : les tranches d'âge les plus jeunes et les actifs présentent les niveaux d'opposition les plus élevés. Les 35-49 ans s'y opposent à 87 %, les 15-17 ans à 86 %, et les 18-24 ans à 83 %. C'est chez les 50-64 ans et les 65 ans et plus que l'on trouve les proportions les plus élevées de répondants favorables, à 20 % dans les deux cas, bien que ces groupes demeurent très largement opposés à la proposition. Ces résultats pourraient aller dans le sens d'une sensibilité différenciée selon les générations : les plus jeunes ont grandi dans un contexte où l'abolition constitue une norme juridique acquise, ce qui pourrait influer sur leur rapport à cette question. Troisième enseignement : la variation régionale est limitée, mais la région Nord-Est se distingue légèrement avec 20 % de réponses favorables, contre 12 % en Île-de-France et 13 % dans le Sud-Ouest. Ces écarts restent modestes et appellent à la prudence dans leur interprétation. Ce rejet très prononcé s'inscrit dans un contexte où la France est non seulement abolitionniste sur le plan légal, mais également engagée activement en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort à l'échelle internationale. La dernière exécution publique a eu lieu en 1939, et la dernière exécution par guillotine en 1977. La dimension spectaculaire et publique de l'exécution, telle qu'elle fut pratiquée historiquement, est aujourd'hui largement associée à une époque révolue. Il est utile de noter qu'un sondage récemment cité faisait état de 49 % de Français favorables au rétablissement de la peine de mort dans son principe : mis en regard, ce résultat suggère que la question du retour de la guillotine publique, plus radicale dans sa formulation, susciterait un rejet sensiblement plus prononcé que le seul débat sur la peine capitale en général. Ces résultats sont bruts et ne font pas l'objet d'un redressement statistique. La surreprésentation de certains profils dans l'échantillon, notamment les jeunes adultes, invite à la prudence dans la généralisation des conclusions. Au-delà des chiffres, ces données illustrent un rejet très net d'une pratique que les répondants associent manifestement à une autre époque. La question qui reste ouverte est celle des nuances internes à ce rejet : s'agit-il d'une opposition à la peine de mort en tant que telle, à sa dimension publique et spectaculaire, ou aux deux simultanément ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours