Économie
Société
Publié le
17/10/2025
Résultats bruts
du 17/07/2026 à 17:50
Depuis toujours
Réponses
1158
Oui
10%
Non
90%
Le télétravail à 100 %, ou full remote, s'est imposé comme une réalité du marché du travail français depuis la pandémie de Covid-19, suscitant des débats persistants entre employeurs, salariés et représentants syndicaux. Mesurer sa prévalence réelle permet d'éclairer ces discussions et de prendre la mesure d'un phénomène souvent commenté mais plus rarement quantifié. Le résultat global est sans ambiguïté : neuf répondants sur dix déclarent ne pas être en télétravail à 100 %. Seuls 10 % des répondants indiquent travailler exclusivement à distance, ce qui place le full remote dans une position très minoritaire au sein de la population interrogée. On se trouve ici face à un résultat concentré, sans polarisation marquée. Parmi les enseignements que livrent les segmentations, le premier concerne le profil socioprofessionnel. Les cadres et professions intellectuelles supérieures (CSP+) sont nettement plus représentés parmi les télétravailleurs à 100 % : 18 % d'entre eux déclarent être en full remote, contre seulement 4 % pour les CSP-. Cet écart pourrait suggérer que le télétravail intégral reste largement corrélé à la nature des fonctions exercées, les postes les plus qualifiés étant davantage compatibles avec une organisation entièrement à distance. Le deuxième enseignement porte sur l'âge. Les 35-49 ans se distinguent comme la tranche d'âge la plus concernée par le télétravail à 100 %, avec 18 % de répondants concernés, devant les 65 ans et plus (17 %) et les 50-64 ans (15 %). À l'inverse, les 18-24 ans sont très peu représentés dans cette modalité, avec seulement 3 %. On peut émettre l'hypothèse que cette répartition reflète une réalité structurelle : les jeunes actifs occupent plus fréquemment des postes de terrain, de service ou d'apprentissage, moins propices au travail entièrement à distance, tandis que les actifs en milieu et en fin de carrière bénéficient de fonctions et d'une autonomie davantage compatibles avec le full remote. Troisième enseignement, d'ordre géographique : le Sud-Ouest se distingue avec 19 % de télétravailleurs à 100 %, contre 5 % dans le Nord-Ouest et 9 % dans le Nord-Est. L'Île-de-France, souvent associée aux emplois tertiaires et qualifiés, affiche un taux aligné sur la moyenne nationale (10 %). Ces variations régionales pourraient refléter des différences dans la composition des bassins d'emploi locaux, ainsi que des stratégies résidentielles de salariés ayant choisi le full remote précisément pour s'éloigner des grandes métropoles. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où le télétravail intensif a fortement reculé depuis le pic pandémique. De nombreuses entreprises cherchent aujourd'hui à privilégier des modèles hybrides plutôt que le full remote, ce qui pourrait contribuer à contenir la diffusion du télétravail à 100 %. Parallèlement, le cadre juridique applicable au télétravail continue d'évoluer, et les offres d'emploi en full remote, bien que présentes sur le marché, demeurent une niche. Il convient de souligner que ces résultats sont bruts et non redressés ; une prudence méthodologique s'impose dans leur interprétation, en particulier pour les segments dont les effectifs sont les plus réduits. Les données collectées par Politês permettent néanmoins d'esquisser des tendances cohérentes avec les grandes lignes observées par ailleurs. En définitive, le télétravail à 100 % apparaît comme une modalité réelle mais minoritaire, concentrée sur certains profils et certains territoires. La question de sa trajectoire reste ouverte : ce niveau se stabilisera-t-il, ou les arbitrages entre flexibilité et présentiel continueront-ils de le faire évoluer ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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