Politique

Société

Publié le

02/11/2025

Êtes vous favorable à l’abolition de la prison ?

Résultats ajustés

du 23/07/2026 à 22:26

Depuis toujours

Réponses

1246

Pour

7%

Contre

90%

Sans opinion

3%

Synthèse des résultats

La prison occupe une place centrale dans l'imaginaire collectif de la justice. Supprimer cet outil pénal est une idée portée par un courant minoritaire mais intellectuellement structuré, qui interroge l'efficacité du système carcéral et propose des alternatives fondées sur la réhabilitation et la justice restauratrice. Mesurer l'adhésion des Français à cette proposition permet de prendre la température d'un débat qui reste, en France, largement confiné aux sphères militantes et académiques. Les résultats recueillis sur Politês sont sans ambiguïté : 90% des répondants se déclarent opposés à l'abolition de la prison, contre seulement 7% favorables et 3% sans opinion. On se trouve ici face à l'un des rares sujets où le consensus est quasi général, toutes catégories confondues. L'opposition à l'abolition dépasse 80% dans chacun des segments analysés, ce qui constitue un résultat remarquablement homogène. Premier enseignement, l'écart entre hommes et femmes, bien que modeste, mérite attention. Les femmes s'opposent à l'abolition à hauteur de 92%, contre 86% chez les hommes. Ces derniers se montrent légèrement plus favorables, à 10%, contre 5% pour les femmes. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée du risque et de la sécurité selon le genre, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion définitive. Deuxième enseignement, la distribution par âge révèle une relative stabilité, mais les 18-24 ans se distinguent légèrement : 85% d'entre eux sont opposés à l'abolition, un niveau inférieur de cinq points à la moyenne, tandis que leur taux de sans-opinion atteint 8%. Cela pourrait suggérer une légère ouverture au débat, ou une moindre cristallisation des positions, chez les jeunes adultes, sans pour autant traduire une adhésion significative à l'idée abolitionniste. Troisième enseignement, la répartition régionale est elle aussi très homogène. Les régions Nord-Est et Île-de-France enregistrent les taux d'opposition les plus élevés (respectivement 92% et 90%), tandis que le Sud-Est et le Sud-Ouest affichent des scores légèrement inférieurs (85% et 86%). Ces variations restent ténues et n'autorisent pas de lecture territoriale tranchée. Ce résultat peut être lu dans un contexte où la prison reste perçue comme un pilier du contrat social, même lorsque ses conditions d'exercice sont critiquées. La France fait face à une surpopulation carcérale documentée, avec un taux d'occupation qui dépasse 135% dans certains établissements, et a été condamnée à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l'homme pour des conditions de détention indignes. Pourtant, ce constat n'a pas conduit à une remise en question de la prison comme institution. Cela pourrait suggérer que, dans l'opinion, réformer le système carcéral et en abolir le principe sont deux démarches perçues comme fondamentalement distinctes. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter la structure de la population française. Au fond, cette consultation ne dit pas que les Français sur Politês sont satisfaits de leur système carcéral, ni qu'ils ferment les yeux sur ses dysfonctionnements. Elle indique que l'idée même d'abolir la prison ne trouve pas, à ce stade, d'écho dans l'opinion. La question ouverte reste de savoir si ce rejet traduit une adhésion au principe de la peine privative de liberté, ou simplement l'absence d'une alternative crédible dans le débat public.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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