Politique

Société

Publié le

02/11/2025

Êtes vous favorable à l’abolition de la prison ?

Résultats ajustés

du 30/10/2026 à 17:45

Depuis toujours

Réponses

1277

Pour

8%

Contre

88%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

La prison occupe une place centrale dans le système pénal français, et fait l'objet de débats récurrents portant sur son efficacité, ses conditions de détention et ses effets sur la réinsertion des personnes condamnées. La question de son abolition éventuelle renvoie à des réflexions plus larges sur la nature de la justice, la gestion de la délinquance et la capacité des sociétés à concevoir des alternatives à l'enfermement. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une position d'une remarquable cohérence : 88 % se déclarent opposés à l'abolition de la prison, contre seulement 8 % qui y sont favorables. Les sans-opinion ne représentent que 4 % des répondants. On se trouve ici face à l'un des consensus les plus nets que l'on puisse observer sur une question de politique pénale. Premier enseignement : ce rejet pourrait transcender les clivages de genre. Les hommes s'y opposent à 88 %, les femmes à 90 %. L'écart est minime et ne permet pas d'identifier une différence significative selon le genre. Ces résultats pourraient suggérer que l'attachement à la prison comme instrument de sanction pénale est partagé de manière très homogène au sein de la population. Deuxième enseignement : les générations ne divergent pas sensiblement sur le fond. Les 15-17 ans s'opposent à l'abolition à 91 %, les 18-24 ans à 84 %, les 35-49 ans à 90 %. On observe une légère variation chez les jeunes adultes de 18 à 24 ans, avec un taux de favorables un peu plus bas (7 %) et de sans-opinion un peu plus élevé (8 %), mais l'opposition reste très largement dominante dans toutes les tranches d'âge. Cela pourrait aller dans le sens d'une conviction profondément ancrée, qui ne se desserre pas avec l'âge ou la génération. Troisième enseignement : la géographie ne dessine pas non plus de ligne de fracture nette. Le Nord-Est affiche le taux d'opposition le plus élevé (92 %), le Sud-Est et le Nord-Ouest les plus bas parmi les grandes régions (84 % et 86 % respectivement), mais ces variations restent dans une fourchette étroite. Aucune région ne se distingue par un soutien à l'abolition dépassant 10 %. Ce résultat mérite d'être mis en perspective. Historiquement, la France a connu au moins un précédent où une réforme pénale majeure — l'abolition de la peine de mort en 1981 — a été adoptée alors que l'opinion publique y était majoritairement opposée, environ 62 % des Français soutenant alors le maintien de la peine capitale. Ce rappel invite à ne pas confondre l'état de l'opinion avec l'horizon des possibles en matière de politique pénale. Par ailleurs, certains penseurs de l'abolitionnisme pénal, à l'image d'Angela Davis, ne préconisent pas une suppression immédiate des prisons, mais une transformation progressive des structures sociales qui rendrait l'emprisonnement progressivement obsolète — une nuance que la formulation binaire d'une telle question ne permet pas de saisir pleinement. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française, ce qui renforce la robustesse des tendances observées. Au-delà des chiffres, ce résultat pourrait révéler moins une approbation du système carcéral tel qu'il existe actuellement — dont les critiques sont pourtant nombreuses et documentées — qu'un attachement à la prison comme réponse à la fois symbolique et concrète à la délinquance. La question qui reste ouverte est celle des conditions dans lesquelles ce consensus pourrait évoluer, notamment si les débats sur les alternatives à l'enfermement venaient à occuper une place plus structurée dans l'espace public.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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