Politique

Société

Publié le

02/11/2025

Êtes vous favorable à l’abolition de la prison ?

Résultats ajustés

du 14/09/2026 à 04:39

Depuis toujours

Réponses

1255

Pour

7%

Contre

90%

Sans opinion

3%

Synthèse des résultats

La prison est l'une des institutions fondatrices du système pénal moderne. Sa remise en cause radicale, portée par des courants abolitionnistes qui proposent de substituer à la sanction des mécanismes de réhabilitation et de justice restaurative, reste aujourd'hui une position minoritaire dans le débat public français. Les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês sont sans ambiguïté : neuf personnes sur dix se déclarent opposées à l'abolition de la prison, soit 90 % de l'échantillon. À peine 7 % y sont favorables, et 3 % se disent sans opinion. On est ici face à un consensus qui traverse l'ensemble des catégories de la population, sans qu'aucun groupe ne manifeste une adhésion significativement différente à la position abolitionniste. Premier enseignement, le rejet est homogène selon le genre. Les femmes s'y opposent à 92 %, les hommes à 87 %. Cet écart, bien que limité, pourrait suggérer une réserve encore plus marquée chez les femmes vis-à-vis de l'abolition — ce qui pourrait aller dans le sens d'une sensibilité différenciée aux questions de sécurité et de protection, sans qu'il soit possible d'en établir la cause. Deuxième enseignement, la répartition par âge ne révèle pas de clivage générationnel notable. Les tranches d'âge disposant d'effectifs suffisants affichent une opposition comprise entre 85 % et 91 %. Les 18-24 ans présentent le taux d'opposition le plus bas de l'échantillon, à 85 %, ainsi que le taux de sans-opinion le plus élevé parmi les jeunes adultes, à 8 %. Ces éléments pourraient suggérer une légère ouverture au questionnement chez les plus jeunes, sans pour autant se traduire par une adhésion à la position abolitionniste. Troisième enseignement, les variations régionales sont faibles. Le Nord-Est concentre le taux d'opposition le plus élevé, à 92 %, tandis que le Sud-Est affiche le plus bas, à 84 %. Ces écarts restent marginaux et ne permettent pas de dégager une géographie de l'opinion sur ce sujet. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où le débat sur l'abolitionnisme pénal, bien que structuré intellectuellement et porté par des figures militantes et académiques, reste cantonné à des cercles restreints en France. Contrairement à d'autres pays — notamment les États-Unis, où la question du démantèlement du système carcéral a acquis une visibilité politique plus importante — le débat français sur l'abolition ne semble pas avoir trouvé d'écho dans l'opinion générale. Les réformes récentes du droit pénal français vont d'ailleurs davantage dans le sens d'un ajustement du système existant, avec une multiplication des alternatives à l'emprisonnement, que dans celui d'une remise en cause de principe de la prison. Ces résultats sont redressés et portent sur un échantillon de 1 255 personnes, ce qui confère une solidité satisfaisante à la lecture globale. L'abolition de la prison recueille donc une adhésion très marginale parmi les répondants sur Politês, et ce de manière remarquablement stable à travers les différentes catégories de population. La question qui demeure ouverte est celle des conditions dans lesquelles ce débat, encore largement théorique en France, pourrait gagner en visibilité dans l'espace public.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.