Santé

Sciences et Technologies

Publié le

20/10/2025

Eu recours à la chirurgie esthétique ?

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 22:10

Depuis toujours

Réponses

794

Oui

6%

Non

93%

Sans opinion

1%

Synthèse des résultats

La chirurgie esthétique occupe une place croissante dans le débat public, portée par l'essor des réseaux sociaux et l'évolution des normes de beauté. Derrière la question du recours personnel à ces actes se joue une réalité intime, souvent peu visible, qui touche à la fois à l'image de soi, à l'accès économique à ces pratiques et aux représentations culturelles du corps. Les résultats recueillis par Politês sont sans ambiguïté : une très large majorité des répondants déclare ne pas avoir eu recours à la chirurgie esthétique. À l'échelle de l'ensemble des répondants, 93 % répondent non, contre 6 % qui déclarent y avoir eu recours. La part des sans-opinion reste marginale, à 1 %. On observe donc un consensus très net autour de la non-pratique. Premier enseignement : un écart selon le genre, modeste mais perceptible. Les femmes déclarent un recours à hauteur de 7 %, contre 4 % chez les hommes. Si cet écart reste limité en valeur absolue, il pourrait aller dans le sens d'une pression sociale encore inégalement répartie selon le genre, les femmes étant historiquement davantage associées aux injonctions liées à l'apparence physique. Deuxième enseignement : un écart selon la catégorie socioprofessionnelle. Les répondants appartenant aux CSP+ déclarent un recours à 8 %, contre 3 % chez les CSP-. Cet écart pourrait suggérer que le recours à la chirurgie esthétique reste en partie conditionné par les moyens financiers disponibles, ce qui n'est pas surprenant dans un secteur où les actes à visée purement esthétique ne sont généralement pas remboursés par l'Assurance Maladie. Troisième enseignement : une relative homogénéité régionale. Les écarts entre régions restent faibles, oscillant entre 1 % dans le Sud-Ouest et 6 % dans le Nord-Est. Aucune région ne se distingue de manière vraiment marquée, ce qui pourrait indiquer que le recours à la chirurgie esthétique n'est pas un phénomène géographiquement concentré en France. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. En France, la chirurgie esthétique a connu une professionnalisation progressive depuis la seconde moitié du XXe siècle, et son cadre légal a été renforcé par la loi Kouchner de 2002, qui exclut ces actes du remboursement par la Sécurité Sociale dès lors qu'ils ne répondent pas à un critère médical. Par ailleurs, les débats autour de l'influence des réseaux sociaux sur la perception du corps — notamment la diffusion de normes esthétiques idéalisées — pourraient à terme peser sur l'évolution de ces pratiques, en particulier chez les plus jeunes. Les résultats sont redressés et portent sur un échantillon de 794 répondants, ce qui invite à une lecture nuancée pour les segments aux effectifs les plus réduits. Au-delà des chiffres, ce qui ressort de cette consultation est la relative discrétion du recours à la chirurgie esthétique dans la population française. La question reste ouverte de savoir dans quelle mesure l'évolution des normes sociales et la diffusion des pratiques via les réseaux sociaux seraient susceptibles de faire évoluer ces déclarations dans les années à venir.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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