Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Faites-vous de la moto ?

Résultats bruts

du 05/10/2026 à 12:07

Depuis toujours

Réponses

859

Non

93%

Oui trajet travail

0%

Oui trajet perso

3%

Oui les deux

4%

Synthèse des résultats

La moto occupe une place particulière dans le paysage des mobilités françaises : entre passion, usage quotidien et enjeux de sécurité, elle cristallise des pratiques très diverses. Interroger les Français sur leurs usages permet de mieux cerner qui roule à moto, et dans quel but. Le résultat d'ensemble est net : 93 % des répondants déclarent ne pas faire de moto. Seuls 7 % sont utilisateurs, dont 3 % à titre personnel uniquement et 4 % à la fois pour des trajets personnels et professionnels. L'usage exclusivement professionnel est quasi inexistant dans les résultats. La pratique motocycliste demeure donc très minoritaire dans cet échantillon. Premier enseignement : un écart selon le genre. Chez les hommes, 9 % déclarent faire de la moto, contre 4 % chez les femmes. Si cet écart reste modeste en valeur absolue, il va dans le sens d'une pratique qui demeurerait plus masculine, ce que confirment par ailleurs les données de sinistralité routière, où les hommes représentent une très grande majorité des usagers de deux-roues motorisés. Deuxième enseignement : une relation non linéaire avec l'âge. Les 25-34 ans affichent un taux de pratique de 10 %, légèrement supérieur à la moyenne, avec une part notable d'usagers combinant trajets personnels et professionnels (6 %). Les 50-64 ans présentent un profil comparable (11 % de pratiquants), avec là aussi une part d'usages mixtes. À l'inverse, les 18-24 ans sont les moins représentés parmi les utilisateurs de moto, avec seulement 3 % de pratiquants. On pourrait émettre l'hypothèse que l'accès à la moto, conditionné par l'obtention du permis et le coût d'acquisition du véhicule, s'opère progressivement avec l'avancée en âge et l'autonomie financière. Troisième enseignement : un léger surpoids de la pratique chez les CSP+. Les catégories socioprofessionnelles supérieures déclarent 9 % de pratique, contre 6 % pour les CSP- et 5 % pour les inactifs. Ce résultat pourrait suggérer que le coût d'entrée — permis et acquisition du véhicule compris — constitue un facteur d'accès non négligeable à cette pratique. Ces chiffres s'inscrivent dans un contexte plus large : malgré un parc estimé à plusieurs millions de véhicules en France, la moto ne touche qu'une fraction restreinte de la population. Les deux-roues motorisés représentent moins de 2 % du trafic global, mais une part bien plus élevée de la mortalité routière — un déséquilibre qui alimente un débat sociétal persistant sur la place et la sécurité de ces usagers. Par ailleurs, des évolutions réglementaires récentes, comme l'instauration du contrôle technique pour les deux-roues motorisés ou l'extension des zones à faibles émissions dans certaines agglomérations, pourraient peser sur les pratiques futures, notamment pour les motards en milieu urbain. Ces résultats, collectés via la plateforme Politês, sont issus d'une collecte brute sans redressement statistique, ce qui invite à la prudence dans l'interprétation des sous-groupes aux effectifs les plus réduits. La moto apparaît ainsi, selon ces données, comme une pratique de niche en France, plus présente chez les hommes et dans certaines tranches d'âge actives. La question reste ouverte : dans un contexte de transformation des mobilités urbaines et d'électrification progressive du parc de véhicules, ces profils de pratiquants sont-ils amenés à évoluer, ou la diffusion de la moto restera-t-elle structurellement limitée ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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