Vie Pratique et Consommation
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 21:58
Depuis toujours
Réponses
795
Non
90%
Oui trajet travail
0%
Oui trajet perso
6%
Oui les deux
4%
La moto occupe une place particulière dans le paysage des mobilités en France. Véhicule de loisir autant que de transport quotidien, elle suscite des débats récurrents autour de la sécurité routière, de l'impact environnemental et de la gestion de l'espace urbain. Mesurer sa diffusion réelle dans la population constitue un préalable utile à la compréhension de ces enjeux. Le constat global est sans ambiguïté : neuf Français sur dix déclarent ne pas faire de moto. Avec 90 % de réponses négatives, la pratique motocycliste reste largement minoritaire. Parmi les 10 % de pratiquants, l'usage à titre personnel domine nettement, à 6 %, tandis que l'usage pour les trajets domicile-travail est quasi inexistant (moins de 1 %), et que la pratique combinant les deux usages représente 4 %. Premier enseignement, le genre constitue la ligne de partage la plus marquée. Les hommes sont significativement plus nombreux à déclarer pratiquer la moto : 17 % d'entre eux contre 5 % des femmes. Cet écart pourrait suggérer une persistance de représentations culturelles associant davantage ce mode de déplacement à une pratique masculine, même si les raisons précises resteraient à explorer. Deuxième enseignement, l'âge dessine un profil notable. Contrairement à ce que l'on pourrait supposer, ce sont les 65 ans et plus qui affichent le taux de pratique le plus élevé, avec 16 % de motards déclarés, dont 12 % à titre personnel. À l'inverse, les 15-17 ans et les 18-24 ans sont les moins pratiquants, avec respectivement 2 % et 3 % de réponses positives. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une pratique davantage liée au loisir qu'à la nécessité, se développant avec l'âge et les ressources disponibles. Troisième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle nuance le tableau. Les inactifs, dont le taux de pratique atteint 18 %, surpassent les CSP+ (9 %) et les CSP- (5 %). Ce résultat, qui peut paraître contre-intuitif, renforcerait l'hypothèse d'un usage avant tout récréatif, potentiellement plus accessible pour des personnes disposant de temps libre, comme les retraités que ce groupe inclut. Ces résultats, collectés et analysés via Politês, s'inscrivent dans un contexte où le marché de la moto en France connaît des évolutions contrastées. Si les ventes globales restent soumises à des fluctuations, le segment électrique progresse, porté par des innovations technologiques et des préoccupations environnementales croissantes. La moto demeure néanmoins un mode de transport minoritaire, dont l'image continue d'évoluer entre outil de mobilité urbaine et pratique de loisir identitaire. Au total, la moto apparaît comme une pratique de niche, portée par un profil relativement spécifique : plutôt masculin, plus présent parmi les seniors et les inactifs. La question de savoir si l'essor des deux-roues électriques pourrait élargir ce profil et modifier les représentations associées à cette mobilité reste ouverte.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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