Sécurité et Justice
Publié le
06/06/2025
Résultats ajustés
du 20/08/2026 à 06:05
Depuis toujours
Réponses
526
Oui
77%
Non
19%
Ne sais pas
4%
La surpopulation carcérale constitue l'un des défis structurels les plus persistants de la politique pénale française. Avec un taux d'occupation des établissements pénitentiaires qui dépasse régulièrement 130 %, la question de savoir si la construction de nouvelles places représente la réponse adaptée cristallise des positions très divergentes entre acteurs institutionnels, syndicaux et associatifs. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur ce sujet. Le résultat est net : 77 % des répondants se prononcent en faveur de la construction de davantage de places en prison, contre 18 % qui s'y opposent. Seulement 5 % déclarent ne pas savoir. Cette adhésion majoritaire dépasse les clivages habituels et pourrait suggérer une perception largement partagée de la construction comme réponse légitime au surpeuplement carcéral. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les hommes soutiennent cette mesure à hauteur de 83 %, contre 71 % chez les femmes. Si l'adhésion reste majoritaire dans les deux cas, cet écart de douze points mérite attention. Il pourrait refléter des sensibilités différenciées à l'égard des questions de sécurité et de politique pénale, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Deuxième enseignement : une inflexion générationnelle mesurée. Les 25-34 ans affichent le taux de soutien le plus bas parmi les tranches d'âge, à 65 %, et le taux d'opposition le plus élevé, à 25 %. À l'inverse, les 50-64 ans soutiennent la mesure à 84 %. Cela pourrait suggérer que les générations plus jeunes seraient davantage réceptives aux arguments en faveur de solutions alternatives à la construction, sans pour autant rejeter cette dernière à titre majoritaire. Troisième enseignement : une légère distinction selon la catégorie socioprofessionnelle. Parmi les catégories socioprofessionnelles supérieures, le soutien s'établit à 74 %, contre 79 % pour les catégories populaires et 81 % pour les personnes inactives. Les écarts restent modérés, mais les catégories supérieures présentent simultanément le taux d'opposition le plus élevé, à 23 %. On peut émettre l'hypothèse que cette population serait davantage exposée aux débats portant sur les alternatives à l'incarcération ou aux critiques adressées aux politiques de construction, sans qu'aucun lien de causalité ne puisse être établi. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la surpopulation carcérale est une réalité documentée et régulièrement couverte par les médias. Les programmes de construction successifs — dont le plan de 15 000 places lancé en 2017 — ont connu des retards significatifs et n'ont que partiellement répondu aux besoins identifiés. Dans ce cadre, la demande citoyenne de construire davantage pourrait davantage traduire une réaction à une situation perçue comme dégradée qu'une adhésion à une philosophie pénale particulière. Il est à noter que plusieurs syndicats pénitentiaires alertent eux-mêmes sur les limites d'une politique exclusivement axée sur la construction, en soulignant que l'offre de places tend historiquement à être absorbée par la demande. Les résultats ont été redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Au final, ce résultat témoigne d'un sentiment dominant selon lequel le manque de places constitue un problème réel appelant une réponse concrète. La question qui demeure ouverte est celle de savoir si cette demande de construction reflète une préférence exclusive pour cette solution, ou si elle coexiste avec une ouverture aux approches alternatives — une dimension que les données disponibles ne permettent pas de trancher.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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