Sécurité et Justice

Publié le

06/06/2025

Faut-il donner plus de moyens à la Justice ?

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 15:46

Depuis toujours

Réponses

452

Oui

91%

Non

6%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La Justice est l'un des piliers de l'État de droit, et la question de ses moyens revient régulièrement au centre du débat public. Entre les hausses budgétaires annoncées par les gouvernements successifs et les témoignages de professionnels dénonçant une surcharge chronique, la question de savoir s'il faut en faire davantage reste entière. Sur ce sujet, les Français interrogés dans le cadre des enquêtes Politês expriment une position très nette : neuf sur dix estiment qu'il faut donner plus de moyens à la Justice. Avec 90 % de réponses favorables, 7 % d'avis contraires et seulement 3 % d'indécis, le résultat dessine une adhésion très large, bien au-delà des seuils habituels de consensus sur des questions institutionnelles. Premier enseignement, l'adhésion à cette proposition traverse l'ensemble des catégories socioprofessionnelles, mais avec une nuance notable. Les CSP-, qui regroupent les professions intermédiaires et les employés, affichent un soutien de 96 %, contre 87 % pour les CSP+. Sans qu'il soit possible d'en établir la cause, cet écart pourrait suggérer que les catégories moins favorisées, potentiellement plus exposées aux délais et aux difficultés d'accès à la justice au quotidien, expriment une demande de renforcement encore plus affirmée. Deuxième enseignement, une légère variation selon l'âge mérite attention. Les 35-49 ans sont les plus favorables, à 94 %, tandis que les 65 ans et plus affichent un soutien moindre, à 77 %, et un taux de refus plus élevé, à 18 %. Cet écart générationnel, sans constituer une rupture, pourrait refléter des représentations différentes du rôle de l'État ou de l'utilité perçue d'un investissement public supplémentaire dans ce domaine. Mis en perspective, ce résultat s'inscrit dans un contexte documenté de tension autour du fonctionnement de la justice. Si le budget du ministère a effectivement progressé de façon continue ces dernières années, pour atteindre plus de 10 milliards d'euros en 2024, les syndicats de magistrats, de greffiers et d'avocats ont régulièrement exprimé un sentiment persistant de sous-effectif et de surcharge. Des affaires médiatisées ont également pu alimenter une perception de dysfonctionnements dans le système judiciaire. Ce résultat pourrait ainsi traduire une attente forte pour une justice plus rapide et plus accessible, indépendamment des efforts budgétaires déjà réalisés. Les résultats présentés ici sont redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française. Sur certains sous-groupes aux effectifs limités, les chiffres sont à interpréter avec prudence. Au fond, ce résultat illustre une demande citoyenne de renforcement institutionnel qui dépasse les clivages habituels. La question qui reste ouverte est celle des modalités : de quels moyens parle-t-on exactement, et comment mesurer leur efficacité sur le long terme ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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