Santé

Société

Publié le

06/06/2025

Faut-il interdire les smartphones avant 12 ans ?

Résultats ajustés

du 01/07/2026 à 11:07

Depuis toujours

Réponses

537

Oui

84%

Non

13%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question de l'accès des enfants aux smartphones s'est imposée ces dernières années comme un enjeu de santé publique et d'éducation. Entre préoccupations relatives au développement cognitif, à la santé mentale des jeunes et aux usages numériques précoces, la société française est amenée à se positionner sur les limites à fixer. La question d'une interdiction avant 12 ans cristallise ce débat. Les résultats recueillis sur Politês témoignent d'une adhésion largement majoritaire à cette idée. Parmi les répondants, 84 % se prononcent en faveur d'une telle interdiction, contre 13 % d'avis contraires et 3 % d'indécis. L'ampleur du consensus est notable : l'opposition reste minoritaire sur l'ensemble des segments analysés, et l'incertitude est quasi absente. Premier enseignement : le genre constitue une ligne de différenciation mesurable. Les femmes approuvent l'interdiction à 87 %, contre 81 % chez les hommes. Cet écart, bien que modéré, pourrait refléter une sensibilité légèrement plus marquée chez les femmes à la protection des enfants dans l'environnement numérique, ou des différences dans la perception des risques liés aux usages précoces des écrans. Deuxième enseignement : l'adhésion tend à augmenter avec l'âge. Les répondants âgés de 25 à 34 ans affichent le taux d'approbation le plus bas parmi les tranches commentées (81 %), tandis que les 50-64 ans atteignent 87 %. Cette tendance pourrait suggérer que les générations plus éloignées des pratiques numériques juvéniles perçoivent plus spontanément les risques associés, ou qu'elles se projettent différemment dans un rôle de protection à l'égard du numérique. Troisième enseignement : le niveau socioprofessionnel introduit un écart plus marqué. Les CSP+ approuvent l'interdiction à 88 %, contre 76 % pour les CSP-. Cet écart de douze points est l'un des plus significatifs de l'ensemble des résultats. Il pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée des enjeux éducatifs liés au numérique selon les milieux sociaux, ou d'un rapport à la régulation publique qui varierait selon les catégories. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les pouvoirs publics ont déjà franchi plusieurs étapes législatives. L'interdiction des téléphones dans les écoles et collèges est en vigueur depuis 2018 et étendue à partir de 2025, et des propositions visent désormais les lycées ainsi que l'accès aux réseaux sociaux avant 15 ans. Des commissions d'experts ont par ailleurs formulé des recommandations allant jusqu'à préconiser l'absence de smartphone avant 11 ans. L'opinion publique semble ainsi converger avec ces orientations institutionnelles, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité entre les deux. Les résultats ont été redressés pour refléter la structure de la population française, ce qui renforce leur robustesse. Certains segments n'ont pas été commentés en raison d'effectifs insuffisants pour garantir la fiabilité des résultats. Au-delà des chiffres, ces résultats donnent à voir une disposition collective favorable à une régulation de l'accès des enfants aux smartphones, qui transcende les clivages habituels d'âge, de genre ou de catégorie sociale. La question qui reste ouverte est celle des modalités concrètes d'une telle mesure : où s'arrête la responsabilité des parents, et où commence celle de la loi ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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