Santé

Société

Publié le

06/06/2025

Faut-il interdire les smartphones avant 12 ans ?

Résultats ajustés

du 20/08/2026 à 05:58

Depuis toujours

Réponses

502

Oui

83%

Non

14%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question de l'accès des enfants aux smartphones s'est imposée ces dernières années comme un enjeu de santé publique et d'éducation. Entre recommandations médicales, évolutions législatives et inquiétudes parentales, elle cristallise des préoccupations sur le développement et la protection des plus jeunes dans un environnement numérique de plus en plus présent. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une position très nette. Avec 84 % de réponses favorables à l'interdiction, contre 13 % d'avis contraires et seulement 3 % d'indécis, le consensus est large et les marges d'hésitation particulièrement faibles. Cette adhésion majoritaire s'observe de manière consistante dans l'ensemble des groupes interrogés. Premier enseignement : l'accord dépasse les lignes générationnelles. Les 18-24 ans et les 25-34 ans approuvent l'interdiction à 82 %, un niveau déjà élevé, tandis que les 50-64 ans atteignent 87 % et les 65 ans et plus 90 %. L'écart entre les tranches d'âge reste contenu, ce qui pourrait suggérer que la préoccupation pour la protection des enfants face aux écrans ne serait pas l'apanage des générations les plus éloignées du numérique. Deuxième enseignement : un écart notable selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ approuvent l'interdiction à 89 %, contre 75 % pour les CSP-. Cet écart de 14 points, le plus marqué observé dans les données, pourrait aller dans le sens d'une sensibilité différenciée aux risques liés aux écrans, ou d'une appréhension distincte des contraintes que représenterait une telle interdiction selon le milieu social. Troisième enseignement : un léger différentiel selon le genre. Les femmes se montrent un peu plus favorables à l'interdiction (87 %) que les hommes (82 %), un écart de 5 points qui reste modéré mais constant. Il pourrait refléter des perceptions légèrement différentes des risques associés à l'usage du smartphone chez les enfants, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Ce résultat peut être lu dans un contexte où les pouvoirs publics multiplient les initiatives réglementaires. En France, l'interdiction des téléphones portables dans les écoles et collèges est en vigueur depuis 2018 et a été étendue à partir de 2025, tandis qu'une extension aux lycées est annoncée pour 2026. Des commissions d'experts ont par ailleurs formulé des recommandations allant jusqu'à préconiser l'absence de smartphone avant 11 ou 15 ans. L'opinion mesurée ici semble ainsi évoluer en cohérence avec ces orientations institutionnelles, même si l'adhésion à un principe ne préjuge pas de son acceptabilité pratique. Les résultats présentés ici sont redressés afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. Au-delà du chiffre global, ce résultat traduit une préoccupation largement partagée autour de la protection des enfants dans l'espace numérique. La question qui reste ouverte est celle du passage du consensus d'opinion à l'acceptabilité concrète d'une interdiction, et des conditions dans lesquelles elle pourrait effectivement être mise en œuvre et respectée.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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