Sécurité et Justice

Publié le

20/10/2025

Faut-il rendre le service militaire obligatoire pour les jeunes de 18 à 25 ans ?

Résultats ajustés

du 12/09/2026 à 09:57

Depuis toujours

Réponses

1649

Oui

48%

Non

46%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La question du rétablissement du service militaire obligatoire revient régulièrement au centre du débat public français, portée par des préoccupations mêlant sécurité nationale, cohésion sociale et engagement civique. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques en Europe et les interrogations sur le lien entre la jeunesse et les institutions, ce sujet touche à des enjeux profonds sur ce que la nation attend de ses citoyens. À l'échelle nationale, les résultats recueillis sur Politês révèlent une opinion française très partagée. 48 % des répondants se prononcent en faveur du rétablissement du service militaire obligatoire, contre 46 % qui s'y opposent. Seuls 6 % déclarent ne pas savoir. L'écart est si faible qu'il ne permet pas de dégager une tendance claire : on est davantage face à une opinion divisée que devant un consensus. Premier enseignement majeur : l'âge constitue la ligne de partage la plus nette. Chez les 15-17 ans, 77 % s'y opposent et seulement 19 % y sont favorables. Les 18-24 ans et les 25-34 ans partagent une même orientation, avec respectivement 59 % et 58 % d'opposition. À l'inverse, les 50-64 ans et les 65 ans et plus approuvent la mesure à 60 % et 61 %. Cet écart entre générations pourrait suggérer que ceux qui ont connu le service militaire, ou dont les proches l'ont vécu, en retiennent un souvenir plus positif, tandis que les plus jeunes, directement concernés par l'obligation, y sont majoritairement réfractaires. Deuxième enseignement : le genre joue un rôle plus discret mais notable. Les répondantes sont légèrement plus favorables que les répondants, à 50 % contre 46 %. Cette nuance, à interpréter avec prudence, pourrait aller dans le sens d'une perception de la mesure davantage associée à des enjeux collectifs que personnels chez les femmes, bien qu'aucune causalité ne puisse être établie. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle dessine également des différences. Les inactifs soutiennent la mesure à 54 %, les CSP- à 49 %, tandis que les CSP+ y sont moins favorables, à 45 %. Ces écarts, modestes, pourraient néanmoins suggérer que l'adhésion à cette forme d'obligation tend à être légèrement plus forte parmi les publics les moins insérés dans le marché du travail. Ces résultats s'inscrivent dans un débat plus large. La suspension du service militaire en 1997, décidée dans un contexte de professionnalisation des armées, n'a jamais totalement éteint l'aspiration à une forme de rassemblement national de la jeunesse. Les initiatives successives, telles que les Journées Défense et Citoyenneté ou le Service National Universel, ont tenté de combler ce vide sans y parvenir pleinement, faute d'adhésion suffisante ou de moyens adaptés. À l'échelle européenne, plusieurs pays ont par ailleurs relancé des formes de service militaire obligatoire, alimentant le débat en France. Les résultats présentés sont redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. Toutefois, la proximité des scores globaux invite à la prudence : un écart de deux points entre le oui et le non ne permet pas d'établir une tendance affirmée. Au fond, ces chiffres donnent à voir moins une réponse tranchée qu'une société traversée par des visions différentes de ce que doit être l'engagement citoyen. La question de savoir si un service national, obligatoire ou non, peut réellement créer le lien qu'on lui prête reste, à la lumière de ces résultats, entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.