Sécurité et Justice

Publié le

20/10/2025

Faut-il rendre le service militaire obligatoire pour les jeunes de 18 à 25 ans ?

Résultats ajustés

du 04/10/2026 à 02:31

Depuis toujours

Réponses

1657

Oui

48%

Non

46%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

Le retour du service militaire obligatoire est un débat récurrent en France, ravivé par les évolutions du contexte géopolitique européen et les propositions de plusieurs formations politiques. La question de son rétablissement pour les 18-25 ans touche à la fois à la défense nationale, à la cohésion sociale et au rapport des jeunes générations à l'engagement civique. Sur l'ensemble des répondants, les résultats sont remarquablement serrés : 48 % se prononcent en faveur d'un service militaire obligatoire, contre 46 % qui y sont opposés. Seuls 6 % déclarent ne pas savoir. Loin d'un consensus, cette répartition quasi équilibrée témoigne d'une opinion publique divisée, sans qu'une tendance ne s'impose clairement. Le premier enseignement est d'ordre générationnel. L'écart entre les tranches d'âge est l'un des plus marquants de cette analyse. Les 15-17 ans s'y opposent très largement, à 77 %, et les 18-24 ans comme les 25-34 ans affichent également une opposition nette, autour de 58-59 %. À l'inverse, les 50-64 ans et les 65 ans et plus sont respectivement 60 % et 61 % à y être favorables. Cet écart pourrait s'expliquer, au moins en partie, par le fait que la perception du service militaire varie selon que l'on appartient aux générations qui l'ont connu ou à celles qui ont grandi après sa suppression en 1996. Il est également notable que les personnes les plus directement concernées par une éventuelle obligation — les 18-25 ans — figurent parmi les plus réservées. Deuxième enseignement : le genre ne constitue pas ici une ligne de clivage déterminante. Les femmes sont légèrement plus favorables que les hommes, à 50 % contre 46 %, mais l'écart reste modeste. Ce résultat pourrait inviter à nuancer l'idée selon laquelle les femmes seraient structurellement plus distantes des questions militaires, même si cet écart limité appelle à la prudence dans l'interprétation. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit un écart mesurable. Les inactifs se montrent les plus favorables, à 53 %, devant les CSP- à 50 % et les CSP+ à 45 %. On pourrait émettre l'hypothèse d'une corrélation entre éloignement du marché du travail et adhésion à l'idée d'une structure encadrante pour les jeunes, bien que cette lecture reste spéculative. Ces résultats, collectés par Politês auprès d'un échantillon représentatif de la population française, s'inscrivent dans un contexte où la question du service national fait l'objet de propositions politiques variées, allant d'une refonte du Service National Universel à un service militaire de trois mois défendu par certaines formations. Le coût d'un service militaire obligatoire de six mois, estimé à environ 15 milliards d'euros par an, constitue un argument structurant dans ce débat, de même que la question des capacités d'encadrement d'une armée professionnalisée depuis les réformes des années 1990. À l'échelle européenne, plusieurs pays réévaluent également leur position sur ce sujet. Ce que révèle cette consultation, c'est moins un rejet qu'une hésitation collective. La question du service militaire obligatoire divise les Français à parts presque égales, avec une ligne de partage qui semble davantage se dessiner entre générations qu'entre genres ou catégories socioprofessionnelles. Ce clivage pourrait refléter un questionnement plus large sur la place de l'obligation et de l'engagement collectif dans la société française contemporaine, même si les données disponibles ne permettent pas d'en établir la cause avec certitude.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.