Sécurité et Justice

Publié le

20/10/2025

Faut-il rendre le service militaire obligatoire pour les jeunes de 18 à 25 ans ?

Résultats ajustés

du 22/07/2026 à 22:28

Depuis toujours

Réponses

1619

Oui

48%

Non

46%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La question du rétablissement d'un service militaire obligatoire pour les jeunes de 18 à 25 ans revient régulièrement au cœur du débat public. Elle interroge à la fois la politique de défense nationale, la cohésion sociale et la place de la jeunesse dans la communauté nationale. Dans un contexte européen marqué par une attention accrue aux questions de sécurité, l'enjeu dépasse la simple organisation de l'armée pour toucher à des valeurs fondamentales sur le rapport à l'obligation et à la citoyenneté. Sur cette question, les répondants sur Politês se montrent très partagés. 48 % se déclarent favorables au rétablissement d'un service militaire obligatoire, contre 46 % qui s'y opposent. Avec seulement deux points d'écart, le résultat est l'un des plus serrés qui soit. 6 % des répondants déclarent ne pas savoir, ce qui traduit une marge d'indécision qui ne suffit pas à dégager un camp clairement dominant. Premier enseignement : un écart générationnel marqué structure les réponses. Les 15-17 ans s'y opposent très clairement, à 76 %, et les 18-24 ans à 59 %. À l'inverse, les 50-64 ans y sont favorables à 60 %, tout comme les 65 ans et plus — un segment dont les effectifs restent limités et dont les résultats sont à considérer avec prudence. Les 25-34 ans et les 35-49 ans se situent entre ces deux pôles, avec une majorité d'opposition qui s'efface progressivement avec l'âge. Ce clivage pourrait suggérer que les générations directement concernées par une éventuelle obligation perçoivent différemment ce projet de celles qui ont connu la conscription ou qui en sont plus éloignées dans le temps. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit un écart plus modeste. Les inactifs sont favorables à 54 %, les CSP- à 50 %, tandis que les CSP+ restent légèrement en dessous de la majorité à 45 %. Ces différences, sans être décisives, pourraient refléter des sensibilités variables selon le rapport à l'emploi et à l'insertion professionnelle, le service militaire étant parfois associé à une opportunité de formation ou d'encadrement pour les publics les plus éloignés du marché du travail. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte historique et institutionnel précis. Le service militaire obligatoire a été suspendu en France en 1997, après près de deux siècles d'une histoire jalonnée de réformes. Depuis lors, différents dispositifs ont tenté de maintenir un lien entre jeunesse et engagement national : du Service Civique au Service National Universel, ce dernier ayant lui-même été mis en extinction en 2025 au profit d'un Service Militaire Volontaire. Plusieurs pays européens réévaluent parallèlement leur position sur la conscription, dans un contexte géopolitique perçu comme plus incertain. Le quasi-équilibre observé dans les résultats pourrait ainsi refléter une société qui oscille entre une aspiration à un engagement collectif renouvelé et une résistance à toute forme d'obligation perçue comme contraignante pour les libertés individuelles. Les résultats ont été redressés pour refléter la diversité de la population française, ce qui renforce leur robustesse globale. Certains segments, notamment les 65 ans et plus ou les répondants résidant dans les DOM-TOM, comptent peu de répondants ; les chiffres les concernant sont à considérer avec prudence. La quasi-égalité entre partisans et opposants illustre l'état d'un débat que la société française n'a pas encore tranché. Ce que révèle avant tout ce résultat, c'est le poids de la variable générationnelle : ceux à qui s'adresserait en premier lieu un tel dispositif sont aussi ceux qui y sont le plus défavorables. La question qui reste ouverte est de savoir comment concevoir un projet d'engagement national qui fasse sens pour les générations auxquelles il s'adresserait.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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