Sécurité et Justice

Publié le

06/06/2025

Faut-il rétablir la peine de mort en France pour les auteurs d’attentats terroristes ayant causé un grand nombre de victimes ?

Résultats ajustés

du 06/07/2026 à 22:28

Depuis toujours

Réponses

614

Oui

45%

Non

50%

Ne sais pas

5%

Synthèse des résultats

La peine de mort a été abolie en France en 1981 et son interdiction inscrite dans la Constitution en 2007. Pourtant, la question de son rétablissement, notamment pour les auteurs d'attentats terroristes, continue de traverser le débat public. Ce sondage, réalisé auprès des Français sur Politês, interroge directement les répondants sur ce sujet : faudrait-il rétablir la peine capitale pour les terroristes ayant causé un grand nombre de victimes ? Sur l'ensemble des répondants, le résultat est serré. 50 % s'y déclarent opposés, contre 45 % favorables, avec 5 % sans opinion arrêtée. La population se divise de façon équilibrée, sans qu'une position ne s'impose nettement. Ce résultat témoigne d'une opinion partagée sur un sujet qui touche à la fois à la sécurité, à la justice et aux valeurs fondamentales. Premier enseignement : un écart notable selon le genre. Les femmes se montrent légèrement plus favorables au rétablissement que les hommes : 48 % d'entre elles répondent oui, contre 42 % des hommes. Cet écart, bien que modéré, va à l'encontre d'une intuition selon laquelle les femmes seraient systématiquement plus opposées aux peines sévères. Il pourrait suggérer que la dimension de protection et de justice rétributive résonne différemment selon les groupes, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Deuxième enseignement : une variation marquée selon la catégorie socioprofessionnelle. Les inactifs se montrent nettement plus favorables au rétablissement, à 58 %, tandis que les CSP+ y sont largement opposés, avec seulement 35 % de oui. Les CSP- se situent entre les deux, à 53 % de favorables. Ce clivage pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée du risque sécuritaire et de la confiance dans les institutions judiciaires selon les catégories sociales, même si des facteurs multiples peuvent entrer en jeu. Troisième enseignement : une géographie de l'opinion contrastée. L'Île-de-France se distingue par une opposition plus prononcée, avec seulement 31 % de favorables, contre 62 % de non. À l'inverse, le Nord-Est affiche une proportion de 50 % de oui pour 45 % de non, seule région où les favorables sont en majorité relative. Ces écarts régionaux pourraient refléter des réalités sociales, démographiques ou culturelles différentes, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où la question du rétablissement de la peine de mort refait surface régulièrement dans le débat français, notamment à la suite d'attentats meurtriers. Si la position légale et constitutionnelle est claire, l'opinion publique reste traversée par des tensions entre exigence de sécurité, sentiment de justice et principes éthiques. Le fait qu'un répondant sur deux se prononce contre n'efface pas la réalité d'une forte minorité favorable. Les résultats présentés ici sont redressés pour mieux refléter la diversité de la population française. Au final, ce sondage révèle moins une tendance tranchée qu'une opinion en tension, partagée entre deux logiques qui coexistent dans la société française. La question qui demeure ouverte est de savoir dans quelle mesure l'évolution du contexte sécuritaire ou judiciaire pourrait faire évoluer ces équilibres.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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