Sécurité et Justice
Publié le
06/06/2025
Résultats ajustés
du 17/08/2026 à 08:27
Depuis toujours
Réponses
557
Oui
47%
Non
48%
Ne sais pas
5%
La question du rétablissement de la peine de mort en France figure parmi les plus clivantes du débat public. Abrogée en 1981 et inscrite dans la Constitution en 2007, la peine capitale demeure un sujet de discussion, en particulier lorsqu'elle est posée dans le contexte précis des attentats terroristes de grande ampleur. C'est dans ce cadre que les répondants sur Politês ont été interrogés. Les résultats révèlent une opinion profondément partagée. À l'échelle globale, 48 % des répondants se prononcent contre le rétablissement de la peine de mort, tandis que 47 % y sont favorables. L'écart est d'un point de pourcentage seulement, et 5 % déclarent ne pas savoir. On est loin d'un consensus : c'est une opinion divisée, proche d'un équilibre quasi parfait, qui se dessine. Premier enseignement notable, un écart selon le genre. Les femmes se montrent davantage favorables au rétablissement que les hommes : 51 % d'entre elles répondent favorablement, contre 43 % des hommes. Les hommes sont quant à eux plus nettement opposés, à 53 %, contre 44 % chez les femmes. Cet écart pourrait contredire une intuition répandue qui associerait davantage les positions sécuritaires fermes à un électorat masculin. Deuxième enseignement, les catégories socioprofessionnelles révèlent des positions sensiblement différentes. Les CSP+ sont opposés au rétablissement à 57 %, avec 38 % de favorables. Les CSP- apparaissent plus partagées, avec 50 % de favorables et 44 % d'opposants. Les inactifs soutiennent quant à eux le rétablissement à 60 %, avec 37 % d'opposants. Ces écarts pourraient refléter des trajectoires sociales distinctes, sans qu'il soit possible d'en établir une relation causale directe. Troisième enseignement, une disparité régionale mérite attention. L'Île-de-France se distingue nettement : 31 % seulement des répondants franciliens sont favorables au rétablissement, contre 62 % qui s'y opposent. Le Nord-Est présente un profil inverse, avec 50 % de favorables et 45 % d'opposants. Ces variations régionales pourraient refléter des sensibilités politiques et culturelles différenciées, et appellent à la prudence dans l'interprétation. Cette quasi-égalité nationale s'inscrit dans une histoire longue. L'abolition de 1981 avait été votée alors qu'une majorité de Français y était opposée. Des décennies plus tard, l'opinion publique semble s'être rapprochée d'un équilibre, du moins lorsque la question est posée dans le cadre précis du terrorisme de masse. Le contexte des attentats survenus en France depuis 2015, qui ont fait des centaines de victimes, constitue un prisme à travers lequel certains répondants pourraient avoir formulé leur réponse. Les résultats présentés ici sont redressés afin de refléter au mieux la diversité de la population française. Ce quasi-équilibre entre partisans et opposants au rétablissement illustre la complexité d'un débat où se croisent exigences de justice, droits fondamentaux et réponse à la menace terroriste. Une question demeure ouverte : dans quelle mesure le cadrage précis d'une question — ici, le terrorisme de grande ampleur — est-il susceptible de faire évoluer des positions qui, sur la peine de mort en général, pourraient être sensiblement différentes ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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