Culture et Loisirs
Santé
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 23/07/2026 à 21:15
Depuis toujours
Réponses
4020
Oui
37%
Non
54%
Ne sais pas
9%
L'immortalité, longtemps confinée aux mythes et aux traditions religieuses, s'invite désormais dans le champ des possibles grâce aux avancées technoscientifiques. Des thérapies géniques aux projets de transfert numérique de la conscience, la perspective d'une vie sans fin n'est plus seulement une métaphore. Poser la question de son acceptation revient à sonder les représentations que les répondants sur Politês construisent autour de leur propre finitude. La majorité des répondants refuse l'immortalité : 54 % répondent non, contre 37 % qui l'accepteraient et 9 % qui se déclarent indécis. Ce résultat ne traduit pas une adhésion consensuelle à l'idée de vie éternelle, mais plutôt une résistance majoritaire, doublée d'une minorité significative prête à franchir le pas. Premier enseignement : un écart de genre marqué. Les hommes se montrent nettement plus enclins à accepter l'immortalité, à 43 %, que les femmes (28 %) et les personnes non binaires (28 %). Cet écart de quinze points entre hommes et femmes est l'un des plus saillants de l'ensemble des résultats. Il pourrait suggérer des représentations différenciées du rapport à la vie, au corps et à la mort selon le genre, sans qu'il soit possible d'en déterminer les ressorts à partir des seules données disponibles. Deuxième enseignement : une relation non linéaire avec l'âge. Les 15-24 ans figurent parmi les plus réticents, avec respectivement 33 % et 32 % de réponses favorables, tandis que les 35-49 ans et les 50-64 ans affichent les taux d'acceptation les plus élevés, autour de 42-43 %. Les 65 ans et plus se distinguent à l'autre extrême, avec seulement 27 % de réponses favorables. Ce profil en cloche pourrait suggérer que ni la jeunesse ni l'âge avancé ne constituent un terrain particulièrement fertile pour l'aspiration à l'immortalité, et que c'est plutôt en milieu de vie que cette idée paraît la plus séduisante — peut-être dans un contexte où la finitude se fait plus concrètement ressentir. Troisième enseignement : les actifs CSP+ légèrement plus ouverts. Avec 40 % de réponses favorables contre 34 % chez les inactifs, les catégories socioprofessionnelles supérieures semblent un peu plus réceptives à cette perspective. L'écart reste modeste, mais il pourrait aller dans le sens d'un rapport différent au temps, au projet de vie et aux possibilités perçues d'un avenir étendu. Ces résultats peuvent être lus dans un contexte culturel plus large. La littérature, du Portrait de Dorian Gray aux récits de vampires, a souvent représenté l'immortalité comme une malédiction autant qu'un don. La philosophie existentialiste, de son côté, insiste sur la valeur que la conscience de la mort confère à l'existence. Il n'est pas exclu que ces représentations culturelles partagées contribuent à nourrir la méfiance d'une majorité, indépendamment de toute conviction religieuse ou politique. Au fond, la question de l'immortalité dit peut-être moins quelque chose sur le désir de vivre indéfiniment que sur le rapport que chacun entretient avec le sens de sa propre existence. La majorité qui dit non ne refuserait peut-être pas tant la vie que la perspective d'une vie déracinée de sa finitude. Reste à savoir si ce rapport évoluerait si la question devenait un jour moins hypothétique.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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