Culture et Loisirs
Santé
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 15/07/2026 à 16:43
Depuis toujours
Réponses
4013
Oui
37%
Non
54%
Ne sais pas
9%
La possibilité de vivre éternellement fascine l'humanité depuis ses origines, des épopées mésopotamiennes aux promesses des biotechnologies contemporaines. En posant directement la question à leurs concitoyens, les données recueillies sur Politês touchent à l'une des interrogations les plus fondamentales : voulons-nous, collectivement, dépasser notre condition mortelle ? La réponse des répondants est claire : une majorité refuse. Avec 54 % de réponses négatives, contre 37 % d'acceptation et 9 % d'indécision, on est loin d'un engouement pour l'immortalité. La dynamique est celle d'un refus net, sans pour autant effacer une minorité significative qui y serait favorable, représentant plus d'un tiers des répondants. Premier enseignement notable : l'écart selon le genre est l'un des plus marqués de cette enquête. Les hommes déclarent accepter l'immortalité à 43 %, tandis que les femmes et les personnes non binaires ne sont que 28 % à répondre favorablement. Cet écart de quinze points mérite attention. Il pourrait suggérer des rapports différenciés à la finitude, au risque ou à la transformation de soi, sans qu'il soit possible d'en identifier une cause unique. Deuxième enseignement : la relation à l'âge dessine une courbe inattendue. Les 15-17 ans et les 18-24 ans, souvent associés à une appétence pour la nouveauté, figurent parmi les plus réticents, avec respectivement 61 % et 60 % de refus. C'est dans les tranches 35-49 ans et 50-64 ans que l'on observe la plus forte acceptation, à 43 % et 42 %. Les 65 ans et plus reviennent à un refus net, à 65 %. Ce profil pourrait suggérer que ni la jeunesse ni la proximité avec la vieillesse ne favorisent mécaniquement l'adhésion à l'immortalité. Les tranches d'âge intermédiaires, potentiellement davantage confrontées aux responsabilités et aux bilans de vie, pourraient y percevoir une opportunité différente. Troisième enseignement : les variations régionales sont quasi inexistantes. Les résultats par catégorie socioprofessionnelle restent très proches de la moyenne nationale, avec une légère surreprésentation du « oui » chez les CSP+ (40 %) par rapport aux inactifs (34 %). Ces résultats s'inscrivent dans un contexte intellectuel plus large. Les traditions philosophiques et littéraires ont fréquemment représenté l'immortalité comme une malédiction autant que comme un idéal, de Gilgamesh à Dorian Gray. L'idée que la conscience de la finitude confère à l'existence son sens et son urgence est ancienne et profondément ancrée dans de nombreuses cultures. À cela s'ajoutent des questions éthiques contemporaines : qui aurait accès à une telle technologie ? Quelle société serait-on prêts à habiter ? Ces interrogations pourraient contribuer à tempérer l'enthousiasme, y compris chez ceux qui, en d'autres circonstances, pourraient se montrer ouverts à l'idée. Précision méthodologique : les résultats présentés sont des données brutes, non redressées pour compenser d'éventuels biais de représentation. Une lecture prudente s'impose, en particulier pour les segments dont les effectifs sont réduits. Au fond, ce résultat dit peut-être moins quelque chose sur la peur de la mort que sur la valeur accordée à la vie telle qu'elle est. Le refus majoritaire de l'immortalité ouvre une question plus profonde : est-ce la finitude elle-même qui donne du prix à l'existence, ou est-ce simplement que l'éternité, telle qu'on peut l'imaginer, suscite une forme d'inquiétude ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours