Culture et Loisirs
Santé
Publié le
20/10/2025
du 31/10/2026 à 23:47
Depuis toujours
Réponses
4206
Oui
37%
Non
54%
Ne sais pas
9%
L'immortalité, promesse portée depuis des millénaires par les mythes et les traditions religieuses, s'invite désormais dans le champ des possibles scientifiques. Des recherches sur le vieillissement cellulaire aux avancées de la médecine régénérative, la perspective d'une vie indéfiniment prolongée n'est plus seulement l'apanage de la fiction. C'est dans ce contexte que la question de l'acceptation personnelle de l'immortalité a été posée aux répondants sur Politês. Le résultat global est sans ambiguïté : une majorité, 54 % des répondants, refuserait de devenir immortelle, contre 37 % qui l'accepteraient. Les indécis représentent 9 % des personnes interrogées. La dynamique est donc celle d'un refus majoritaire, mais loin d'être unanime, puisque plus d'un tiers des répondants se déclarent prêts à franchir le pas. Premier enseignement : un écart notable sépare les hommes et les femmes. Les hommes sont 43 % à répondre oui, contre 28 % chez les femmes, soit une différence de 15 points. On pourrait émettre l'hypothèse que le rapport à la finitude, et peut-être à la prise de risque face à une perspective aussi radicale, diffère sensiblement selon le genre, même si les ressorts exacts de cet écart invitent à la prudence dans leur interprétation. Deuxième enseignement : l'âge dessine une courbe intéressante. Les 18-24 ans sont les plus réticents parmi les actifs, avec 32 % de réponses favorables, tandis que les 35-49 ans constituent le groupe le plus ouvert à l'immortalité, avec 43 % d'adhésion. Les 65 ans et plus affichent un taux de 29 %, proches des plus jeunes dans leur refus. Ces variations pourraient suggérer une relation à la vie qui se consoliderait avec les responsabilités de l'âge adulte, avant de se reconfigurer au seuil du grand âge, sans qu'il soit possible d'établir de lien causal. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle offre un signal plus modéré. Les CSP+ affichent un taux d'adhésion légèrement supérieur (40 %) à celui des inactifs (34 %), les CSP- se situant entre les deux (39 %). Ces écarts restent limités et invitent eux aussi à la prudence dans leur interprétation. Cette défiance majoritaire face à l'immortalité peut être lue à la lumière de débats philosophiques anciens sur le sens d'une vie sans fin. Le mythe de Tithonos, condamné à vieillir éternellement, ou les réflexions sur l'ennui que pourrait engendrer une existence sans terme, constituent des représentations culturelles profondément ancrées. Par ailleurs, les implications sociétales d'une humanité immortelle — qu'il s'agisse de la pression démographique, de la gestion des ressources ou du renouvellement des générations — pourraient nourrir, au moins partiellement, les réticences exprimées. Au fond, le refus majoritaire de l'immortalité ne traduirait pas nécessairement une indifférence à la vie, mais pourrait au contraire refléter une certaine conception de ce qui lui confère sa valeur. La question qui reste ouverte est la suivante : ce refus résisterait-il à une offre d'immortalité assortie d'une jeunesse et d'une santé préservées, ou tient-il à quelque chose de plus fondamental dans le rapport humain à la finitude ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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