Culture et Loisirs

Santé

Publié le

20/10/2025

Si l'on vous offre la possibilité de devenir immortel.le, acceptez-vous ?

Résultats bruts

du 15/09/2026 à 17:01

Depuis toujours

Réponses

4081

Oui

37%

Non

54%

Ne sais pas

9%

Synthèse des résultats

La question de l'immortalité, longtemps cantonnée aux mythes et aux spéculations philosophiques, fait désormais l'objet de débats scientifiques et éthiques concrets. Proposée aux répondants sur Politês sous une forme directe, elle permet de sonder un rapport intime à la finitude et à l'existence prolongée. La tendance principale est claire : une majorité refuse l'immortalité. 54 % des répondants déclarent ne pas vouloir devenir immortels, contre 37 % qui l'accepteraient. Seulement 9 % expriment une indécision. Il ne s'agit pas d'un rejet écrasant, mais la dynamique est sans ambiguïté : la mort, ou du moins la finitude de l'existence, reste quelque chose que beaucoup ne souhaitent pas abolir. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les hommes accepteraient l'immortalité à hauteur de 43 %, tandis que les femmes ne sont que 28 % à répondre positivement, soit un écart de 15 points. Cet écart pourrait suggérer des représentations différentes de l'existence prolongée selon le genre, ou des rapports distincts à la vulnérabilité, à la responsabilité familiale et aux contraintes sociales associées à une vie sans fin. Deuxième enseignement : une relation non linéaire avec l'âge. Contrairement à ce qu'une intuition simple pourrait laisser attendre, ce ne sont pas les plus jeunes qui plébiscitent le plus l'immortalité. Les 15-17 ans et les 18-24 ans sont les moins enclins à l'accepter (respectivement 33 % et 32 % de réponses favorables), tandis que les 35-49 ans et les 50-64 ans sont les plus favorables (43 % et 42 %). Les 65 ans et plus reviennent à une position de rejet plus marquée (29 % de réponses favorables). Ce résultat pourrait aller dans le sens d'un rapport à la finitude qui se construit avec le temps vécu, sans pour autant se traduire mécaniquement par une aspiration à vivre davantage. Troisième enseignement : une relative homogénéité régionale, à l'exception des DOM-TOM. Les grandes régions métropolitaines affichent des résultats très proches, oscillant entre 36 % et 38 % de réponses favorables. Le segment DOM-TOM se distingue avec 51 % de réponses favorables ; son effectif plus réduit invite toutefois à la prudence quant à la portée de cet écart. Cette question résonne dans un contexte où les débats sur le prolongement de la vie et les thérapies anti-âge occupent une place croissante dans la recherche scientifique et les discussions éthiques. Des travaux portant sur des organismes biologiquement non sénescents, comme la méduse Turritopsis dohrnii, ou des programmes menés par des entrepreneurs technologiques visant à ralentir le vieillissement cellulaire, témoignent que l'immortalité n'est plus seulement une figure mythologique. Pour autant, les interrogations philosophiques sur ce que signifierait une existence sans terme, et sur ses conséquences sociales et démographiques, restent entières. Ces résultats pourraient aussi être lus comme le reflet d'une perception dans laquelle la finitude n'est pas vécue comme une menace, mais comme une composante du sens donné à l'existence. Les résultats présentés sont des données brutes, non redressées, ce qui invite à interpréter les écarts entre sous-groupes avec prudence, en particulier pour les segments aux effectifs les plus réduits. En définitive, les Français se montrent majoritairement attachés à leur condition mortelle, non par fatalisme apparent, mais peut-être par conscience des implications d'une existence prolongée à l'infini. La question qui demeure est de savoir si cette position évoluerait face à des avancées scientifiques rendant l'immortalité plus tangible et accessible.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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