Culture et Loisirs

Santé

Publié le

20/10/2025

Si l'on vous offre la possibilité de devenir immortel.le, acceptez-vous ?

Résultats bruts

du 30/05/2026 à 07:55

Depuis toujours

Réponses

3950

Oui

37%

Non

54%

Ne sais pas

9%

Synthèse IA — bêta

L'immortalité, longtemps confinée aux mythes et aux croyances religieuses, s'invite aujourd'hui dans les débats scientifiques et éthiques. Les progrès en médecine régénérative, en génétique et les perspectives transhumanistes de transfert de conscience rendent la question moins abstraite qu'elle ne l'était. Proposer à des citoyens de se prononcer sur ce sujet revient à sonder leur rapport à la finitude, au sens de la vie et aux transformations radicales que pourrait connaître l'humanité. Face à cette proposition, les répondants sur Politês se montrent majoritairement réservés. Cinquante-quatre pour cent déclarent ne pas vouloir devenir immortels, contre 37 % qui accepteraient cette offre. Neuf pour cent expriment une incertitude. On est donc en présence d'un refus majoritaire, mais loin d'un consensus : une fraction significative de la population se montrerait prête à franchir le pas. Premier enseignement notable : un écart sensible se dessine selon le genre. Les hommes seraient davantage enclins à accepter l'immortalité, avec 43 % de réponses positives, contre 28 % chez les femmes et 28 % chez les personnes non binaires. Cet écart, de l'ordre de quinze points entre hommes et femmes, pourrait suggérer que l'attrait pour une vie prolongée à l'infini ne se distribue pas de manière homogène dans la population, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause avec certitude. Deuxième enseignement : la relation à l'immortalité varie avec l'âge, mais de façon non linéaire. Ce sont les tranches d'âge intermédiaires — 35 à 49 ans et 50 à 64 ans — qui expriment le plus d'appétence pour l'immortalité, avec respectivement 44 % et 43 % de réponses positives. À l'inverse, les plus jeunes, 15 à 17 ans et 18 à 24 ans, y sont moins favorables, autour de 31 à 33 %, tout comme les 65 ans et plus, avec 27 %. On pourrait émettre l'hypothèse que ce n'est pas tant la proximité avec la mort qui détermine le désir d'immortalité que d'autres facteurs liés à la position dans la vie — la conscience d'avoir des projets inachevés ou des responsabilités en cours, par exemple. Troisième enseignement : le niveau socio-professionnel introduit un léger différentiel. Les actifs, qu'ils soient CSP+ (40 %) ou CSP- (39 %), se montrent un peu plus ouverts à l'immortalité que les inactifs (34 %). L'écart reste modeste, mais il pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre insertion dans la vie active et sentiment d'avoir des raisons de prolonger son existence. Ces résultats peuvent être lus à la lumière des débats philosophiques anciens sur la valeur de la finitude. Plusieurs traditions de pensée — de l'épicurisme aux réflexions contemporaines en bioéthique — avancent que c'est précisément la conscience de la mort qui donne son prix à la vie. L'ennui, la perte de sens ou le fardeau d'une mémoire sans limite sont des arguments souvent mobilisés contre l'idéal d'immortalité. Ces préoccupations semblent trouver un écho dans la prudence exprimée par une majorité de répondants. Par ailleurs, les questions de surpopulation, d'inégalités d'accès à ces technologies ou de bouleversement des structures sociales constituent des enjeux collectifs qui pourraient peser dans les arbitrages individuels. Les données présentées ici sont des résultats bruts, non redressés, ce qui invite à les interpréter avec prudence. La surreprésentation possible de certains profils dans l'échantillon peut influer sur les proportions observées. En définitive, le refus majoritaire de l'immortalité traduit un rapport ambivalent à la finitude : ni rejet total de l'idée d'une vie prolongée, ni adhésion franche. La question qui reste ouverte est peut-être celle-ci : dans quelle mesure ce refus reflète-t-il une acceptation sereine de la mort, et dans quelle mesure pourrait-il trahir une méfiance vis-à-vis des promesses technologiques ou des conséquences collectives d'un tel bouleversement ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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