Sécurité et Justice
Publié le
28/10/2025
du 01/11/2026 à 06:08
Depuis toujours
Réponses
2939
Oui
23%
Non
77%
La question de l'insécurité occupe une place centrale dans le débat public français, portée par des discours politiques et médiatiques récurrents. Interroger les citoyens sur leur expérience directe de la victimisation permet de confronter ce ressenti collectif à une réalité vécue, au-delà des perceptions ou des statistiques institutionnelles. Les résultats recueillis sur Politês sont nets : 77 % des répondants déclarent ne pas avoir été victimes d'une agression au cours des 12 derniers mois, contre 23 % qui affirment l'avoir été. Si la majorité ne signale pas d'expérience directe de victimisation récente, ce chiffre d'un répondant sur quatre demeure néanmoins significatif et mérite attention. Premier enseignement, l'écart selon le genre est l'un des plus marquants de cette enquête. Les femmes déclarent avoir été victimes à 28 %, contre 18 % chez les hommes. Les personnes se définissant comme non binaires affichent un taux de 42 %, mais ce segment ne réunit pas un nombre de répondants suffisant pour permettre des conclusions généralisables. Cet écart entre femmes et hommes pourrait aller dans le sens d'une exposition différenciée aux formes d'agression selon le genre, cohérente avec les données publiées sur les violences intrafamiliales et les agressions en dehors du domicile. Deuxième enseignement, une variation notable selon l'âge s'observe. Les répondants âgés de 15 à 24 ans déclarent des taux de victimisation plus élevés, autour de 26 à 28 %, tandis que les tranches 35-64 ans se situent entre 16 et 17 %. Cela pourrait suggérer une exposition plus forte des jeunes adultes, liée à leurs contextes de vie, de sociabilité et de mobilité, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Troisième enseignement, les inactifs (26 %) et les CSP- (24 %) déclarent des taux légèrement supérieurs à ceux des CSP+ (18 %). Ce résultat peut être lu dans un contexte où les conditions de vie, l'environnement résidentiel ou la nature des expositions quotidiennes diffèrent selon la situation professionnelle et sociale. Ces résultats s'inscrivent dans un débat plus large sur la mesure réelle de la criminalité en France. Les enquêtes de victimation, distinctes des statistiques policières, constituent un outil précieux pour appréhender l'expérience directe des citoyens. Des enquêtes nationales, comme celles conduites par l'INSEE, ont par le passé relevé des taux annuels de victimisation physique de l'ordre de 4 à 5 % de la population adulte selon les périodes. Le taux de 23 % enregistré ici inclut potentiellement une définition plus large de la notion d'agression, ce qui invite à interpréter ce chiffre avec prudence. Les résultats présentés sont issus de données brutes, sans redressement statistique. La composition de l'échantillon, avec une surreprésentation des 18-34 ans, pourrait influencer le résultat global à la hausse, cette tranche d'âge déclarant des taux de victimisation plus élevés. Au-delà des chiffres, cette enquête invite à s'interroger sur la distance entre les discours sur l'insécurité et le vécu des citoyens. Si une majorité déclare ne pas avoir été directement touchée, la question reste ouverte : dans quelle mesure la perception collective de l'insécurité reflète-t-elle l'expérience individuelle, et quels facteurs structurels permettraient d'expliquer les écarts observés entre groupes ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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