Sécurité et Justice

Publié le

28/10/2025

On parle d’insécurité en France mais vous, avez-vous été victime d’une quelconque agression au cours des 12 derniers mois?

Résultats bruts

du 25/07/2026 à 00:49

Depuis toujours

Réponses

2842

Oui

23%

Non

77%

Synthèse des résultats

L'insécurité occupe une place centrale dans le débat public français. Elle est régulièrement convoquée dans les discours politiques, les médias et les conversations du quotidien. Pour autant, la perception collective d'un danger diffus coïncide-t-elle avec les expériences vécues individuellement ? C'est précisément ce que cherche à éclairer cette question, en demandant aux répondants sur Politês s'ils ont été personnellement victimes d'une agression au cours des douze derniers mois. La réponse globale dessine un tableau relativement clair : 77 % des répondants déclarent ne pas avoir été victimes d'une agression au cours de la période, contre 23 % qui affirment l'avoir été. Si une majorité large ne rapporte donc pas d'expérience directe de victimisation, ce quart qui dit avoir subi une agression représente néanmoins une proportion non négligeable, qui mérite d'être examinée selon les profils. Premier enseignement : un écart notable selon le genre. Les femmes déclarent avoir été victimes d'une agression à hauteur de 28 %, contre 18 % chez les hommes. Cet écart de dix points pourrait suggérer une exposition différenciée aux situations de violence ou de harcèlement, ou encore une propension plus grande à identifier et nommer certaines formes d'agressions. Les personnes se déclarant non binaires affichent un taux encore plus élevé, à 41 %, bien que l'effectif de ce segment reste limité et invite à la prudence dans l'interprétation. Deuxième enseignement : un gradient selon l'âge. Les jeunes de 15 à 24 ans se distinguent par des taux de victimisation déclarée parmi les plus élevés : 28 % pour les 15-17 ans et 26 % pour les 18-24 ans. Ces proportions diminuent sensiblement avec l'avancée en âge, pour atteindre 16 % chez les 35-49 ans et les 50-64 ans. Ce profil pourrait aller dans le sens d'une plus grande exposition des jeunes à certains contextes à risque, ou d'une définition plus large de ce qu'ils qualifient d'agression. Troisième enseignement : les inactifs et les agriculteurs exploitants déclarent des taux plus élevés que les CSP+. Les inactifs affichent 26 % de victimisation déclarée, les CSP- 23 %, et les CSP+ 18 %. Ces écarts pourraient refléter des environnements de vie différents, ou une moindre capacité à éviter certaines situations d'exposition. Mis en perspective, ce résultat invite à réfléchir au décalage fréquemment observé entre le sentiment d'insécurité, fortement relayé dans l'espace public et médiatique, et l'expérience directe de la victimisation. Des travaux académiques de référence sur la perception de l'insécurité en France soulignent que ce sentiment est largement influencé par des facteurs médiatiques et politiques, sans nécessairement correspondre à une réalité vécue par chacun. Pour autant, un répondant sur quatre déclarant une agression en douze mois n'est pas un chiffre anodin. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. La surreprésentation de certains profils dans l'échantillon, notamment les jeunes et les femmes, pourrait influer sur les proportions observées et invite à interpréter ces chiffres avec mesure. Ce que révèle in fine cette question, c'est moins une contradiction absolue entre discours et vécu qu'une hétérogénéité réelle des expériences selon les profils. La question reste ouverte : dans quelle mesure le traitement médiatique et politique de l'insécurité reflète-t-il fidèlement la diversité de ces expériences individuelles ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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