Sécurité et Justice
Publié le
28/10/2025
Résultats bruts
du 16/09/2026 à 18:35
Depuis toujours
Réponses
2871
Oui
23%
Non
77%
La question de l'insécurité occupe une place persistante dans le débat public français, souvent alimentée par des discours politiques et médiatiques qui peuvent diverger de l'expérience vécue par les citoyens. Interroger directement les Français sur leur propre vécu d'agression permet d'ancrer ce débat dans le concret, et d'observer les écarts éventuels entre perception collective et réalité individuelle. Sur l'ensemble des répondants ayant participé à cette consultation sur Politês, une large majorité — soit 77 % — déclare ne pas avoir été victime d'une agression au cours des douze derniers mois. Un peu moins d'un quart, 23 %, affirme au contraire en avoir été victime. Ce résultat dessine un tableau où la victimisation directe, bien que minoritaire, concerne tout de même une part significative des personnes interrogées. Premier enseignement : un écart marqué selon le genre. Les femmes déclarent avoir été victimes d'une agression à hauteur de 29 %, contre 18 % pour les hommes, soit un écart de onze points. Les personnes se déclarant non binaires affichent un taux encore plus élevé, à 42 %. Ces résultats pourraient refléter une vulnérabilité différenciée selon le genre, cohérente avec des tendances documentées sur les violences subies par les femmes et les minorités de genre. Ils invitent à ne pas lire le chiffre global comme homogène. Deuxième enseignement : une relation inverse entre âge et victimisation. Les 15-17 ans déclarent le taux de victimisation le plus élevé, à 28 %, suivis des 18-24 ans à 26 %. Ce taux diminue progressivement avec l'âge, pour atteindre 16 % chez les 50-64 ans. Cela pourrait suggérer que les plus jeunes sont davantage exposés à des situations d'agression, que ce soit dans des contextes scolaires, festifs ou de sociabilité, même si la nature des agressions déclarées reste inconnue. Troisième enseignement : une légère surreprésentation chez les inactifs et les CSP-. Les inactifs déclarent un taux de victimisation de 26 %, les CSP- de 24 %, contre 18 % pour les CSP+. Cet écart, modéré, pourrait s'inscrire dans un contexte où les conditions de vie et l'environnement social influencent l'exposition aux situations à risque, sans qu'il soit possible d'en tirer des conclusions causales. Ces résultats méritent d'être lus dans un cadre plus large. Les enquêtes de victimation menées par les instituts statistiques publics en France font régulièrement état d'un décalage entre le sentiment d'insécurité, largement alimenté par les discours publics, et les taux de victimisation effectivement déclarés par les citoyens. Les données disponibles suggèrent par ailleurs un sous-signalement important des faits auprès des autorités, ce qui complexifie la lecture des statistiques officielles et renforce l'intérêt des enquêtes déclaratives directes. Une précision méthodologique s'impose : ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. La surreprésentation des jeunes adultes dans l'échantillon — notamment les 18-34 ans, qui concentrent plus de 60 % des répondants — peut influer sur le chiffre global et appelle à une certaine prudence dans la généralisation. Si la majorité des répondants français n'a pas été victime d'une agression récente, le quart qui en déclare une reste substantiel, et les disparités entre groupes invitent à ne pas traiter ce sujet comme uniforme. La question qui demeure ouverte est celle du lien entre cette expérience vécue et la manière dont chacun perçoit et construit son sentiment d'insécurité au quotidien.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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