Vie Pratique et Consommation

Publié le

22/10/2025

Penses‑tu que la société nous pousse à désirer ce que l’on n’a pas besoin ?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 23:57

Depuis toujours

Réponses

1091

Oui

93%

Non

4%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question de savoir si la société pousse les individus à désirer ce dont ils n'ont pas réellement besoin traverse à la fois la philosophie, l'économie et les sciences sociales. Elle interroge la frontière entre le désir authentique et le désir fabriqué, dans un contexte où publicité, réseaux sociaux et stratégies marketing occupent une place croissante dans le quotidien. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une position d'une clarté peu commune. Neuf répondants sur dix, soit 93 %, estiment que la société pousse effectivement à désirer ce dont on n'a pas besoin. Seuls 4 % répondent par la négative, et 3 % déclarent ne pas savoir. On est ici face à un consensus particulièrement net, qui transcende les grandes lignes de clivage habituelles. Premier enseignement : ce consensus s'avère remarquablement stable selon le genre. Les femmes adhèrent à cette perception à hauteur de 95 %, les hommes à 91 %. L'écart est limité et ne suggère pas une lecture fondamentalement différente du phénomène selon le genre. Deuxième enseignement : les variations selon l'âge sont également contenues, mais méritent d'être signalées. Les 18-24 ans affichent le taux d'adhésion le plus élevé avec 95 %, tandis que les 65 ans et plus se situent à 96 %, un résultat qui pourrait surprendre. Les tranches d'âge intermédiaires, de 25 à 64 ans, se situent toutes entre 90 et 93 %. Aucune génération ne se distingue par un rejet notable de cette idée, ce qui pourrait renforcer l'impression d'un sentiment partagé bien au-delà des fractures générationnelles. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles ne font pas exception à ce tableau d'ensemble. Les CSP+ répondent « oui » à 91 %, les CSP- à 93 %, et les inactifs à 94 %. L'écart maximal entre ces groupes est de trois points, ce qui ne permet pas de dégager une lecture différenciée selon la position sociale. Cette convergence peut être mise en regard de plusieurs dynamiques bien documentées. Les mécanismes du marketing et de la publicité, notamment via les réseaux sociaux et le marketing d'influence, font l'objet d'une visibilité et d'une discussion croissantes dans l'espace public. Des pratiques telles que l'obsolescence programmée — dont la qualification pénale a été introduite en droit français par la loi relative à la transition énergétique de 2015 — ou les stratégies visant à stimuler des besoins artificiels, ont pu contribuer à alimenter une prise de conscience collective. Par ailleurs, des courants de pensée prônant la sobriété ou la décroissance ont progressivement diffusé dans le débat public des notions critiques à l'égard de la consommation comme mode de vie. Ces résultats sont des données brutes, sans redressement statistique. Le fort consensus observé limite toutefois le risque que d'éventuels biais d'échantillonnage modifient sensiblement la lecture d'ensemble. Ce que ces résultats donnent à voir, c'est moins une surprise que la profondeur d'un sentiment largement partagé : la perception que les désirs individuels sont, au moins en partie, le produit de forces extérieures semblerait largement intériorisée. La question qui reste ouverte est peut-être celle-ci : cette conscience critique se traduit-elle, ou pourrait-elle se traduire, en comportements différents ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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